lundi 29 avril 2013

Recommandation définissant les principes internationaux à appliquer en matière de fouilles archéologiques

Rappel 
Recommandation définissant les principes internationaux à appliquer en matière de fouilles archéologiques
La Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, réunie à New Delhi du 5 novembre au 5 décembre 1956, en sa neuvième session,

Estimant que la plus sûre garantie de conservation des monuments et oeuvres du passé réside dans le respect et l'attachement que leur portent les peuples eux mêmes, et persuadée que ces sentiments peuvent être grandement favorisés par une action appropriée inspirée par la volonté des États membres de développer la science et les relations internationales,

Convaincue que les sentiments que font naître la contemplation et la connaissance des oeuvres du passé peuvent grandement faciliter la compréhension mutuelle des peuples et qu'à cet effet, il importe de faire bénéficier celles-ci d'une coopération internationale et de favoriser par tous les moyens l'exécution de la mission sociale qui leur incombe,

Considérant que, si chaque État est plus directement intéressé aux découvertes archéologiques qui sont faites sur son sol, la communauté internationale tout entière participe néanmoins à cet enrichissement,

Considérant que l'histoire de l'homme implique la connaissance des différentes civilisations; qu'il importe, en conséquence, dans l'intérêt commun, que tous les vestiges archéologiques soient étudiés, éventuellement sauvés et recueillis,

Convaincue qu'il importe que les autorités nationales chargées de la protection du patrimoine archéologique s'inspirent de certains principes communs, éprouvés par l'expérience et mis en oeuvre par les services archéologiques nationaux,

Estimant que si le régime des fouilles relève avant tout de la compétence interne des États, il importe cependant de concilier ce principe avec celui d'une collaboration internationale largement comprise et librement acceptée,

Étant saisie de propositions concernant les principes internationaux à appliquer en matière de fouilles archéologiques, question qui constitue le point 9.4.3 à l'ordre du jour de la session,

Après avoir décidé lors de sa huitième session que ces propositions feraient l'objet d'une réglementation internationale par voie d'une recommandation aux États membres,

Adopte, ce cinquième jour de décembre 1956, la recommandation suivante


La Conférence générale recommande aux États membres d'appliquer les dispositions ci-après en adoptant, sous forme de loi nationale ou autrement, des mesures en vue de donner effet dans les territoires sous leur juridiction aux normes et principes formulés dans la présente recommandation.

La Conférence générale recommande aux États membres de porter la présente recommandation à la connaissance des autorités et organismes s'occupant des fouilles archéologiques et à celle des musées.

La Conférence générale recommande aux États membres de lui présenter aux dates et sous la forme qu'elle déterminera des rapports concernant la suite donnée par eux à la présente recommandation.

I. Définitions

Fouilles archéologiques

1. A l'effet de la présente recommandation on entend par fouilles archéologiques toutes recherches tendant à la découverte d'objets de caractère archéologique, que ces recherches comportent un creusement du ' sol ou une exploration systématique de sa surface ou qu'elles soient effectuées sur le lit ou dans le sous-sol des eaux intérieures ou territoriales d'un État membre.

Biens protégés

2. Les dispositions de la présente recommandation s'appliquent à tout vestige dont la conservation présente un intérêt public du point de vue de l'histoire ou de l'art, chaque État membre pouvant adopter le critère le plus propre à déterminer l'intérêt public des vestiges se trouvant sur son territoire. Devraient notamment être soumis au régime prévu par la présente recommandation les monuments, meubles ou immeubles, qui présentent un intérêt du point de vue de l'archéologie au sens le plus large.

3. Le critère servant à déterminer l'intérêt public des vestiges pourrait varier selon qu'il s'agit soit de leur conservation, soit de l'obligation de déclaration des découvertes imposées au fouilleur ou à l'inventeur :

a. Dans le premier cas, le critère qui consiste à protéger tous les objets antérieurs à une date déterminée devrait être abandonné et l'appartenance à une époque donnée ou une ancienneté d'un nombre minimum d'années fixé par la loi devrait être retenue comme critère de protection.

b. Dans le second cas, chaque État membre devrait adopter des critères beaucoup plus larges imposant au fouilleur ou à l'inventeur l'obligation de déclarer tous les biens de caractère archéologique, meubles ou immeubles, qu'il découvrirait.

II. Principes généraux

Protection du patrimoine archéologique

4. Chaque État membre devrait assurer la protection de son patrimoine archéologique en tenant particulièrement compte des problèmes posés par les fouilles archéologiques et en accord avec les dispositions de 'la présente recommandation.

5. Chaque État membre devrait notamment :

a. Soumettre les explorations et les fouilles archéologiques au contrôle et à l'autorisation préalable de l'autorité compétente;

b. Obliger quiconque a découvert des vestiges archéologiques à les déclarer le plus rapidement possible aux autorités compétentes;

c. Frapper de sanctions les contrevenants à ces règles;

d. Prescrire la confiscation des objets non déclarés;

e. Préciser le régime du sous-sol archéologique et, lorsque ce sous-sol est propriété de l'Etat, l'indiquer expressément dans sa législation;

f. Envisager la mise en oeuvre d'une procédure de classement des éléments essentiels de son patrimoine archéologique parmi les monuments historiques.

Organe de protection des fouilles archéologiques

6. Si la diversité des traditions et les inégalités de ressources s'opposent à l'adoption par tous les États membres d'un système d'organisation uniforme des services administratifs préposés aux fouilles, certains principes devraient néanmoins être communs à tous les services nationaux.

a. Le service des fouilles archéologiques devrait être, autant que possible, une administration centrale d'État, ou du moins une organisation disposant, en vertu de la loi, de moyens lui permettant de prendre, en cas de besoin, les mesures d'urgence nécessaires. Ce service, chargé de l'administration générale des activités archéologiques, devrait pourvoir, en collaboration avec les instituts de recherche et les universités, à l'enseignement des techniques de fouilles archéologiques. Ce service devrait constituer également une documentation centrale avec cartes, concernant ses monuments, meubles ou immeubles, ainsi qu'une documentation, auprès de chaque musée important, d'archives céramiques, iconographiques, etc.;

b. La continuité des ressources financières devrait être assurée notamment pour :

(i) Le bon fonctionnement des services;

(ii) L'exécution d'un plan de travaux proportionnel à la richesse archéologique du pays, y compris les publications scientifiques;

(iii) Le contrôle des découvertes fortuites;

(iv) L'entretien des chantiers et monuments.

7. Un contrôle soigneux devrait être exercé par chaque État membre sur les restaurations des vestiges et objets archéologiques découverts.
8. Une autorisation préalable des autorités compétentes devrait être requise pour le déplacement des monuments dont l'emplacement in situ est essentiel.

9. Chaque État membre devrait envisager de maintenir intacts, totalement ou partiellement, un certain nombre de sites archéologiques de diverses époques afin que leur exploration puisse bénéficier des progrès de la technique et de l'avancement des connaissances archéologiques. Sur chacun des grands sites en cours de fouille, dans la mesure où le terrain le permet, des témoins, c'est à dire des îlots de terrain, pourraient également être réservés à plusieurs endroits pour permettre un contrôle ultérieur de la stratigraphie ainsi que de la composition du milieu archéologique.

Constitution de collections centrales et régionales

10. L'archéologie étant une science comparative, il devrait être tenu compte dans la création et l'organisation des musées et des dépôts de fouilles de la nécessité de faciliter, le plus possible, le travail de comparaison. A cet effet, des collections centrales et régionales, ou même, exceptionnellement, locales sur des sites archéologiques particulièrement importants, pourraient être constituées plutôt que de petites collections dispersées, d'un accès restreint. Ces établissements devraient avoir en permanence une organisation administrative et un personnel scientifique suffisants pour que soit assurée la bonne conservation des objets.

11. Il devrait être créé, auprès des sites archéologiques importants, un petit établissement de caractère éducatif - éventuellement un musée - permettant aux visiteurs de mieux comprendre l'intérêt des vestiges qui leur sont présentés.

Éducation du public

12. L'autorité compétente devrait entreprendre une action éducative en vue d'éveiller et de développer le respect et l'attachement du passé, notamment par l'enseignement de l'histoire, la participation d'étudiants à certaines fouilles, la diffusion par la presse de notices archéologiques, émanant de spécialistes reconnus, l'organisation de circuits touristiques, d'expositions et de conférences ayant pour objet les méthodes applicables en matière de fouilles archéologiques ainsi que les résultats obtenus, la claire présentation des sites archéologiques explorés et des monuments découverts, l'édition à bon marché de monographies et de guides dans une rédaction simple. Afin de faciliter l'accès du public à ces sites, les États membres devraient prendre toutes dispositions utiles permettant de les approcher.

III. Le régime des fouilles et la collaboration internationale

Autorisation de fouilles concédée à un étranger

13. Chaque État membre sur le territoire duquel les fouilles doivent être exécutées devrait réglementer les conditions générales auxquelles est subordonnée la concession des fouilles, les charges imposées, au concessionnaire, notamment quant au contrôle de l'administration nationale, la durée de la concession, les causes qui peuvent en justifier le retrait, la suspension des travaux ou la substitution de l'administration nationale au concessionnaire pour leur exécution.

