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Patrimoine - Liban
samedi 26 mai 2012
Biladi : apprendre l'histoire aux jeunes dans les ruines du Liban
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samedi 19 mai 2012
"طرابلس كل العصور" ، هند اديب ، محاكاة عن فكرة لإيلي سالم
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mercredi 16 mai 2012
Fwd: ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صور
Objet: ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صور
ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صورTue 15/05/2012 11:45 - وطنية 15/5/2012 - افاد مندوب الوكالة الوطنية للاعلام في صور جمال خليل انه لا تزال ارض مدينة صور التاريخية تكشف عن بعض من اسرارها التي تحويها في باطن الارض من خلال المكتشفات الاثرية التي تدل على هويتها التاريخية وعادات وتقاليد اهلها الذين سكنوها لا سيما الفينيقيين وصولا الى الحقبتين البيزنطية والرومانية.وعند المدخل الشمالي للمدينة وفي منطقة جل البحر تم اكتشاف موقع اثري تاريخي يعود للفترة الفينيقية وهو عبارة عن مدفن يقع على تلة بالقرب من الشاطئ البحري حيث تبين لدى صاحب الارض بينما كان يعمل على استصلاحها انها تحوي هياكل عظمية مدفونة بالرمل، عندها ابلغ المديرية العامة للأثار التي قامت بدورها بعملية حفر للمكان المكتشف ووجدت مدفن فيه هياكل عظمية بشرية وحيوانية بحال جيدة تعود للقرنين الخامس والسادس قبل الميلاد، موضوعة بطريقة منظمة ويوجد بالقرب من كل جثة قطع اثرية من فخاريات وبرونز معظمها ذات مدلولات دينية وترتبط بالتقاليد الفينيقية.واشار رئيس مصلحة آثار صور المهندس علي بدوي ان المديرية العامة للاثار تعمل على نقل الهياكل العظمية من مكانها بعد ازالة الرمول المطمورة فيها وما تم اكتشافه سوف يعزز الدراسات اللاحقة وسيؤمن المزيد من المعلومات عن التقاليد والعادات والانتاج الفني للفترة الفينيقية.ر.ي.© NNA 2012 All rights reserved
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Objet: ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صور
ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صورTue 15/05/2012 11:45 - وطنية 15/5/2012 - افاد مندوب الوكالة الوطنية للاعلام في صور جمال خليل انه لا تزال ارض مدينة صور التاريخية تكشف عن بعض من اسرارها التي تحويها في باطن الارض من خلال المكتشفات الاثرية التي تدل على هويتها التاريخية وعادات وتقاليد اهلها الذين سكنوها لا سيما الفينيقيين وصولا الى الحقبتين البيزنطية والرومانية.وعند المدخل الشمالي للمدينة وفي منطقة جل البحر تم اكتشاف موقع اثري تاريخي يعود للفترة الفينيقية وهو عبارة عن مدفن يقع على تلة بالقرب من الشاطئ البحري حيث تبين لدى صاحب الارض بينما كان يعمل على استصلاحها انها تحوي هياكل عظمية مدفونة بالرمل، عندها ابلغ المديرية العامة للأثار التي قامت بدورها بعملية حفر للمكان المكتشف ووجدت مدفن فيه هياكل عظمية بشرية وحيوانية بحال جيدة تعود للقرنين الخامس والسادس قبل الميلاد، موضوعة بطريقة منظمة ويوجد بالقرب من كل جثة قطع اثرية من فخاريات وبرونز معظمها ذات مدلولات دينية وترتبط بالتقاليد الفينيقية.واشار رئيس مصلحة آثار صور المهندس علي بدوي ان المديرية العامة للاثار تعمل على نقل الهياكل العظمية من مكانها بعد ازالة الرمول المطمورة فيها وما تم اكتشافه سوف يعزز الدراسات اللاحقة وسيؤمن المزيد من المعلومات عن التقاليد والعادات والانتاج الفني للفترة الفينيقية.ر.ي.© NNA 2012 All rights reserved
mercredi 9 mai 2012
Patrimoine sacrifié, économie en danger ! | Économie Liban |
L'Orient-Le Jour 9/5/2012
Soraya HAMDAN
Partout dans la ville, elles s'élancent vers le ciel. Les grues, les Libanais ne les voient même plus. Pour eux, elles font désormais partie du paysage. À Beyrouth, elles sont le symbole de la bulle immobilière, du règne des promoteurs et de la destruction du patrimoine libanais, un héritage naturel et culturel qui aurait pourtant pu faire la richesse du pays.
Car en ravageant ce qu'il a de plus précieux, le Liban passe malheureusement à côté de formidables opportunités économiques. Pire, selon Georges Zouain, économiste de développement et propriétaire de GAIA-heritage, société d'ingénierie culturelle, « le potentiel économique du patrimoine libanais est non seulement sous-exploité, mais en plus en voie de destruction rapide », avertit le spécialiste. « Lorsque des quartiers historiques ne sont pas conservés mais remplacés par des immeubles modernes, c'est toute l'attractivité du quartier et de l'ensemble de la ville qui meurt, faisant ainsi subir au pays d'énormes pertes économiques », poursuit-il.
En adoptant une vision accélérée de l'économie, celle de l'instantanéité des profits au détriment d'une économie durable et favorable au développement des régions, le Liban oublie une série de secteurs pourtant moteurs de croissance : les industries créatives, l'économie du savoir et celle du patrimoine.
Pour Serge Yazigi, architecte et urbaniste (Yazigi Atelier), le coût économique de la destruction du patrimoine peut être évalué en termes de manque à gagner. « Détruire le patrimoine, c'est détruire un avantage compétitif », insiste-t-il. « Le patrimoine doit être capitalisé comme levier économique, social et culturel, notamment dans les opérations de régénération urbaine, poursuit-il. De même, le patrimoine est à la base de l'attractivité touristique, sa perte induit ainsi de graves conséquences économiques sur l'ensemble du secteur et ainsi de l'économie. »
Il semble malheureusement que le Liban ait adopté une vision unilatérale du tourisme, « celle des boîtes de nuit, des complexes balnéaires et des grands hôtels, relève Georges Zouain. Mais où sont les grands hôtels et aménagements à Baalbeck, Beiteddine, Jbeil ou encore Tyr ? Combien de touristes visitent chaque année nos cinq sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco ? »
Pour Michel Habis, conseiller des ministères du Tourisme et de la Culture, « de nombreuses initiatives marketing ont été menées par le ministère du Tourisme pour promouvoir les régions et sites libanais, comme la réalisation d'un documentaire, Flavors of Lebanon, à destination d'une autre cible de visiteurs, susceptibles de s'intéresser à la culture et au patrimoine ».
L'enjeu d'un « autre tourisme »
S'il est difficile de pouvoir chiffrer l'ampleur du coût économique de la destruction du patrimoine, il est certain que du seul point de vue touristique, le manque à gagner est faramineux. En effet, l'économie globalisée fait qu'aujourd'hui les villes du monde sont en concurrence pour attirer touristes et investisseurs. « Toutes ces villes fondent leur compétitivité sur la différence : centres d'art et musées, quartiers piétons, mixité sociale et intégration du patrimoine bâti et des monuments dans le fonctionnement de la ville », souligne Georges Zouain. L'enjeu touristique est ainsi énorme. Du point de vue économique, un visiteur représente un consommateur de plus pour le pays, soit une exportation supplémentaire. Mais un patrimoine aménagé ne suffit pas, ce dernier devant s'articuler sur des services et infrastructures efficaces. « Rendez-vous compte, il n'y a pas si longtemps encore, les touristes devaient venir en bus de Damas pour visiter les ruines de Baalbeck ! » ajoute Georges Zouain. Pour le spécialiste, c'est tout un système économique qui est à revoir. « Le Liban en est encore à la version encore basique du patrimoine, affirme-t-il. En termes d'emplois, nous laissons passer des tonnes d'occasions pour des régions lésées au niveau du développement. » Selon lui, la seule présence de la vallée de la Qadisha bien protégée, avec des balades autour de ses crêtes, des hôtels de charme dans les vieilles demeures des villages, des rues semi-piétonnes et une architecture moderne adaptée, pourrait considérablement allonger la durée de séjour des touristes et relancer l'économie de ces régions.
Un potentiel inexploité ou saccagé ?
Des milieux naturels uniques, des sites archéologiques millénaires : le Liban avait pourtant largement de quoi devenir une destination touristique culturelle de premier choix. Le pays du Cèdre a effectivement hérité d'un trésor naturel, culturel et historique unique. « Ces soixante-dix ans d'indépendance étaient supposés mettre en valeur ces trois richesses pour bâtir une économie fondée sur ces trois forces », déclare Philippe Skaff, auteur de Beyrouth, république du béton.
Selon lui, l'instabilité sécuritaire, combinée au fléau de la corruption, a mis de côté les dossiers essentiels que sont le patrimoine et l'environnement au profit « d'une économie aveugle aux rendements immédiats ».
« Le meilleur exemple est celui de la construction et du diktat des promoteurs, relève l'auteur. De 0 à 600 mètres d'altitude, le pays est complètement ravagé. De 600 à 1 200 mètres, les carrières défigurent nos montagnes ! Les forêts, elles aussi, sont sacrifiées à des fins immobilières. »
Pour l'auteur, le « cancer s'est propagé pour atteindre aujourd'hui tous les villages du Mont-Liban. S'il est sûrement trop tard pour inverser le processus, il faut absolument stopper l'hémorragie », souligne-t-il. Sa solution : « L'État doit commencer par déclarer l'état d'urgence environnemental, culturel et touristique, et mettre la main sur les 700 carrières que compte le pays. » Selon ses estimations, cela pourrait générer un revenu annuel de 850 millions de dollars à 1 milliard de dollars par an. Une somme qui pourrait financer un plan de redressement urbain sous réserve de la bonne volonté des partis politiques.