14. Les conditions imposées au fouilleur étranger devraient être celles qui sont applicables aux ressortissants nationaux, et en conséquence le contrat de concession devrait éviter de formuler, sans nécessité, des exigences particulières.

Collaboration internationale

15. Pour répondre aux intérêts supérieurs de la science archéologique et à ceux de la collaboration internationale, les États membres devraient encourager les fouilles par un régime libéral. Ils pourraient assurer aux institutions savantes ou aux personnes dûment qualifiées, sans distinction de nationalité, la possibilité de concourir à égalité pour la concession de fouilles. Les États membres devraient encourager des fouilles exécutées soit par des missions mixtes composées d'équipes scientifiques de leur propre pays et d'archéologues représentant des institutions étrangères, soit par des missions internationales.

16. Lorsqu'une fouille est concédée à une mission étrangère, le représentant de l'État concédant, s'il en est désigné un, devrait être aussi, autant que possible, un archéologue capable d'aider la mission et de collaborer avec elle.

17. Les États membres qui ne disposent pas de moyens nécessaires à l'organisation de chantiers archéologiques à l'étranger devraient recevoir toutes facilités pour envoyer des archéologues sur des chantiers ouverts par d'autres États membres avec l'accord du directeur de la fouille.

18. Un État qui ne dispose pas de moyens suffisants, techniques où autres, pour mener scientifiquement une fouille devrait pouvoir faire appel à des techniciens étrangers pour y participer ou à une mission étrangère pour la conduire.

Garanties réciproques

19. L'autorisation de fouilles ne devrait être accordée qu'à des institutions représentées par des archéologues qualifiés ouï des personnalités offrant de sérieuses garanties scientifiques, morales et financières, ces dernières étant de nature à donner l'assurance ;que les fouilles entreprises seront conduites à leur terme conformément aux clauses du contrat de concession et dans le délai prévu.

20.L'autorisation de fouilles accordée à des archéologues étrangers devrait réciproquement comporter des garanties de durée et de stabilité propres à favoriser leur entreprise et à les mettre à l'abri des révocations injustifiées au cas, notamment, où des raisons reconnues fondées les obligeraient à suspendre leur travaux pour un temps déterminé.

Conservation des vestiges

21. L'autorisation devrait définir les obligations du fouilleur pendant la durée de sa concession et à son expiration. Elle devrait notamment prévoir la garde, l'entretien et la remise en état des lieux aussi bien que la conservation en cours de travaux et à la fin des fouilles des objets et monuments mis au jour. D'autre part, l'autorisation devrait préciser quel concours éventuel le fouilleur pourrait attendre de la part de l'État concédant pour faire face à ses obligations si celles-ci s'avéraient trop lourdes.

Accès à la fouille

22. Les savants qualifiés de toutes nationalités devraient pouvoir visiter un chantier de fouilles avant publication et même, avec l'agrément du directeur de la fouille, pendant l'exécution des travaux. Ce privilège ne devrait en aucun cas porter préjudice au droit de propriété scientifique du fouilleur sur sa découverte.

Affectation du produit des fouilles

23. a. Chaque État membre devrait déterminer clairement les principes régissant sur son territoire l'affectation du produit des fouilles.

b. Le produit des fouilles devrait être affecté avant tout à la constitution, dans les musées du pays dans lequel sont entreprises les fouilles, de collections complètes pleinement représentatives de la civilisation, de l'histoire et de l'art de ce pays.

c. Dans le souci primordial de favoriser les études archéologiques par la diffusion d'objets originaux, l'autorité concédante pourrait envisager, après publication scientifique, de remettre au fouilleur agréé un certain nombre d'objets provenant de ses fouilles et consistant en équivalents ou de façon générale en objets ou groupes d'objets auxquels cette autorité peut renoncer en raison de leur similitude avec d'autres objets produits par la même fouille. La remise au fouilleur d'objets provenant de fouilles devrait toujours être soumise à la condition qu'ils seront affectés dans un délai déterminé à des centres scientifiques ouverts au public, étant entendu que si cette condition n'était pas remplie, ou cessait d'être respectée, les objets cédés feront retour à l'autorité concédante.

d. L'exportation temporaire des objets découverts, à l'exclusion des objets particulièrement fragiles ou d'importance nationale, devrait être autorisée, sur demande motivée d'une institution scientifique, publique ou privée, lorsque l'étude n'en est pas possible dans le territoire de l'État concédant à cause de l'insuffisance des moyens de recherche bibliographique et scientifique ou en est rendue difficile par les conditions d'accès.

e. Chaque État membre devrait envisager la possibilité de céder, d'échanger ou de remettre en dépôt, au profit des musées étrangers, des objets ne présentant pas d'intérêt pour les collections nationales.

Propriété scientifique; droits et obligations du fouilleur

24. a. L'État concédant devrait garantir au fouilleur la propriété scientifique de ses découvertes pendant un délai raisonnable.

b. L'État concédant devrait' imposer au fouilleur l'obligation de publier, dans le délai prévu au contrat de concession ou, à défaut, dans un délai raisonnable, les résultats de ses découvertes. Ce délai ne devrait pas être supérieur à deux ans en ce qui concerne les rapports préliminaires. Pendant une durée de cinq ans après la découverte, les autorités archéologiques compétentes devraient s'engager à ne pas communiquer pour étude détaillée l'ensemble des objets provenant des fouilles, ni la documentation scientifique qui s'y rattache, à moins d'autorisation écrite du fouilleur. Ces autorités devraient empêcher dans les mêmes conditions la photographie ou la reproduction des matériaux archéologiques encore inédits. Pour permettre, le cas échéant, une double publication simultanée de son rapport préliminaire, le fouilleur devrait, sur la demande de ces autorités, mettre à leur disposition copie du texte de ce rapport.

c. Les publications scientifiques sur les recherches archéologiques paraissant dans une langue de diffusion restreinte devraient comporter un résumé, et si possible aussi la traduction de la table des matières et des légendes des illustrations, dans une langue plus répandue.

Documentation sur les fouilles

25. Sous réserve des dispositions du paragraphe 24, les services archéologiques nationaux devraient faciliter, dans la mesure du possible, la consultation de leur documentation et l'accès de leurs dépôts archéologiques aux fouilleurs et savants qualifiés, notamment à ceux qui ont obtenu une concession pour un site déterminé ou qui désirent l'obtenir.

Réunions régionales et séances de discussions scientifiques

26. En vue de faciliter l'étude des problèmes d'intérêt commun, les États membres pourraient organiser de temps à autre des réunions régionales groupant les représentants des services archéologiques des États intéressés. D'autre part, chaque État membre pourrait susciter des séances de discussions scientifiques entre les fouilleurs opérant sur son sol.

IV. Commerce des antiquités

27. Dans l'intérêt supérieur du patrimoine archéologique commun, une réglementation du commerce des antiquités devrait être envisagée par tous les États membres en vue d'éviter que ce commerce ne favorise l'évasion du matériel archéologique ou ne porte atteinte à la protection des fouilles et à la constitution des collections publiques.

28. Les musées étrangers devraient pouvoir, pour répondre à leur mission scientifique et éducative, acquérir des objets libérés de toute opposition du fait de la réglementation prévue par l'autorité compétente du pays d'origine.

V. La répression des fouilles clandestines et de l'exportation illicite des objets provenant de fouilles archéologiques

Protection des sites archéologiques contre les fouilles clandestines et les dégradations

29. Chaque État membre devrait prendre toutes dispositions pour empêcher les fouilles clandestines et la dégradation des monuments définis aux paragraphes 2 et 3 ci-dessus et des sites archéologiques, ainsi que l'exportation des objets qui en proviennent.

Collaboration internationale en vue de la répression

30. Toutes dispositions utiles devraient être prises afin qu'à l'occasion de toute offre d'une cession d'objets archéologiques les musées s'assurent que rien n'autorise à considérer que ces objets proviennent de fouilles clandestines, de vols ou d'autres opérations considérées comme illicites par l'autorité compétente du pays d'origine. Toute offre suspecte et toute précision nécessaire à son sujet devraient être portées à la connaissance des services intéressés. Lorsque des objets archéologiques ont été acquis par des musées, des indications suffisantes permettant de les identifier et précisant leur mode d'acquisition devraient être publiées aussitôt que possible.

Rapatriement des objets dans le pays d'origine

31. Les services de fouilles archéologiques et les musées devraient se prêter une collaboration mutuelle en vue d'assurer ou de faciliter le rapatriement dans le pays d'origine d'objets provenant de fouilles clandestines ou de vols, et d'objets dont l'exportation a été faite en violation de la législation du pays d'origine. Il est souhaitable que tout État membre prenne toutes mesures utiles afin d'assurer ce rapatriement. Ces principes devraient être appliqués dans l'hypothèse de l'exportation temporaire visée au paragraphe 23, c, d et e ci-dessus, en cas de non-restitution des objets dans le délai fixé.