Mais pour Walid Moussa, secrétaire général de REAL (Real Estate Association of Lebanon) et conseiller en immobilier, le droit de propriété ne donne aucune limite à la construction. « Bien sûr qu'il faut prendre en compte le patrimoine, relève-t-il. Nous savons tous qu'il constitue la richesse du Liban et différencie notre pays de n'importe quel pays du Golfe. Cependant, le droit de propriété donne aux individus le droit de disposer d'un bien ou d'un terrain comme ils le souhaitent. »
Selon le spécialiste en immobilier, il faut que l'État organise l'activité de construction et effectue un classement officiel de tous les immeubles dits « classés » de la capitale. Car depuis deux ans, pour détruire un immeuble ancien, le propriétaire doit au préalable demander l'autorisation de la municipalité de Beyrouth en partenariat avec le ministère de la Culture. « Des initiatives commencent à être menées pour protéger le patrimoine, souligne ainsi Walid Moussa. Mais s'il faut effectivement protéger notre héritage, le rôle de l'État est également celui de protéger les investisseurs et les propriétaires. » Selon lui, certains investisseurs ayant déjà acheté un terrain se voient refuser l'autorisation de démolir l'immeuble, étant considéré comme « classé ». « Le risque est de faire fuir les investisseurs, ajoute-t-il. Il faut en outre protéger les propriétaires qui, une fois leur propriété "classée", ne parviennent plus à la revendre ou même à la rénover. »
Interrogé par L'Orient-Le Jour, Gaby Layoun, ministre de la Culture, n'a pas pu chiffrer le nombre de maisons interdites à la démolition en 2011. « Un nombre important de maisons du patrimoine a été sauvé, estime-t-il. Selon l'association Save Beirut Heritage, en 1986, il y avait 2 400 maisons beyrouthines inscrites sur la liste nationale du patrimoine à préserver. En 2012, elles ne sont plus que 240. Mais selon le ministre, le problème réside ailleurs. » « Le fait d'accorder un coefficient d'exploitation assez élevé suivant les décrets de l'urbanisme, notamment à Beyrouth, pousse les propriétaires de maisons anciennes à profiter de ce coefficient pour construire des tours économiquement plus profitables », déclare-t-il.
Pour Serge Yazigi, si cette surexploitation des quartiers génère effectivement des profits rapides et de courte durée, la valorisation du patrimoine dans le cadre d'un plan de redynamisation des quartiers aurait pu être une source de revenus à plus long terme et distribuée horizontalement sur l'échelle sociale. « Nos sites ne sont pas suffisamment mis en valeur, reconnaît à cet égard le ministre de la Culture, mais ce n'est pas une surprise, connaissant la situation de l'administration et le nombre insuffisant de personnel que nous avons. La DGA (Direction générale du patrimoine) ne compte que neuf archéologues pour tout le territoire alors que les pays avoisinants ont un nombre de responsables de sites qui dépasse les 3 000 ! »
Ainsi, selon Gaby Layoun, pour œuvrer en faveur de la mise en valeur du patrimoine libanais, il faut que le gouvernement décide que ce dernier soit un élément essentiel dans sa politique de développement. « Une fois cette mesure prise, ajoute le ministre de la Culture, nous aurons à recruter des cadres compétents, qui ne manquent pas au Liban, et à formuler des politiques de tourisme culturel, en partenariat avec les ministères concernés, notamment le ministère du Tourisme qui a un rôle majeur à jouer », conclut-il.
Si le Liban a largement de quoi prendre le chemin d'une économie contemporaine, cela passe forcément par une mise en valeur du patrimoine. « Ce n'est pas uniquement la protection de ce patrimoine qui est en jeu, renchérit Georges Zouain, il en va de la survie économique de notre pays. »
JTK = Envoyé de mon iPad.
vendredi 4 mai 2012
UCIPLIBAN - لبنان : بعثة من "لجنة التراث العالمي" تفقدت وادي قاديشا
JTK = Envoyé de mon iPad.
mercredi 2 mai 2012
Fwd: Cri d’alarme : Tyr classée sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et bientôt déclassée du Patrimoine mondial de l’UNESCO
Objet: Cri d'alarme : Tyr classée sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et bientôt déclassée du Patrimoine mondial de l'UNESCO
Cri d'alarme : Tyr classée sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et bientôt déclassée du Patrimoine mondial de l'UNESCO6/32012Début des travaux de construction près du port. Source : ©AISTDans ce climat fortement exposé à toutes les intempéries inimaginables, tant naturelles que politiques, les précipitations tombent toujours plus fort sur les toits percés. Et Dieu seul sait dans quel état se trouve la toiture du patrimoine libanais… Les fervents défenseurs de notre héritage n'ont toujours pas repris leurs esprits avec la menace guignant le port phénicien de Minet el-Hosn, qu'ils entendent sonner le tocsin du côté de Tyr.L'Association Internationale pour la Sauvegarde de Tyr (AIST) lance de nouveau un cri de détresse dans un communiqué où l'on peut lire que « La ville de Tyr se trouve plus que jamais menacée par le risque de voir ses inestimables ruines antiques ensevelies sous des tonnes de ciment ! ».Cet appel fait écho à une alerte lancée en début d'année par l'AIST, faisant état de menaces titanesques contre les sites archéologiques de Tyr en raison du tracé de l'autoroute du Sud. Cette fois-ci, la réelle menace advient avec le début des travaux de construction, supervisés par le CDR, du bâtiment du syndicat des pêcheurs, au cœur du port phénicien chargé de vestiges antiques. Décidément, il semble que le monde entier a une dent – voire même tout un dentier ! – contre notre patrimoine, plus spécialement, phénicien.Les organisations internationales finançant ce projet, à savoir la Banque Mondiale et l'AFD, réalisant la grièveté de la situation, ont admis qu'il est indispensable de réviser le projet. Ils proposent alors une alternative garantissant aux pêcheurs l'ensemble de leurs droits : chambres, café, syndicat et marché aux poissons. Cependant le dernier mot revient au CDR … Entretemps, l'illogisme usuel des démarches menées par l'État libanais a voulu qu'une réunion ait lieu entre le CDR, la municipalité de Tyr et l'AIST prochainement, en dépit du fait que le chantier est actuellement fonctionnel.Ici, nous ne sommes pas devant un projet immobiliser privé mené par un géant financier quelconque qui agit faisant fi des lois et des décisions étatiques, stipendiant par ci ou par là pour noyer le poisson, comme il a toujours été le cas dans la capitale libanaise ; ici c'est un établissement public, qui se doit de conserver et protéger les trésors nationaux, notamment la cité regorgeant de vestiges inestimables et qui fut l'une des plus anciennes métropoles du monde.Pourquoi ce mutisme et cette indifférence de la part des institutions gouvernementales concernées ? La construction d'un syndicat pour les pêcheurs aux dépends de leur espace d'activités et du Port antique, pôle d'attraction des touristes d'une ville qui fut jadis maîtresse des mers, est-elle indiquée ? Si les vestiges archéologiques sont royalement dédaignés par les autorités, comme le démontrent les crimes quasi quotidiens perpétrés contre ces phares historiques, le secteur du tourisme prôné comme étant le moteur de l'économie libanaise, l'est-il aussi ?Le plus agaçant, révoltant, enrageant, c'est que les travaux sont déjà entamés. Imaginerez-vous le port de Tyr, ce marqueur fondamental de la ville, avec sa simplicité qui fait toute sa grandeur, avec son ambiance chaleureuse et ses cafés anciens où il fait bon déguster un bon café libanais, se résorber aux dépends de la « modernité » ? Auriez-vous à l'esprit un seul instant que ces pêcheurs, qui reprennent au quotidien les mêmes gestes que leurs ancêtres phéniciens, et qui subsistent dans leurs terres malgré toutes les complications financières inconcevables, disparaître parce que leur Port n'arrive plus à contenir leur bateaux et les pêcheurs ?« La devise du fait accompli est devenue un pilier de la politique nationale » avance le communiqué de l'AIST. Où est l'État libanais dans tout cela ? Question quelque peu inepte, en effectuant une rétrospective de la reconstruction de cette contrée décimée par une guerre utérine et des hostilités avec l'Etat hébreu qui, elles, n'ont pas sonné l'hallali contre les vestiges nonobstant l'atrocité et la cécité de leurs projectiles inaptes à faire la différence entre la pierre et les hommes. Mêmes les canons aveugles et sans pitié ont appréhendé nos vestiges avec toute leur gloire et leur splendeur …La reconstruction au Liban a été un phénomène entièrement inconciliable avec la notion de la conservation de notre patrimoine. Ce qui prouve que l'État a brillé dans son impuissance vis-à-vis de l'anéantissement de l'héritage historique, culturel et identitaire du Liban. Une preuve irréfutable que les Libanais se sont révélés être les pires prédateurs de leur propre patrimoine.Mais le passage choc dans le dernier message de l'AIST, avec lequel il est judicieux de clore cet article, en raison de son éloquence, sa gravité, sa brutalité, sa létalité, est le suivant : « Il devient de plus en plus évident que le Patrimoine de Tyr est gravement menacé, comme l'ont constaté l'UNESCO et les diverses missions scientifiques ayant visité la ville de Tyr. Le centre du Patrimoine Mondial de l'UNESCO a décidé d'inscrire Tyr sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et de la rayer de la liste du Patrimoine Mondial si les autorités libanaises ne manifestent pas une volonté de collaboration » … A méditer …Par Marie-Josée RizkallahLibnanewsCrédits Photos : Association Internationale pour la Sauvegarde de TyrDébut des travaux de construction près du port. Source : ©AISTDébut des travaux de construction près du port. Source : ©AISTSur le même sujet:Politique – La Vallée Sainte de Qannoubine sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, axe d'une réunion à BkerkéLiban: Le port phénicien de Beyrouth égrène ses dernières heures après 2500 ans d'existenceURL simplifié: http://libnanews.com/?p=7708
Un moine maronite à Vienne en 1767
Olj 2/5/2012
Dès les premiers siècles du christianisme, les pèlerins d'Occident ont été nombreux à se rendre en Palestine, perpétuant une longue tradition de visite des lieux saints. À l'inverse, les voyages du clergé oriental en Occident étaient rares et la plupart d'entre eux ont eu au fil du temps Rome pour destination finale.