VI. Fouilles en territoire occupé

32. En cas de conflit armé, tout État membre qui occuperait le territoire d'un autre État devrait s'abstenir de procéder à des fouilles archéologiques dans le territoire occupé. En cas de trouvailles fortuites, faites notamment au cours de travaux militaires, la puissance occupante devrait prendre toutes les mesures possibles pour protéger ces trouvailles, qu'elle devrait remettre à la fin des hostilités, de même que toute documentation y relative qu'elle détiendrait, aux autorités, compétentes du territoire précédemment occupé.

VII. Accords bilatéraux

33. Les États membres devraient, chaque fois qu'il est nécessaire ou désirable, conclure des accords bilatéraux pour régler les questions d'intérêt commun qui peuvent être posées par l'application des dispositions de la présente recommandation.


Le texte qui précède est le texte authentique de la recommandation dûment adoptée par la Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture à sa neuvième session, qui s'est tenue à New Delhi et qui a été déclarée close le 5 décembre 1956.

EN FOI DE QUOI ont apposé leurs signatures, ce cinquième jour de décembre 1956,

Le Président de la Conférence générale
Le Directeur général

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jeudi 25 avril 2013

L’ambre libanais, formidable machine à remonter le temps | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

26/4/2013- L'ambre libanais, formidable machine à remonter le temps


Avec ses dégradés de couleurs et sa texture souvent translucide, l'ambre est l'une des matières les plus prisées en bijouterie. Mais la beauté de cette résine d'arbre fossilisée est loin d'être son seul intérêt : par les insectes et la multitude de micro-organismes qu'elle a piégés depuis des millions d'années, elle ouvre, pour les scientifiques, une voie privilégiée vers la compréhension de ce passé aussi lointain que lié à notre environnement présent, puisque ce dernier est le résultat d'une longue évolution.


Ces scientifiques, dont plus d'une cinquantaine étaient réunis récemment à Jbeil lors du sixième congrès international sur les insectes fossiles, les arthropodes et l'ambre, ne tarissent pas d'éloges sur la qualité de préservation des animaux dans la résine fossilisée. « Les informations qu'on peut collecter à partir de ces échantillons sont énormes, explique Dany Azar, entomologiste et paléontologue, professeur chercheur à l'Université libanaise (UL). On peut étudier l'environnement de ces époques révolues et son évolution de manière très minutieuse, et les relier au changement climatique actuel. On peut calculer le taux d'oxygène présent dans l'air, la température ambiante, la diversité qui existait alors. On peut même connaître la composition de l'eau, de l'air... »


«Ce matériel est précieux, poursuit-il. L'ambre est une capsule du temps, une fenêtre sur le passé, comme l'ont décrite certains de mes collègues présents au colloque. Dans l'ambre, la préservation est magnifique, et en trois dimensions. Il ne manque à l'insecte que de bouger et vivre ! C'est un fossile en position de vie, figé dans son dernier acte. »
Vincent Perrichot, docteur en biologie et géologue à l'Université de Rennes en France, explique que l'ambre présente beaucoup d'avantages par rapport aux insectes fossilisés dans la roche ou les sédiments. « C'est le niveau de préservation le plus exceptionnel qu'on puisse trouver, dit-il. La résine elle-même est un fossile puisqu'elle est d'origine organique, et elle contient des fossiles. Elle peut préserver tous types d'organismes durant 150 ou 200 millions d'années de façon extraordinaire, en trois dimensions, avec le moindre détail, parfois même les couleurs ou les poils... On accède à tellement d'informations morphologiques qu'il devient aisé de les comparer aux espèces actuelles. »
Michael Engel, entomologiste, professeur d'écologie et de biologie de l'évolution à l'Université du Kansas aux États-Unis, explique pourquoi l'étude de ces insectes figés dans le temps est si cruciale. En gros, pour lui, le monde ne fonctionnerait pas sans les insectes, et ceux-ci sont un indicateur essentiel pour les changements climatiques, passés, présents et futurs.


« Les insectes dominent la vie sur cette planète aujourd'hui, explique-t-il. Ils dominent en nombre d'espèces (plus d'un million recensé) et d'individus. Ils savent s'intégrer dans tous les écosystèmes imaginables, autant naturels que créés par l'homme, à l'instar des écosystèmes agricoles ou urbains. Les insectes sont intimement liés à la santé humaine, à la nutrition. Le tiers de ce que nous mangeons existe de par l'action d'un insecte pollinisateur. Ils augmentent aussi la concentration de gaz dans l'atmosphère : on fait souvent référence à l'oxygène libéré par les arbres, mais qui sait que les termites sont une source principale de CO2 et de méthane dans l'air?»
Des informations cruciales pour mieux comprendre le présent, selon lui. « Nous sommes en train d'aggraver le changement climatique, nous détruisons des habitats naturels, nous poussons des dizaines de milliers d'espèces vers l'extinction chaque jour, alors qu'elles sont toutes essentielles pour notre survie, souligne l'expert. Il est important de savoir comment les insectes ont réagi aux changements climatiques et aux événements géologiques du passé, soit par l'extinction, soit par une évolution et une diversification. Nous ferions ainsi de meilleures prévisions sur l'avenir des changements climatiques actuels. L'ambre représente une matière d'exception pour collecter les informations nous permettant de faire la comparaison entre le passé et le présent. »

Unique...
Ce n'est pas un hasard si ce colloque, qui a lieu environ tous les trois ans, s'est déroulé cette année au Liban. Dany Azar nous explique que cela fait longtemps qu'il tente de réunir les experts dans ce pays, et pour cause : c'est l'un des lieux privilégiés des gisements d'ambre au monde. Autant Vincent Perrichot que Michael Engel expliquent pourquoi : l'ambre du Liban est le plus ancien au monde à contenir des insectes, d'où le fait qu'il intéresse au plus haut point des scientifiques du monde entier.


Ce n'est pas seulement l'ancienneté de nos gisements d'ambre, mais l'ère à laquelle ils ont été formés, qui les rend si précieux pour les scientifiques. Un soupçon de fierté dans la voix, Dany Azar explique que ce n'est qu'au Liban que l'on trouve de l'ambre (contenant des insectes) datant du crétacé inférieur, c'est-à-dire d'environ 135 à 125 millions d'années. Pourquoi est-ce si fascinant ? Parce que c'est l'époque à laquelle apparaissent les premières plantes à fleurs (90 % de notre flore actuelle), en d'autres termes où le monde a connu un de ses grands bouleversements environnementaux.


« Si on veut comprendre pourquoi cette évolution a eu lieu, il faut étudier les insectes piégés dans l'ambre de cette époque, explique Dany Azar. Comme on sait, il existe une relation très intime entre les plantes à fleurs et les insectes, qui sont responsables de 90 % de la pollinisation. Il se trouve que l'ambre du Liban est le seul qui date de cette période et qui contienne des insectes, donc le seul à fournir ce genre d'informations. C'est une pure chance. »
L'expert précise que 400 gisements ont été repérés au Liban, et que les zones qui contiennent de l'ambre couvrent à peu près 10 % du territoire. Quelles explications donner à ce phénomène ?
« Il y avait, à cette époque, une grande forêt tropicale à cet endroit, une forêt dense et sombre, avec des températures élevées et un climat humide, souligne-t-il. Il y a 135 millions d'années, la position géographique du Liban était quasi équatoriale. C'est ce qui a favorisé l'apparition d'un grand nombre d'espèces d'insectes, dont des spécimens ont été préservés dans la résine, témoins d'un temps révolu. »

Des nouveautés mondiales... mais
pas de Muséum
L'entomologiste est intarissable sur cette richesse unique dont la nature a doté le Liban. « Dans nos recherches sur l'ambre libanais, nous avons fait des découvertes fascinantes, dont un grand nombre de nouveautés mondiales, affirme-t-il. Ces découvertes sont la clé de voûte pour comprendre l'évolution de plusieurs familles d'insectes de notre époque. À titre d'exemple, les plus anciens papillons du monde sont préservés dans l'ambre du Liban, le plus ancien accouplement d'insectes y a été observé, le plus ancien parasitisme connu au monde (un acarien se nourrissant sur un insecte), le plus ancien lézard, le plus ancien gastéropode (escargot), les plus anciens phlébotomes (genre de petits moustiques qui peuvent transmettre des maladies)... Nous avons trouvé des espèces d'insectes que nous ne soupçonnions pas dater de cette époque, parfois même de nouveaux genres, de nouvelles familles. »


Les recherches de Dany Azar et de ses collègues sur les spécimens collectés au Liban ont fait l'objet de multiples articles publiés dans des revues scientifiques. Mais un bémol vient entacher cet exposé enthousiaste. « Un grand nombre de ces échantillons font partie de ma collection privée, et je n'ai d'autre choix que de les placer temporairement au Muséum d'histoire naturelle de Paris, dit-il. Leur place aurait dû être dans une institution libanaise digne de ce nom. Il nous faut créer notre propre Muséum d'histoire naturelle. Or nos responsables refusent d'assumer une quelconque responsabilité dans la préservation de nos ressources naturelles et dans la recherche scientifique. Peut-être considèrent-ils que la science ne rapporte aucun bénéfice matériel, même s'ils ont tort et qu'ils manquent de vision. »


Comme le souligne Zeina Haddad, responsable du département des grottes naturelles au ministère du Tourisme (une des institutions partenaires du colloque), les bénéfices d'une telle institution sont loin d'être négligeables. « Une richesse nationale comme l'ambre est importante d'un point de vue touristique, culturel et social, dit-elle. Le moment est venu de créer un Muséum d'histoire naturelle au Liban, qui puisse préserver toutes ces richesses, que ce soit l'ambre, les poissons fossiles, ou toute autre ressource naturelle de valeur. Un tel musée serait ouvert aux visites du grand public qui veut connaître son patrimoine naturel tout comme aux touristes étrangers, attirés par l'importance de ce patrimoine. »


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mardi 23 avril 2013

Deux évêques enlevés en Syrie auraient été relâchés | La-Croix.com

La grande incertitude des chrétiens syriens

Mardi 23 avril, dans l'après-midi, une source locale relayée par l'Œuvre d'Orient annonçait la libération de deux évêques enlevés lundi dans le village de Kafr Dael, non loin d'Alep (nord-ouest de la Syrie). Les deux hommes auraient été libérés « grâce à des appuis internationaux » et se trouvaient mardi à l'église grec orthodoxe Saint-Elie d'Alep. 