C'est ainsi qu'à partir de la fin du XVIe siècle, l'Église maronite du Mont-Liban s'est mise à envoyer régulièrement de jeunes enfants âgés de 9 à 11 ans étudier à Rome, inaugurant une période exceptionnelle de contacts avec l'Occident.
Ces séjours en Italie n'avaient commencé qu'après l'ouverture du Collège maronite de Rome en 1584, où, sous la supervision de maîtres jésuites, les jeunes maronites recevaient une excellente éducation, apprenaient le latin et l'italien, et perfectionnaient l'hébreu, le syriaque et l'arabe.
Mais c'est tout à fait par hasard qu'un moine maronite s'est un jour rendu à Vienne en 1767 : cette année-là, ce moine, appelé Serge Sarkis, était chargé du clocher de son couvent de Notre-Dame de la Prairie (Saydet al-Haqleh) situé au Kesrouan, au nord de Beyrouth, sur une colline dominant la Méditerranée.
Ce couvent avait été construit un siècle auparavant en 1670.
Le moine Serge sonnait si fort que la cloche se brisa.
Très affligé de la perte qu'il avait occasionnée à son couvent, le moine demanda à son supérieur l'autorisation de demander l'aumône aux chrétiens pour compenser la perte de la cloche brisée et se mit en route jusqu'à parvenir un jour à la ville de Beyrouth.
C'est là qu'il trouva au port un navire en partance pour Trieste.
Il demanda au capitaine l'autorisation de se joindre au voyage et celui-ci accepta à cause, affirme une relation de ce voyage, « de son apparence empreinte de vertu et de sa crainte de Dieu, lorsqu'il apprit le noble objet de ses pérégrinations ».
Lorsque le moine Serge parvint à Trieste, il poursuivit son voyage jusqu'à Vienne, où il se mit à mendier dans les rues. Comme il ne parlait pas la langue du pays et qu'il ne rencontrait personne qui parlait la sienne, les gens lui faisaient l'aumône en se fiant à son apparence car il présentait tous les signes de la piété.
Pendant ce temps, la fille de l'impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg tomba gravement malade, et les médecins s'avéraient impuissants à la guérir.
C'est alors qu'un homme qui fréquentait la cour fit savoir à la reine qu'il y avait en ville un moine oriental qui avait toutes les apparences de la piété et de la vertu. « Si vous acceptez de le faire venir pour prier à l'intention de votre fille, lui suggéra-t-il, peut-être que Dieu la guérira. » La reine autorisa sa venue, et le moine Serge se présenta et pria pour la fille qui, grâce à ses supplications, fut guérie.
Le cœur de la reine fut aussitôt empli de reconnaissance et d'admiration pour ce miracle qui fut rapidement connu de toute la cour et de toute la ville, et impressionna grandement tout le monde.
Lorsque la reine lui demanda la raison de son voyage, le moine Serge lui raconta en toute sincérité sa situation. Mise ainsi au courant de ce qui l'amenait à Vienne, la reine donna l'ordre à tous les artisans de la ville de réaliser pour lui des objets de culte à son propre compte.
Les artisans viennois fabriquèrent pour le prélat une cloche dont il n'y eut pas de pareille en Orient « à cause de son carillon enchanteur pour les oreilles et de son écho, qui entraînait celui qui l'entendait à fredonner ».
Hélas, la foudre brisa cette cloche en 1889 et elle fut remplacée par une autre, faite au Liban.
Le moine maronite fit également exécuter plusieurs coupes dont certaines étaient extraordinaires, des bougeoirs de valeur, plusieurs vêtements liturgiques précieux et merveilleusement tissés, des candélabres et des tableaux de prix, ainsi que d'autres objets de culte qu'il expédia au Liban avant son retour.
Il avait réuni également une importante somme d'argent pour son monastère, mais il mourut à Vienne et fut enterré là-bas avant qu'il ne puisse la rapatrier.
Voilà l'essentiel de ce que l'on sait du premier voyage d'un moine maronite à Vienne.
Le récit se trouve dans un livre d'histoire du Kesrouan (une région de la montagne libanaise) écrit en arabe à la fin du XIXe siècle par un prêtre libanais nommé Mansour el-Hattouni. L'auteur s'est probablement basé sur les archives du couvent Notre-Dame de la Prairie, monastère qui existe encore et qui a préservé jusqu'à nos jours les objets offerts par la reine Marie-Thérèse d'Autriche. Le beau tabernacle blanc et doré de style baroque est exposé dans l'église du couvent, et les coupes, les candélabres et les ostensoirs du XVIIIe siècle jalousement mis sous clef. La cloche viennoise, bien que fêlée, est également visible, ainsi que quelques tableaux expédiés de Vienne.
Entre-temps, le couvent, qui était à l'époque du moine Serge un monastère double comme cela était traditionnel en Orient, c'est-à-dire abritant deux communautés séparées de moines et de moniales, est devenu exclusivement féminin. C'est pourquoi, de nos jours, seule une communauté de seize religieuses vit au couvent, communauté qui dépend directement du patriarche maronite. Leur vie est consacrée à la prière et à la méditation, et elles vivent partiellement de leurs travaux d'aiguille, des napperons brodés à l'ancienne et des revenus des terres attenantes au couvent.
Toutes les sœurs connaissent bien entendu l'histoire du voyage du moine Serge à Vienne et sa guérison de la fille de la reine Marie-Thérèse dont une supérieure a fait exécuter le portrait, exposé dans l'une des salles d'accueil. Selon la légende transmise, la fille de la reine qui a été guérie serait la reine Marie-Antoinette qui épousa le roi de France Louis XVI.
Voila comment un couvent maronite non loin de Beyrouth abrite jusqu'à nos jours un petit coin d'Autriche insoupçonné.
Ray J. MOUAWAD
JTK = Envoyé de mon iPad.
الاستدعاء ضد وزير الثقافة للمحافظة على ميدان سباق الخيل الروماني في بيروت
JTK = Envoyé de mon iPad.
mardi 1 mai 2012
ملاحظات حول وضع الآثار في بيروت
JTK = Envoyé de mon iPad.
dimanche 29 avril 2012
Fwd: مي عبود أبي عقل
Date: 31 mars 2012 13:37:05 HAEE
Objet: مي عبود أبي عقل
مي عبود أبي عقل2012-03-28resizeresize smallعملية التنقيب.عملية التنقيب.منذ فترة وجيزة تعيش بيروت عصر اكتشافات عدة تعود الى عصور ما قبل التاريخ. ما السر؟ وما تفسير هذا الامر؟يقول المشرف على الحفريات والابحاث الاثرية في المديرية العامة للاثار الدكتور اسعد سيف ان "الاثار القبتاريخية لم تعط اهمية كبرى خلال الحفريات المدينية التي جرت في بيروت سابقا. والمعلومات المعروفة والموجودة بين ايدي العلماء هي الناتجة من اعمال المسح التي قام بها اليسوعيون في بداية القرن العشرين وخلاله. ونشرت نتائج تلك المسوحات في نشرة "حوليات جامعة القديس يوسف". وتبين من خلالها ان هناك وجودا للانسان خلال فترة ما قبل التاريخ في مناطق فرن الشباك ورأس بيروت ومنطقة الغبيري التي كانت تعرف برمل بيروت، والتي كانت تمتد من الغبيري الى الشويفات وخلدة.وحديثاً، ومن خلال الحفريات التي قامت بها مديرية الآثار مع الفرق التي تضم اساتذة وطلاباً من الجامعة اللبنانية، وباستعمالهم تقنيات الحفر الحديثة والدقيقة المتبعة في علم الآثار، لا سيما الارخيولوجيا من اجل التعرف الى المحيط البيئي والجغرافي للمجموعات البشرية التي سكنت بيروت، كشف عن سويات اثرية تضم مجموعة كبيرة من الادوات الصوانية مثل السكاكين والمخارز وغيرها (لم تكن تؤخذ في الاعتبار)، تعود الى اكثر من 150 ألف سنة في مواقع في الغبيري والشويفات وبشارة الخوري وسامي الصلح والمكلس والجميزة والمدور ووسط بيروت، وتبين وجود للمجموعات البشرية التي بدأت بالاستيطان قرب منطفة المتحف . كذلك اكتشفت آثار لبيوت تعود الى الالف الرابعة والخامسة ق.م. في منطقتي بشارة الخوري والاشرفية.مواقع واكتشافاتوفي تفصيل للمواقع التي عثر فيها على آثار من عصور ما قبل التاريخ يعدد سيف:¶ في بشارة الخوري حيث يقوم مجلس الانماء والاعمار باشغال بنى تحتية، تم التعاون مع مديرية الاثار من اجل اجراء الحفريات الاستباقية قبل البدء بالمشروع المنوي تنفيذه، وهذا ما ساعد في الكشف عن مستوى يعود الى فترة عصر الحجر الحديث (النيوليتي) يضم دار سكن يحتوي على موقدة، وقربه تلة نفايات كشف فيها على عظام حيوانية استعملها القاطنون في تلك الفترة. وفي الموقع ذاته كشفت سويات تعود الى فترة عصر الحجر الوسيط (الباليوليتي الوسيط) وهي فترة لم تكن مكتشفة او معروفة في هذه المنطقة عام 2011.¶ في العقار 79 - الرميل قرب سنتر صوفيل تم الكشف على بيت يعود الى الالف الرابعة والخامسة قبل الزمن الحاضر، يحوي موقدة وادوات صوانية مختلفة كانت تستعمل في تلك الفترة. الجدير ذكره ان منطقة الاشرفية كانت غير معروفة لناحية سكنها في تلك الفترة من قبل علماء الاثار، وجاءت هذه الاكتشافات لتلقي الضوء على هذه الفترة السكنية وتؤكد ان الاشرفية كانت مسكونة في تلك العصور.