En dépit de ce dénouement heureux – qui est encore à confirmer –, ce rapt marque peut-être un tournant dans la crise syrienne, rappelant les pires heures du conflit irakien. Depuis le début du soulèvement contre le régime de Bachar Al Assad, en mars 2011, c'est le premier enlèvement de responsables chrétiens de premier plan.

Les deux évêques menaient une mission humanitaire

Les ressors de cet enlèvement demeurent encore incertains. L'information avait été rendue publique par l'agence de presse officielle syrienne Sana, dans un communiqué relayé sur Internet. Elle indiquait qu'un « groupe terroriste armé » avait enlevé Mgr Yohanna Ibrahim (ci-dessous), évêque syrien-orthodoxe d'Alep, ainsi que Mgr Boulos Yazigi (ci-dessus), évêque grec-orthodoxe de la même ville, les deux principales confessions chrétiennes du pays, alors qu'ils menaient « une opération humanitaire ».

Les assaillants ont intercepté le véhicule dans lequel circulaient les deux évêques, dont ils ont expulsé le chauffeur, sans doute un diacre, qui aurait été ensuite tué – par un autre groupe armé, affirment plusieurs sources – avant de s'enfuir avec leurs otages. Mais il était difficile, mardi, d'obtenir des informations précises auprès des deux patriarcats. « J'ai pu parler avec des religieux d'Alep ce matin, commentait mardi 23 avril un prêtre syrien sous couvert de l'anonymat.

Dans cette affaire, il faut prendre garde aux informations et aux désinformations. On ne sait pas exactement qui est à l'origine de l'attaque. Ce qui est sûr, c'est que cet enlèvement, comme celui de deux prêtres dont on est sans nouvelles depuis trois mois, pèse sur l'équilibre de la société syrienne. »

Mgr Paul Yazigi est le frère cadet du patriarche Jean X

Selon ce témoin, les deux évêques étaient justement en train d'entreprendre des négociations pour la libération des P. Michel Kayyal et Maher Mahfouz, enlevés samedi 9 février sur la route conduisant d'Alep à Damas, lorsqu'ils ont été eux-mêmes capturés. L'annonce de leur enlèvement a suscité un émoi d'autant plus vif que Mgr Paul Yazigi n'est autre que le frère cadet du patriarche Jean X, élu en décembre 2012 à la tête du Patriarcat orthodoxe d'Antioche.

« Mgr Yazigi est un évêque reconnu, notamment sur le plan œcuménique, détaille Carol Saba, avocat franco-libanais et proche du patriarche Jean X. Il a toujours veillé à adopter une position digne par rapport au conflit syrien, de manière à garder des contacts avec les deux camps. C'est un homme courageux et respecté, qui n'hésite pas à prendre des risques. »

L'opposition syrienne accuse Damas d'être derrière le rapt

Quant à Mgr Yohanna Ibrahim, grande figure de l'église syrienne-orthodoxe, il est perçu comme un homme d'envergure internationale, « un acteur clé du dialogue islamo-chrétien en Syrie. L'un des rares capable de présenter un visage de paix et d'avenir pour ce pays », selon l'historien Sébastien de Courtois, qui l'a très bien connu en 2001, alors qu'il effectuait des recherches sur les communautés syriaques à Alep.

« Personnalité charismatique douée d'une intelligence rare, Mgr Ibrahim s'est imposé comme un élément clé de rapport entre le régime, l'opposition et les communautés religieuses », précisait mardi matin ce spécialiste du monde oriental, redoutant un scénario tel que celui qui avait coûté la vie à Mgr Faraj Rahho, évêque irakien capturé puis assassiné en 2008. Prudence, toutefois : « Ils peuvent avoir été enlevés par des rebelles syriens ou par des combattants étrangers ; mais cela pourrait bien être un acte crapuleux. » Mardi après-midi, l'opposition syrienne a même accusé Damas d'être derrière le rapt.

« En tant que chrétiens, nous ne craignons pas les musulmans syriens »

Dans un article publié lundi par le quotidien libanais de langue arabe Al Joumhouria traduit en anglais sur le blog Notes on Arab Orthodoxy, le secrétaire du patriarche syrien-orthodoxe, Mgr Matta Khoury, évoquait la piste d'un groupe de combattants étrangers. Peut-être des Tchétchènes venus se battre en Syrie.

« En tant que chrétiens, nous ne craignons pas les musulmans syriens, tenait à souligner Mgr Khoury. Nous n'avons aucun problème avec les sunnites, chiites ou alaouites syriens : nous sommes unis par des fêtes, des traditions. Les difficultés sont liées aux islamistes qui viennent de l'extérieur, tchétchènes, talibans, ou afghans venant se battre contre la Russie dans notre région. » Un autre prêtre contacté par La Croix regrettait le manque d'appui des États européens, paradoxalement proches de l'opposition syrienne, dans les cas d'enlèvement de chrétiens.

Dans un communiqué publié mardi après-midi, l'Œuvre d'Orient a salué « la libération rapide des deux évêques, mais rappelle aux autorités internationales qu'elles doivent tout mettre en oeuvre pour faire relâcher les deux prêtres (un grec orthodoxe et un arménien catholique) retenus depuis près de trois mois ».


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dimanche 21 avril 2013

Porphyre de Tyr ,philosophe neoplatonicien, (234 – 305 ?)

Porphyre de Tyr ,philosophe neoplatonicien, (234 – 305 ?)

samedi 20 avril 2013

Saint Frumence de Tyr (315-385?)

Saint Frumence de Tyr (315-385?)

l'apotre de l'Ethiopie https://www.persee.fr/doc/ethio_0066-2127_1987_num_14_1_936

jeudi 18 avril 2013

Fwd: « Beyrouth nourricière des lois », à l’honneur à l’USJ | Politique Liban | L'Orient-Le Jour


Objet: « Beyrouth nourricière des lois », à l'honneur à l'USJ | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

Ambrine BENYAHIA | 19/04/2013-OLJ

« Beyrouth nourricière des lois », à l'honneur à l'USJ

« Notre faculté a été et restera toujours un pôle d'excellence. » Ces mots prononcés par le doyen de la faculté de droit et des sciences politiques de l'Université Saint-Joseph, le professeur Fayez el-Hajj Chahine, ont donné le ton, hier soir, lors de la cérémonie, à l'Université Saint-Joseph, de la remise du prix « Berytus Nutrix Legum » 2013.
Sous le patronage et en présence du président de la République, Michel Sleiman, et en présence du Premier ministre désigné, Tammam Salam, le doyen a répondu à quatre questions : Pourquoi célébrer ce centenaire ? Pourquoi créer un prix appelé « Berytus Nutrix Legum » ? En quoi consiste ce prix ? Et à qui va-t-il être décerné au cours de cette cérémonie ?