¶ في سامي الصلح، وفي اطار الحفريات الاستباقية لمشاريع البنية التحتية، حفرت سويات تعود الى كل من الفترات الاتية: عصر الحجر الوسيط 250 ألف - 48 ألف قبل الزمن الحاضر، الانتقالية بين 48 ألف - 36 ألف قبل الزمن الحاضر وهذه كانت مكتشفة في بيروت، عصر الحجر الحديث 36 ألف - 24 ألف قبل الزمن الحاضر، الانتقالية الثانية قبل فترة التوطن والتي تراوح بين 24 ألف - 12 ألف قبل الزمن الحاضر، عصر الحجر الحديث (القبل الفخاري) 12 ألف - 7500 قبل الزمن الحاضر. وتتمثل الاكتشافات فيها بلقى صوانية نموذجية لتلك الفترات، استعملتها المجموعات البشرية التي كانت تقطن المنطقة في تلك الحقبات. ومعروف ان هذه المنطقة قريبة من نهر بيروت الذي كان في فترة من الفترات يمتد مساره على منطقة اكبر من المنطقة الحالية، وهذا يعني ان عناصر التوطن كانت مؤمنة من مياه وارض خصبة وحيوانات.¶ قرب المتحف الوطني وتحديدا عند "مركز العلوم والرياضة" التابع للجامعة اليسوعية، كشف على فترتين قبتاريخيتين مهمتين بالنسبة الى بيروت ولم تكونا معروفتين ابدا فيها، هما:- الممتدة من 17 ألف الى 14500 قبل الزمن الحاضر والمسماة حضارة "الكيباري الهندسي" وهي التي شهدت آخر المجموعات البشرية المتنقلة والتي كانت تعرف بمجموعات الصيادين – القطافين، لم يكن الانسان فيها مستقرا بل كان يتنقل من اجل الحصول على المأكل والمشرب. ووجدت نماذج من الادوات التي كان يستعملها في حينه.- الممتدة بين 14500 - 12 ألف قبل الزمن الحاضر وهي الفترة المعروفة بالناطوفية والتي شهدت اولى المجموعات التي استوطنت، واصبح الانسان فيها مستقرا بعض الشيء.¶ في الجميزة كشف عن سويات تعود الى فترتي الحجر الوسيط والحديث وضمت العديد من الادوات الصوانية التي كان يستعملها القاطنون. واخيرا قدمت اطروحة ماجستير بهذا الخصوص في جامعة الكسليك، مما يعني ان دراسات علمية تقوم حاليا في هذا الشأن".خلاصة وتوجيهويستخلص الدكتور سيف ان "هذه الحفريات التي جرت في مناطق مختلفة من بيروت ساعدتنا في معرفة الدينامية الثقافية والطبيعية، وتفاعلها مع بعضها البعض، اي كيفية تغير البيئة مع طبيعتها وشكلها الجغرافي التي كان يعيش فيها ذلك الانسان منذ 250 ألف سنة قبل الزمن الحاضر وحتى يومنا هذا في بيروت. وهذا ما يدلنا اكثر واكثر على ان بيروت كانت مسكونة وبصورة متواصلة منذ تلك الفترات، بعد ان كان معروفا سطحيا وليس بطريقة معمقة ومؤكدة من خلال الحفريات التنضدية والعلمية. والاعمال لا تزال مستمرة في عدد من المواقع التي لا تزال تكشف لنا عن تلك الحقبات لا سيما في موقعي بشارة الخوري والعقار 79 من منطقة الرميل.ويشير اخيرا، الى ان مديرية الاثار "توجه الطلاب في الجامعات اللبنانية الى دراسة تلك الفترات، وتحثهم على استكمال ابحاثهم على مستويات الماجستير والدكتوراه، في اطار التوجه العام الذي يهدف الى اعداد اثاريين باحثين ومتخصصين ليحملوا على عاتقهم هذا التراث الوطني والتاريخي، والعمل على اكتشافه وسبراغواره من اجل معرفة كيف تعاطى الانسان مع بيئته منذ تلك الفترات".الطريقة ذاتهامن ناحيتها، تقول المسؤولة العلمية عن حقبة ما قبل التاريخ في حفريات بيروت الاثرية كورين يزبك ان "طريقة الحفر الانكليزية لم تتغير، بل تغيرت المناطق وتوسعت. وتكمن اهمية هذه الحفريات في طريقة التنقيب الدقيقة والتي تتبع طبقة طبقة، وبقية بقية، وسمحت بتسجيل الادلة والبقايا بطريقة علمية. وبينت ان بيروت الادارية كانت مأهولة وفيها سكن منذ نصف مليون سنة، وكل الحقبات ممثلة فيها حيث ظهرت آثار من عصر الحجر القديم (الباليوليتي) وحتى العصر الحجري النحاسي".
samedi 28 avril 2012
Saliba douaihy- nouveau record pour une toile de Saliba Douaihy
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mardi 24 avril 2012
Un documentaire à suivre, vendredi, sur France 5.
France 5 diffusera ce vendredi 27 avril, à 16h34 (heure de Paris) un documentaire sur le pays du Cèdre, intitulé "Le Liban, le bien-aimé du Moyen-Orient".
Résumé du film, réalisé par Eric Bacos :
"Si longtemps malmené par le cours de l'Histoire, le Liban a trouvé une énergie sans pareille pour se reconstruire."