Le centenaire, qui est un événement en soi, constitue également « une occasion d'exprimer sa reconnaissance et sa gratitude à tous ceux qui ont participé, année après année, à l'édification de ce grand monument qu'est la faculté de droit et de sciences politiques de l'USJ », a déclaré le professeur Hajj Chahine, avant d'ajouter : « Le centenaire est une page d'histoire qui incite à prendre un engagement : celui de maintenir la faculté au niveau où ses prédécesseurs l'ont élevée. »
Un niveau auquel le professeur François Terré, président de l'Académie des sciences morales et politiques de Paris, et le professeur émérite Jean-Louis Sourioux ont grandement participé. Enseignant à l'université Paris II Panthéon-Assas, Jean-Louis Sourioux s'est vu remettre deux prix : celui de la promotion Henri Battifol et de la promotion Jean Carbonnier. « Je suis originaire de Tyr et je suis fier d'avoir enseigné à Beyrouth. Mes étudiants me font vivre, ils sont spontanés, fidèles, et je les aime ! » confie celui qui a été professeur à la faculté de la rue Huvelin dès 1956, puis durant la guerre, entre 1970 et 1975, et depuis 2000.
Après avoir répondu à toutes ces questions, Fayez el-Hajj Chahine a souligné que « le projet de ce prix est ambitieux ». « Mais l'ambition est légitime : elle fait partie de la personnalité de base du Libanais », a-t-il relevé. Rappelant également que l'histoire enseigne que le pays du Cèdre a six mille ans d'âge de civilisation, il a déclaré en conclusion : « Le présent nous rassure. L'expérience montre que les Libanais sont dotés d'une vitalité exceptionnelle. Ils ont su résister à tous les dangers. Le peuple libanais "plie mais ne rompt pas". »

« Académie de Beyrouth, la mère des lois »
Tout comme le recteur de l'USJ, le père Salim Daccache, le doyen a tenu à remercier le président de la République pour l'honneur de son patronage et de sa présence, ainsi que M. Tammam Salam. Mais aussi toutes les grandes personnalités présentes sur place, libanaises, arabes, françaises et étrangères, ambassadeurs, magistrats, bâtonniers, enseignants et avocats, ainsi que tous les étudiants et étudiantes ayant assisté à la cérémonie. Un remerciement qui fait écho au premier discours du père Daccache, après son élection au poste de recteur de l'USJ, lorsqu'il avait déclaré : « L'étudiant est la raison d'être de notre université. » Ce que confirme Jean-Pierre, 20 ans, étudiant à l'USJ en deuxième année de droit : « C'est très important pour nous car ce sont les plus grands juristes. Même certains de nos profs veulent être pris en photo avec eux ! »
Si le doyen de la faculté de droit et des sciences politiques a achevé son allocution par le traditionnel « Vive le Liban », le recteur a remercié également M. Fayez el-Hajj Chahine, « ce juriste qui s'est battu pour l'élévation du Liban, et de la ville de Beyrouth en particulier, grâce à la faculté de droit, quand il a suggéré avec enthousiasme au conseil de notre université de créer l'Académie de Beyrouth, la mère des lois (...) pour renforcer le travail de recherche sur le Liban et le Moyen-Orient arabe. Et pour honorer les pionniers parmi les juristes à l'échelle mondiale, afin que le prix académique de Beyrouth Mère des lois soit une référence universelle ayant sa valeur et son écho retentissant ».

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mercredi 17 avril 2013

L’USJ crée un « Prix Berytus nutrix legum » d’un million de dollars | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

http://www.lorientlejour.com/article/810592/lusj-cree-un-prix-berytus-nutrix-legum-dun-million-de-dollars.html
18-4-2013-L'USJ crée un « Prix Berytus nutrix legum » d'un million de dollars

Pour combler une lacune qui prive la matière du droit d'un « prix Nobel » digne de cette discipline, le conseil de l'Université Saint-Joseph (USJ) a décidé, lors d'une réunion tenue le 16 juillet 2012, de créer une « Académie Berytus nutrix legum » et d'instituer un prix international « Berytus nutrix legum » doté d'une récompense financière d'un million de dollars. Le prix sera annoncé officiellement au cours d'une cérémonie qui aura lieu aujourd'hui à 18 heures.
La dénomination du prix indique la volonté explicite de l'université de faire revivre la tradition de la célèbre École de droit romano-byzantine fondée à Beyrouth en 231 après J.-C. C'est en effet grâce à cette école que la ville de Beyrouth a été qualifiée de Nutrix Legum, ou nourricière des lois. On a dit notamment de cette école « qu'elle a occupé la première place dans l'enseignement du droit, qu'elle a contribué efficacement à sa propagation dans le monde romain, qu'elle a été la plus célèbre des écoles de droit en Orient, que c'est en son sein que le droit romain classique a été adapté aux besoins de l'Orient et qu'elle a été le berceau de la modernisation de ce droit, d'où sont issues les codifications qui portent le nom de l'empereur Justinien ».

Les historiens, au Liban et à l'étranger, ont produit de nombreuses études sur l'importance de cette école. De même, les juristes libanais et étrangers (professeurs de droit, bâtonniers, grands magistrats et avocats) qui participent au congrès organisé à Beyrouth font état, presque systématiquement, du rôle de l'École de droit de Beryte.
Il est donc apparu qu'il est de l'intérêt culturel du Liban et de Beyrouth, qui se veulent le centre du dialogue des cultures juridiques, qu'un tel projet soit réalisé. Il convient de mentionner que Paul Huvelin, l'éminent historien du droit et professeur à la faculté de droit de Lyon, qui a contribué avec les pères jésuites à la fondation de la faculté de droit de l'Université Saint-Joseph, a déclaré, lors de la cérémonie d'inauguration de cette faculté en 1913, que la raison principale qui l'a encouragé à choisir la ville de Beyrouth comme siège de l'École française de droit au Moyen-Orient est que cette ville a été l'endroit où se trouvait la célèbre « École de Béryte ». « Le climat (de Beyrouth) n'a pas changé, la race est restée la même, il n'y a pas de raison pour que le même sol ne produise pas les mêmes fruits. Nos élèves n'ont qu'à suivre les travaux d'un ancêtre », avait-il noté à l'époque.

Un pont entre l'Orient et l'Occident
Le prix Berytus nutrix legum s'insère dans le cadre suivant : 
1- Il correspond à la mission du Liban d'être un pont entre l'Orient et l'Occident, et d'être le phare des pays du Moyen-Orient, comme il correspond à sa mission de contribuer à l'enrichissement du patrimoine culturel mondial et de favoriser le dialogue des civilisation ; 2- Il vient combler une lacune qui n'est pas justifiée. On constate à l'heure actuelle qu'il existe un prix Nobel d'économie, de chimie, de physique, de médecine, etc. sans qu'il y ait un prix équivalent pour le droit. Il n'y a pas de raison pour que le droit ne soit pas mis, sous l'angle d'un prix prestigieux, sur un pied d'égalité avec les autres disciplines qui font l'objet d'un grand prix ; 
3- Afin que le prix soit équivalent en valeur au prix Nobel, son montant est provisoirement fixé à un million de dollars ; 
4- Le prix devra être décerné, tous les deux ans, à l'auteur d'une œuvre couvrant plusieurs études et travaux de recherche ; 
5- Pour que le prix ait une dimension internationale, les lauréats devront avoir une envergure dépassant le cadre de leur pays et de leur langue ;
 6- Le prix n'est pas soumis à la condition que l'œuvre soit écrite en une langue déterminée.
La décision de décerner le prix sera prise à la majorité des deux tiers des membres du jury. Le prix sera proclamé au cours d'une séance solennelle à l'Université Saint-Joseph. Il s'agit d'un prix international. C'est la raison pour laquelle le prix n'est pas soumis à la condition que l'œuvre soit écrite en une langue déterminée. L'œuvre peut être rédigée en langue arabe, française, anglaise ou en tout autre langue.

Premiers lauréats à titre posthume
Ce prix se compose de trois éléments :

 1- Un diplôme cosigné par l'Académie des sciences morales et politique, par l'Université Saint-Joseph et par la faculté de droit et des sciences politiques.

2- Une médaille représentant le symbole de l'ancienne ville de Beyrouth et une gravure représentant l'empereur Justinien et des deux Juris consultes, Papinien et Ulpien.

 3- Une somme d'argent pour donner un support matériel à la reconnaissance par le jury de la valeur scientifique de l'œuvre.

 Le montant de ce prix qui va être décerné tous les deux ans a été fixé provisoirement à un million de dollars.

Exceptionnellement et à l'occasion du centenaire de la faculté de droit et des sciences politiques, le prix sera attribué, à titre posthume, aux personnalités suivantes :

1- Henri Battifol, un grand internationaliste français, auteur du célèbre traité de droit international privé. Il est aussi mondialement connu par son ouvrage intitulé Les aspects philosophiques du droit international privé.

2- Jean Carbonnier, grand civiliste français, qui a été qualifié de « Portalis du XXe siècle ». Il a été le principal « législateur » de la Ve République française en matière de droit civil. Il est aussi célèbre pour ses écrits en matière de sociologie juridique, dont il a été le principal pionnier.

3- Abdel Razzak Sanhouri, un grand juriste égyptien très connu dans le monde arabe, auteur du fameux traité de droit civil (al-Wassit) et pour son livre sur les Sources du droit dans la charia islamique. Son autorité est incontestée en Égypte et dans les pays du monde arabe.

4- Paul Roubier, grand juriste français qui est l'auteur du célèbre ouvrage devenu classique sur les conflits de lois dans le temps, et de deux ouvrages importants sur la théorie du droit et sur les droits subjectifs et les situations juridiques. Il a été directeur de l'École de droit de Beyrouth, c'est-à-dire de l'actuelle FDSP, de 1919 à 1922, et a été doyen de la faculté de droit de Lyon de 1942 à 1944.

5- Émile Tyan, un grand juriste libanais, qui représente au Liban « la doctrine » (avec un grand D) et qui a de nombreux ouvrages qui constituent des références en droit commercial, en droit international privé, en droit de l'arbitrage, et qui a consacré 44 ans de sa vie à l'enseignement du droit dans la faculté.

Le prix sera remis à l'université à laquelle les personnalités susindiquées appartenaient avant leur décès et qui sont respectivement : l'Université de Paris II pour le doyen Batiffol et le doyen Carbonnier ; la faculté de droit du Caire pour le doyen Abdel Razzak al-Sanhoury; la faculté de droit de Lyon pour le doyen Roubier ; la faculté de droit et des sciences politiques de l'Université Saint-Joseph pour le professeur Émile Tyan.


Cent bourses de 10 000 dollars
Le diplôme et la médaille susmentionnés seront remis au représentant de chacune des institutions qu'on vient de citer. Quant à la remise de la somme de un million de dollars, elle prendra la forme suivante : dans son premier discours, après son élection au poste de recteur de l'Université Saint-Joseph, le père Salim Daccache a proclamé le principe d'après lequel « l'étudiant est la raison d'être de notre université ». Partant de ce principe, il a été jugé préférable de donner la qualité d'ayant cause du récipiendaire décédé sous l'angle du prix non pas aux héritiers de ce dernier, mais à des étudiants en droit.

Il a donc été décidé d'octroyer 100 bourses, à raison de 10 000 dollars par étudiant, réparties comme suit : 20 bourses à une promotion de 20 étudiants portant le nom de « promotion Henri Batiffol » ; – 20 bourses à une deuxième portant le nom de « promotion Jean Carbonnier » ; 20 bourses à une 3e portant le nom de « promotion Abdel Razzak al-Sanhoury » ; 20 bourses à une 4e portant le nom de « promotion Paul Roubier » ; 20 bourses à la 5e portant le nom de « promotion Émile Tyan ».

Pour mémoire

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L’ambre libanaise à l’honneur | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

18-4-2013-L'ambre libanaise à l'honneur

Quelque 55 scientifiques de 22 pays et de divers domaines tiennent actuellement au Liban leur sixième Congrès international sur les insectes fossiles, les arthropodes et l'ambre. Ce congrès, organisé environ tous les trois ans, a lieu à Jbeil depuis le 14 avril et se clôture aujourd'hui à la faculté des sciences de l'Université libanaise (UL) à Fanar, sur le thème de l'ambre libanaise. L'évenement est organisé par l'UL, la municipalité de Jbeil et la Société internationale de paléoentomologie (IPS).
Les experts présents au congrès, venus des cinq continents, ont exposé durant ces cinq jours les avancées dans leurs recherches. À savoir que l'on considère l'ambre comme étant un précieux atout pour étudier la faune d'antan et son évolution à travers les âges, étant donné que l'insecte y est parfaitement préservé et observable en trois dimensions, contrairement aux organismes fossilisés. D'où l'explosion de cette discipline ces vingt dernières années.

Le congrès, dans sa dernière partie qui se tient aujourd'hui à Fanar, devra mettre l'accent sur la particularité de l'ambre que l'on trouve au Liban et qui est, selon ce que nous ont assuré plusieurs experts, notamment le Pr Dany Azar, entomologiste et paléontologiste, « la plus ancienne au monde dans laquelle des insectes ont été trouvés ». Un réel trésor national méconnu, mis à l'honneur au cours de ce congrès international.
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mardi 16 avril 2013

Polémique autour du sanctuaire des tortues de mer au Liban-Sud | À La Une | L'Orient-Le Jour

http://www.lorientlejour.com/article/810299/-polemique-autour-du-sanctuaire-des-tortues-de-mer-au-liban-sud.html
16/4/2013- Polémique autour du sanctuaire des tortues de mer au Liban-Sud | À La Une | L'Orient-Le Jour

Deux fois par an, une partie de la plage de Mansouri, près de Tyr (Liban-Sud), est le théâtre d'un fabuleux ballet entre terre et mer. Lors du premier acte, des tortues de mer viennent creuser le sable de la plage pour y pondre des dizaines voire des centaines d'oeufs. Quelques mois plus tard, deuxième acte : de petites tortues s'extirpent de leurs oeufs pour se ruer, véritable course contre la montre et les prédateurs, vers la mer.

 A Mansouri, ces tortues ont un ange gardien, Mona Khalil, qui, il y a une douzaine d'années, a fondé la "Orange House".

Maison familiale, la "Orange House", qui se trouve à quelques mètres seulement de la plage, a été transformée en gîte écologique, dont les bénéfices servent à financer les activités de préservation, sur une bande de 1,4 kilomètre de plage, des espèces marines en général, et des tortues de mer en particulier, car ce bandeau de sable est leur lieu de ponte. Protéger cette zone est d'autant plus important que la tortue marine est, à travers le monde, une espèce particulièrement menacée, parfois d'extinction.

 Les activités de préservation consistent en des patrouilles quotidiennes pour nettoyer les plages des sacs en plastique (avec lesquelles les tortues risquent de s'étouffer) et autres déchets, la mise en place de barrières pour préserver l'habitat des tortues, la création d'incubateurs de nids destinés à les protéger des prédateurs naturels.

 Il y a quelques jours, Mona Khalil a tiré la sonnette d'alarme. En cause, un projet d'aménagement touristique de la plage exécuté par la municipalité de Mansouri qui, selon elle, menacerait le sanctuaire. Or la destruction du sanctuaire aurait un impact dramatique pour les tortues, car elle reviennent toujours pondre à l'endroit où elles sont nées.

 Au delà de la question du lieu de ponte, les jeunes tortues sont particulièrement vulnérables, aussi bien face aux prédateurs naturels qu'à la pollution, il s'agit donc de les protéger. Adultes, les tortues ont besoin de calme pour pondre, ce qui leur est assuré sur la plage de la "Orange House".

 Un projet touristique sur la plage de Mansouri serait-il dès lors sans risques pour la survie des tortues de mer? Contacté par Lorientlejour.com, le président de la municipalité de Mansouri, Hassan Khachab, assure que la municipalité fait de son mieux pour préserver le littoral ainsi que les lieux de ponte des tortues dans la région.

"Le projet n'a pas commencé, il s'agit uniquement d'élargir l'espace réservé aux voitures pour accueillir plus de gens. Nous voulons renforcer le tourisme dans notre village", explique le responsable, qui précise que le terrain que la municipalité souhaite exploiter "appartient au ministère des Finances, il s'agit de parcelles que la municipalité a le droit d'utiliser".

 Selon lui, l'affaire a été exagérée par Mona Khalil "avec qui nous avons pourtant coopéré à plusieurs reprises", souligne-t-il. "Nous sommes conscients de l'importance des lieux de ponte des tortues et de la protection de ce site", insiste encore le président de la municipalité.

 Mona Khalil étant injoignable, Lorientlejour.com a contacté le directeur de l'ONG "Society for protection of nature in Lebanon" (SPNL), Assaad Serhal, qui s'est rendu samedi dernier avec une équipe à Mansouri. Selon lui, un projet touristique a bel et bien été approuvé par la municipalité, et les parcelles de terrain sur lesquelles le projet serait envisagé sont privées.

Pour M. Serhal, Mona Khalil craint que le projet touristique ne s'étende jusqu'à la zone déclarée "hima" (site protégé) il y a quelques années par la municipalité de Mansouri elle-même. Cette déclaration est d'ailleurs la meilleure arme de la fondatrice de la "Orange House" pour la protection de la plage et des tortues de mer.

"L'affaire semble pour le moment être réglée entre les deux parties. Sur le terrain, tout semble dans l'ordre", indique néanmoins l'activiste, saluant en Mona Khalil "une femme qui milite mais aussi oeuvre pour le changement et pour la préservation de l'environnement et dont les efforts devraient être reconnus."       

 L'affaire est-elle définitivement réglée ou simplement suspendue?

Une commission du ministère de l'Environnement devrait prochainement enquêter sur le terrain et se prononcer sur ce dossier.  

 "Cette affaire peut resurgir à tout moment, déplore Karim Habet, un amoureux de la nature au fait du dossier. "Pour ne pas risquer la disparition, ce site devrait être déclaré réserve naturelle et donc relevant de la responsabilité de l'Etat, qui est censé protéger le patrimoine libanais".