"Le centre de Beyrouth est aujourd'hui le symbole de ce dynamisme avec une réhabilitation spectaculaire des immeubles historiques touchés par la guerre ou se mêlent modernisme et traditions."
"Si le pays est petit par sa taille, sa diversité culturelle et religieuse a engendré un patrimoine d'une grande richesse. D'une vallée à l'autre, le style de vie peut être complètement différent."
"Des vestiges de Baalbeck qui voisinent avec une des plus grandes mosquées du pays, des plaines d'olivier du nord aux légendaires pâtisseries de Tripoli, des monastères maronites du chouf aux plages du sud. Ce film part à la rencontre de cette diversité."
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dimanche 8 avril 2012
خبير الآثار العالمي ميتان سوزن: «تراث طرابلس تحت الخطر»
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samedi 7 avril 2012
Les tresors de la Syrie antique en danger
Le Point 6/4/2012
Les violences qui secouent la Syrie depuis plus d'un an ont exposé les trésors archéologiques du pays aux pillages et aux destructions, notamment la cité antique de Palmyre et les ruines gréco-romaines d'Apamée, classées au patrimoine mondial de l'Unesco, selon les experts. Les zones les plus exposées sont celles échappant désormais au contrôle du régime, où les pilleurs visent musées, monuments et chantiers de fouilles, d'après la même source.
"Depuis trois ou quatre mois, les pillages se sont multipliés. Nous avons reçu une vidéo qui montre des gens arrachant des mosaïques au marteau-piqueur à Apamée. Et à Palmyre, il y a de nombreuses fouilles clandestines", affirme à l'AFP la directrice des musées en Syrie, Hiba al-Sakhel. De leur côté, les militants affirment, vidéos à l'appui, que plusieurs sites, notamment Qalaat al-Madiq (nord), qui abrite une citadelle médiévale, et le célèbre site d'Apamée, ont été bombardés par l'armée, qui tente de reprendre des bastions rebelles.
Marché noir
Les pillages, qui existaient déjà dans le pays, ont crû avec les violences qui ravagent le pays depuis l'éclatement, le 15 mars 2011, de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad. "Les archéologues n'ont pas encore exploré toute la Syrie, donc où que l'on fouille on peut faire des découvertes", dit Mme Sakhel. "Je pense que ces pilleurs sont des habitants attirés par le profit et qui ne comprennent pas l'importance de ce qu'ils trouvent", ajoute-t-elle, disant redouter qu'une "grande partie de l'histoire se perde".
Selon les experts, des pièces du musée de Hama (centre) ont déjà été volées, notamment des armes antiques et une statue datant de l'ère araméenne. Plus au nord, la citadelle de Shaizar, qui surplombe le fleuve Oronte, a été endommagée tandis que, sur le site d'Apamée, une statue romaine en marbre a été dérobée, selon les experts. Les pièces volées, qui transitent par le Liban et d'autres pays voisins, sont ensuite vendues au marché noir.
Également pillée, la cité antique d'Ebla, dans la province d'Idleb (nord-ouest), a été ravagée par les combats entre armée et rebelles. Au château fort du Krak des chevaliers, joyau de l'époque des Croisades et haut lieu touristique, les gardiens du site ont été empêchés d'entrer par des hommes armés qui occupent les lieux, affirme Mme Sakhel. Pour Michel al-Maqdissi, directeur général des antiquités et des musées de Syrie, la zone la plus en danger est la région du massif calcaire, célèbre pour ses villes mortes proches de la Turquie.
Héritage exceptionnel
Fin mars, l'Unesco avait demandé aux "parties impliquées dans le conflit" en Syrie d'"assurer la protection de son héritage culturel exceptionnel" tandis que l'opposition syrienne tirait également la sonnette d'alarme, affirmant que les attaques de l'armée mettaient en péril des sites historiques. La Syrie possède un important patrimoine archéologique et historique, et sa capitale Damas est une des plus anciennes villes du monde. Six sites - l'ancienne ville de Damas, celles de Bosra et d'Alep, Palmyre, le Krak des chevaliers et Qalaat Salah el-Din, les villages antiques du nord - sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.
"La Syrie partage avec la Mésopotamie les grandes étapes qui ont marqué les principales avancées humaines, c'est-à-dire la naissance des premières villes", explique Marc Griesheimer, directeur du département archéologie et histoire de l'antiquité à l'Institut français du Proche-Orient. Les autorités syriennes ont déjà retiré plusieurs pièces des musées nationaux et comptent les placer en sûreté à la Banque centrale, affirme Mme Sakhel.
"J'espère que la communauté internationale enverra un message au peuple syrien pour lui dire que c'est notre patrimoine qui est en danger", dit-elle. "Ce patrimoine est celui de tous les Syriens, ce n'est pas celui du gouvernement ni du président, mais celui de l'Humanité", conclut-elle
http://www.lepoint.fr/monde/les-tresors-de-la-syrie-antique-en-danger-06-04-2012-1449015_24.php
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samedi 31 mars 2012
تقنيات حفر حديثة تؤكد وجود بيروت المتواصل منذ عصور ما قبل التاريخ
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