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vendredi 5 avril 2013

« Tout au long de leur histoire, les maronites se sont construits par la terre. »

UMazraat al-toufah, Qadisha, BrouMana, Beit-Mery (liban) De notre envoyé spécial
ne route sinueuse dans la montagne ; le soleil qui filtre entre les arbres verts. Au volant de son 4×4, Ribel Elias sourit derrière sa paire de lunettes
opaques. Comme chaque semaine, le jeune ingénieur de 27 ans retourne à Mazraat Al-Toufah, le village de son enfance, dans le nord du Liban. En arabe, ce nom signifie : « la ferme des pommiers ». Un lieu enchan- teur, loin de l’agitation beyrouthine, où ses
parents vivent toujours. À peine stationné, le voilà assailli par un oncle, puis par un ami ; dans cette localité de 400 âmes restée très traditionnelle, tout le monde se connaît. Sur la place du village, Ribel se recueille un instant dans la modeste église de pierre où il a épousé Éliane un an plus tôt. Depuis, le couple s’est installé à Byblos, une station balnéaire cossue, à plus de 60 km de là. Mais Ribel avoue que son village lui manque, une privation dont il n’hésite pas à faire une lecture spirituelle : « Tout au long de leur histoire, les maronites se sont construits par la terre, analyse-t-il, lui qui se passionne pour l’héritage de ses ancêtres. Notre destinée s’enracine dans ces mon- tagnes, ce qui explique l’humilité, la sim-
plicité de notre théologie et de notre liturgie. Le secret de la spiritualité maronite réside dans ce rapport à la terre. »
À en croire Ribel,
si l’Église maronite
traverse au-
jourd’hui une pé-

riode de doute, c’est
précisément parce
que beaucoup ont
délaissé leurs villages au profit des grandes villes.
« Certains vont jusqu’à vendre leurs propriétés pour acheter une voiture », dé- plore le jeune maronite, qui ne conçoit pas de les imiter un jour. Cet amour de la terre, comment l’expliquer ? ppp
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« Tout au long de leur histoire, les maronites se sont construits
par la terre. »
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mardi 2 avril 2013

Fwd: L’origan, une plante aux mille et une vertus | Santé Liban | L'Orient-Le Jour


Objet: L'origan, une plante aux mille et une vertus | Santé Liban | L'Orient-Le Jour

À vot' santé ! « À vot' santé ! » est une rubrique mensuelle qui aborde les bénéfices thérapeutiques d'une plante du Liban. Celle-ci peut être consommée de différentes façons et ne remplace en aucun lieu un traitement médical. La rubrique est réalisée en collaboration avec Marc Beyrouthy, enseignant-chercheur à la faculté des sciences agronomiques et alimentaires de l'USEK. Site Web : www.marcbeyrouthy.com ; Twitter : @MarcBeyrouthy

Origanum syriacum, l'origan, ou l'hysope de la Bible, est une plante aromatique et médicinale poussant à l'état sauvage au Liban. L'origan et la sauge (Salvia fruticosa) sont les deux plantes le plus utilisées et cueillies par la population libanaise, au point que le ministre de l'Agriculture a publié le décret 1/179 dans le but de contrôler la collecte et la vente de ces deux espèces. Ainsi, il est autorisé de cueillir l'origan uniquement entre le 1er juin et le 30 octobre, sous peine d'amende.
L'origan appartient à la famille des lamiacées. Son nom latin Origanum dérive de « oros », c'est-à-dire montagne, et « ganos », c'est-à-dire joie, ce qui veut dire « qui aime la montagne ».

Au Liban, il existe neuf autres plantes nommées za'atar ou zouba'. Elles appartiennent toutes à la famille des lamiacées. Seules trois d'entre elles sont des origans. D'un point de vue botanique, même la marjolaine (al-mardakouch) est un origan. En effet, le nom oregano est donné à diverses plantes dont l'odeur est à base de thymol (comme le thym) et de carvacrol. Ce qui est vendu sous le nom d'origan séché dans le commerce n'est pas nécessairement de l'origan, diverses autres plantes à saveur comparable lui étant souvent substituées (thym, sarriette, lippia, etc.). À moins que le nom latin ne figure sur l'emballage, il est très difficile de savoir à quelle plante on a réellement affaire.
Plante mellifère, vivace et ornementale, l'Origanum syriacum peut très facilement être cultivée en pot, en bac à fleurs, voire en plein sol. Cette plante ne craint pas les maladies. Si le sol est toutefois mal drainé, les racines pourriront. L'origan se multiplie très facilement, par division de touffes au printemps, mais aussi par semis ou bouturage des jeunes tiges. Il est aussi d'usage d'utiliser une macération d'origan en agriculture biologique, pour lutter contre plusieurs insectes nuisibles.
Connu pour aromatiser les pizzas, les plats de viandes et de poissons, ou même le fattouche, il est surtout associé au sumac, au sésame et à l'huile d'olive, pour obtenir la célèbre mankouché libanaise. Les feuilles vertes sont également mangées en salade avec de l'huile d'olive, du citron et du sel.
Au Liban, le za'atar est réputé pour être un apéritif, un spasmolytique, un antitussif, un expectorant et un stimulant de la mémoire. C'est d'ailleurs pour cette dernière raison que les élèves sont encouragés à en manger la veille des examens. Il possède en outre des propriétés antiseptiques et antioxydantes qui en font un remède reconnu en phytothérapie. Des études récentes menées au Liban ont montré que l'origan est aussi une source riche en acides gras et certains minéraux.
L'huile essentielle d'origan (déconseillée pendant la grossesse) est réputée pour être un antiseptique très puissant, recommandée pour tout type de rhume ou grippe, mais c'est aussi un remède contre les douleurs spasmodiques, la fatigue et le stress.
Il faut cependant garder à l'esprit que l'origan contient de la vitamine K. De ce fait, les personnes qui prennent des anticoagulants doivent consulter leur médecin.

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dimanche 31 mars 2013

Ressusciter le patrimoine architectural libanais... en miniatures | À La Une | L'Orient-Le Jour

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/807744/Ressusciter_le_patrimoine_architectural_libanais...__en_miniatures.html
Ressusciter le patrimoine architectural libanais... en miniatures | À La Une | L'Orient-Le Jour

Dans le fracas des marteaux piqueurs, la ronde des bulldozers et le ballet aérien des grues, Beyrouth se transforme : les petites maisons aux toits rouges, qui faisaient autrefois le charme de la capitale libanaise, sont rasées l'une après l'autre, cédant la place à des tours vertigineuses qui poussent comme des champignons. Face à ce « massacre » orchestré en toute légalité, en raison de l'absence d'une politique publique pour la sauvegarde de l'architecture patrimoniale, un jeune sculpteur libanais ose encore rêver.
Depuis son appartement à Dekouané, Anwar Hassan, 35 ans, tente, du bout de ses dix doigts, de ressusciter ces petits joyaux de maisons... par la miniature.

« Comme nous sommes incapables de sauver ces vieilles maisons traditionnelles de la destruction, nous pouvons au moins, avec ces miniatures, préserver leur mémoire, comme des pièces d'antiquités », explique Anwar. Ses modèles, réalisés à l'échelle 1/50e, respectent tout le raffinement des maisons ancestrales jusque dans les moindres détails : forme générale en cube, triple arcade, toit de tuiles rouges à quatre versants, balcon, jardin et arrière-cour.
Pour encore plus d'authenticité, Anwar utilise des matériaux naturels, à base de pierre, de sable, de terre et de bois, pour la réalisation de ses maquettes.

 


Photo Anwar Hassan

 

Des maisons mal entretenues ou abandonnées
« Pour moi, il ne s'agissait pas de copier des modèles déjà existants de maisons individuelles traditionnelles, explique Anwar. Je me suis évidemment inspiré de leur style architectural, mais leur conception est tout à fait originale. » « J'ai voulu aussi ajouter des éléments modernes, comme une voiture à l'entrée et des lampes électriques à l'intérieur, pour leur redonner vie et les adapter à notre époque contemporaine, ajoute-t-il. Malheureusement, le peu de ces maisons qui existent encore dans la montagne ou dans les villes sont soit abandonnées, soit mal entretenues, comme si elles ne pouvaient pas être compatibles avec la modernité... ».
La lutte pour la sauvegarde du patrimoine est passée à la vitesse supérieure après la guerre civile. En 1996, l'ancien ministre de la Culture Michel Eddé ordonne le gel de la démolition de 1 016 maisons beyrouthines répertoriées par l'Association pour la protection des sites et anciennes demeures au Liban (Apsad). Cette décision louable a pourtant des effets pervers. Effrayés par le volontarisme du ministre, plusieurs propriétaires, redoutant de voir leur maison classée, s'empressent de détruire les bâtisses pour vendre leur terrain à des promoteurs immobiliers.
Dix ans plus tard, le gouvernement propose au Parlement un nouveau projet de loi pour sauvegarder les bâtiments anciens, mais le projet reste lettre morte. Selon l'association Save Beirut Heritage, en 1986, 2 400 maisons beyrouthines étaient inscrites sur la liste nationale du patrimoine à préserver. En 2012, il ne reste plus que 240 maisons sur cette liste, des dizaines de bâtisses ayant été sorties de la liste ou détruites.

 


Photo Anwar Hassan

Le contact avec la nature sacrifié
Originaire de Aatrine, un petit village du Chouf, au sud-est de Beyrouth, Anwar dit avoir eu l'idée de créer ces miniatures à son retour de Dubaï où il a vécu pendant sept ans. « J'ai été très choqué par l'ampleur des démolitions à Beyrouth, confie le jeune homme. Le patrimoine architectural a été complètement sacrifié au profit d'immeubles de luxe hors de prix et les quelques espaces verts qui restaient ont complètement disparu. C'est comme si les Libanais avaient perdu le contact avec la nature qui fait toute la beauté de leur pays. »
Pour Anwar, le gouvernement n'est pas l'unique responsable de cette « tragédie ». « Il y a certes un problème d'aménagement urbain au Liban, mais tous les Libanais sont à blâmer pour la disparition de notre patrimoine, dit-il. Ils préfèrent payer plus d'un demi-million de dollars américains pour vivre dans de petits appartements, comme en prison, alors qu'ils peuvent aisément, avec 60 000 dollars, construire leur propre maison individuelle traditionnelle. »
Avec déjà près d'une dizaine de miniatures à son actif, le jeune sculpteur espère en faire une exposition « pour sensibiliser le public à l'importance de préserver notre richesse architecturale ».
Passionné par l'histoire et le patrimoine, Anwar compte aussi se pencher sur les « quartiers traditionnels » de Beyrouth, comme Gemmayzé, Monnot ou Mar Mikhaël. « Ce n'est plus une question d'une ou de deux vieilles maisons qui disparaissent de temps à autre, explique-t-il. C'est tout un quartier qui est défiguré, toute une mémoire effacée... ».

Pour plus d'informations sur les œuvres d'Anwar, visitez la page Facebook « Lebanese traditionnal houses » ou le groupe « Artotchka » .

Pour mémoire

Regard sur l'héritage architectural à travers « Les balustrades de Beyrouth »

Mauvais présages pour le patrimoine libanais, l'opinion du professeur Naji Karam

Les grandes dates de l'histoire architecturale du Liban, par Gebran Yacoub

« Le patrimoine n'est pas forcément religieux, ni permanent, ni ancien... »


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dimanche 24 mars 2013

Document de Gallica

Veuillez trouver ci-joint la référence et adresse url du document de Gallica que vous avez sélectionné ou qu'une autre personne a sélectionné pour vous.
Mission de Phénicie. PLANCHES / dirigée par M. Ernest Renan,...


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mercredi 20 mars 2013

Liban : Le patrimoine en situation dramatique - Dr. Naji Karam - Libnanews | Libnanews

Liban : Le patrimoine en situation dramatique – Dr. Naji Karam

Musée National de Beyrouth - Façade principale - Par François el-Bacha

Musée National de Beyrouth – Façade principale – Par François el-Bacha

D'aucuns nous demandent pourquoi dépensons-nous autant d'énergie à défendre le patrimoine libanais alors que le pays dérive dans l'œil d'un cyclone géant qui risque d'emporter et le pays et ses occupants ?

La réponse réside dans l'importance même du patrimoine. Il est utile de rappeler que le patrimoine est « toute production matérielle, intellectuelle et spirituelle d'un peuple déterminé sur une terre déterminée ». En d'autres termes, le patrimoine constitue le lien organique entre le peuple producteur et sa terre. Il représente par le fait même la mémoire collective et l'identité de ce peuple.  Donc, respecter un patrimoine relève du respect de celui qui l'a produit. Respecter un patrimoine signifie tout simplement accepter l'Autre. Inversement, quand on détruit un patrimoine on prouve bien qu'on rejette l'Autre et qu'on cherche à le déraciner définitivement de sa propre terre.

C'est dans le cadre du rejet de la civilisation bouddhiste qu'on peut inscrire la destruction des statues géantes de Bouddha en Afghanistan. Les Talibans, mus par une haine terrible pour tout ce qui ne correspond pas à leur idéologie obscurantiste n'ont pas hésité à plastiquer les colosses appartenant au patrimoine de l'humanité. Pour les mêmes raisons, les Djihadistes du Mali ont saccagé et brûlés les mosquées classées « monuments historiques » dans le nord du pays. C'est aussi dans le cadre d'une « Apartheid », toujours impunie voire soutenue par les grandes puissances, que les Israéliens détruisent, lentement mais systématiquement, les monuments chrétiens et musulmans, en vue de réaliser « l'Etat Juif. » Leur prochaine cible serait, selon les agissements des « archéologues » hébreux, la grande mosquée d'Al Aqsa à Jérusalem.

Quant au patrimoine libanais, son sort n'est malheureusement pas meilleur. Nous y insistons sans aucune exagération. Rappelons quelques faits qui se sont succédé en moins de 12 mois :

-          L'installation portuaire phénicienne à Mina el Hosn et qui était déjà inscrite sur la Liste d'Inventaire des Sites et Monuments Historiques, a été déclassée et détruite à la hâte, malgré les conseils de l'UNESCO et de l'ICOMOS, et malgré les rapports de neufs spécialistes français, anglais, polonais, grecs et libanais. Le classement et le déclassement du site sont parafés par le même « archéologue responsable »

-          L'hippodrome de l'époque romaine, « l'un des plus importants de l'Empire Romain et conservé à plus de quatre- vingt pour cent » d'après « l'archéologue responsable », a été cédé à un particulier pour en enlever la Spina et décorer le hall de son immeuble. Le projet est parafé par le même « archéologue responsable ».

-           Tyr : le ministère des travaux publics a ordonné l'arrêt des travaux dans un immeuble qu'on construisait illégalement dans l'enceinte même du port antique de la ville, mais les responsables chargés de protéger notre patrimoine ont décrété qu'on pouvait poursuivre les travaux « parce que le bâtiment se construit sur une dalle en bêton ».

-          La maison d'Amin Maalouf : classée « monument historique » en juin 2012, elle est déclassée six mois après par les mêmes responsables et livrée aux marteaux piqueurs. C'est hilarant !

-          Une société privée pratique des fouilles archéologiques à Beyrouth, dans l'illégalité totale, et arrache un site par mois en moyenne, sans aucune publication scientifique. Tout cela sous une couverture officielle.

-          La liste est longue….

Pourquoi donc cet acharnement contre le patrimoine libanais ?

L'incompétence ? Certes ! Mais pas seulement. Preuve en est le délire qui  caractérise, depuis quelque temps, le comportement des responsables. Non contents de se boucher les oreilles, ils cherchent par tous les moyens à faire taire les voix qui défendent le patrimoine et leur réclament des comptes. Tous les actes d'intimidation (plaintes et menaces) ne suffiront pas pour nous empêcher d'attirer l'attention sur la situation dramatique que subit notre patrimoine. Il s'agit de notre identité, de nos racines et de notre mémoire collective. Nous avons l'intention d'aller devant les tribunaux et nous continuons à appeler, encore et encore, à la création d'une commission d'enquête parlementaire. Notre droit le plus élémentaire est de savoir pourquoi des responsables chargés, au nom du peuple libanais, de protéger notre patrimoine, sont en train de le détruire.

Dr Naji Karam
Professeur d'archéologie phénicienne
Ancien chef du Département d'Art et d'Archéologie (UL II)


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jeudi 14 mars 2013

Tourisme et voyage : le Liban avance d’une place dans le classement mondial de la compétitivité | Économie Liban | L'Orient-Le Jour

Tourisme et voyage : le Liban avance d'une place dans le classement mondial de la compétitivité | Économie Liban | L'Orient-Le Jour
Selon le dernier classement du Forum économique mondial (FEM) sur l'indice de la compétitivité des secteurs du tourisme et du voyage (T&T), le Liban est arrivé à la 69e place parmi 140 pays et à la 18e position parmi 34 pays à revenus moyens-supérieurs (PRMS) inclus dans l'étude. « Le Liban a ainsi gagné une place dans le classement mondial, indique le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi qui cite ces chiffres, tandis que sa performance régionale est resté inchangée par rapport à 2011 ».
Dans le monde, le secteur duvoyage et du tourisme libanais a ainsi été considéré par le Forum économique mondial comme plus compétitif que l'Indonésie et le Maroc, mais s'est placé après la Géorgie et la Jamaïque.
« Le Liban adopte une attitude très positive à l'égard des voyageurs étrangers, a indiqué le FEM, il possède en outre de nombreuses richesses culturelles dont cinq sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco et plusieurs industries créatives. » Par ailleurs, le Forum économique mondial a considéré que les infrastructures touristiques étaient bien développées mais que le Liban devait améliorer son réseau de transports et la sécurité générale.
L'indice de la compétitivité du secteur du voyage et du tourisme se penche sur la manière dont les pays encouragent le développement de ces deux secteurs moteurs de croissance économique.
Il évalue notamment les politiques et mesures mises en place pour développer l'attractivité des différents pays inclus dans l'étude. L'indice est calculé sur la base de trois variables, divisées à leur tour en trois sous-indices que sont : le cadre réglementaire des T&T, l'environnement des affaires et ses infrastructures et le sous-indice relatif au capital humain, culturel et les ressources naturelles du pays.
Le premier sous-indice prend en compte des éléments relatifs aux politiques et généralement sous la compétence du gouvernement. La seconde catégorie se base sur des indicateurs les infrastructures physiques du pays, facilitant ou pas le développement des secteurs des T&T. Enfin, le troisième sous-indice s'attache à évaluer les ressources de chaque pays en matière de capital naturel.
Rappelons que le Conseil mondial du voyage et du tourisme (World Travel & Tourism Council, en anglais WTTC) avait récemment estimé que la contribution directe de cette industrie à l'économie libanaise atteindrait 4,1 milliards de dollars en 2013, ce qui représente une hausse de 1,8 % par rapport à 2012. Rappelons que l'industrie du tourisme et du voyage a constitué 9,3 % du PIB en 2012, une part qui diminuerait légèrement à 9 % en 2013, toujours selon les mêmes sources.
Plus en détail, la contribution totale du voyage et du tourisme au PIB libanais (en incluant les effets provenant des investissements et les revenus générés) a été de 11,1 milliards de dollars en 2012 (25,1 % du PIB) et devrait augmenter de 2,3 % pour atteindre 11,4 milliards de dollars (24,5 % du PIB) en 2013.



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