Envoyé de mon iPad jtk
samedi 10 novembre 2012
Bkerké scelle son rapprochement avec le Hezbollah | À La Une | L'Orient-Le Jour
Envoyé de mon iPad jtk
vendredi 9 novembre 2012
المطران مارون العمار جال في حديقة البطاركة – قنوبين
| العمار جال في حديقة البطاركة – قنوبين: تشكل مقومات نهضة في قطاع السياحة الثقافية والدينية | ||||
"غدي نيوز"- ٩/١١/٢٠١٢ |
Envoyé de mon iPad jtk
mardi 6 novembre 2012
Le vin libanais à l’honneur en Suisse | À La Une | L'Orient-Le Jour
Le vin du Liban ne cesse de faire parler de lui. Déjà bien présent en force lors de la 33e édition de la London international wine fair de 2012, l'une des plus importantes foires vinicoles au monde, le vin libanais a été choisi par Arvinis, le salon suisse des vins du monde, comme hôte d'honneur pour son édition de 2013.
Arvinis est un salon international dédié au vin, à sa culture, son élevage, sa distribution, sa dégustation et sa promotion. L'événement est organisé chaque année dans la ville de Morges, une commune suisse du canton de Vaud. En 2012, le salon a accueilli plus de 20.000 amateurs de vin, qui ont pu goûter plus de 2.500 vins de tous les continents.
C'est le 23 octobre dernier, que les organisateurs d'Arvinis ont révélé quelques détails du programme de la prochaine édition qui aura lieu du 17 au 22 avril 2013.
"Arvinis se réjouit de faire découvrir à ses visiteurs un invité original dont le vignoble se caractérise à la fois par une histoire millénaire et par un développement dynamique", indique un communiqué publié sur le site du salon helvétique. "Considéré comme l'un des berceaux de la vigne et du vin, le Liban cultivait déjà la vigne il y a près de 5.000 ans. Durant l'Antiquité, les vins de ce qui était alors la Phénicie s'exportaient dans une grande partie du bassin méditerranéen et jusqu'en Chine", poursuit le document.
Principalement centré autour de la vallée de la Békaa, le vignoble libanais affiche aujourd'hui une superficie de quelque 27.000 hectares, dont près de 3.000 utilisés pour la production de raisin de cuve. Parmi les cépages les plus courants, on trouve le Cabernet Sauvignon, le Cinsault, la Grenache, la Syrah, le Merlot et le Carignan en rouge, tandis que dans les blancs dominent Sauvignon Blanc et Viognier. Néanmoins, à côté de ces plants internationaux, des spécialités autochtones comme l'Obaïdeh et le Merwah provoquent un intérêt croissant, précise le texte.
Pour sa prochaine édition, le salon helvétique a voulu montrer toute la diversité du vin libanais : Arvinis a profité de la réputation internationale des grands châteaux comme Ksara et Kefraya, pour mettre en exergue d'autres domaines, moins célèbres à travers le monde.
C'est Antoine Hobeika, un importateur de vin libanais basé en Suisse, qui a convaincu ces domaines de faire le déplacement.
Malgré la crise économique et l'insécurité qui frappe le Liban, l'industrie vinicole du pays continue à progresser. En 2011, environ 2 millions de bouteilles ont été exportées, selon l'Union viticole du Liban (UVL). Au total, environ 6 à 8 millions de bouteilles ont été vendues.
Et pour la première fois cette année, un vin libanais certifié "Fairtrade" a été exporté au Japon. Il s'agit du Coteaux Les Cèdres du Liban 2009, un vin rouge produit par la coopérative vinicole d'Héliopolis.
Enfin, en avril 2012, était publié le "Guide Zawaq des vins du Liban" (Éditions Le Commerce du Levant et Tamyras), un ouvrage bilingue français/anglais pour tout savoir sur tous les vins libanais.
Envoyé de mon iPad jtk
L’industrie vinicole plie mais ne rompt pas... | Économie Liban | L'Orient-Le Jour
L'industrie vinicole plie mais ne rompt pas.
Envoyé de mon iPad jtk
mercredi 31 octobre 2012
Le Rath de Genève fasciné par le Liban
Le Rath de Genève fasciné par le Liban
Organisée par la direction des Musées d'art et d'histoire de Genève et le ministère libanais de la Culture, l'exposition « Fascination du Liban » déroulera au travers de 277 œuvres archéologiques, puisées dans les réserves de la Direction générale des antiquités et présentées en première mondiale, le récit de soixante siècles d'histoire de religion, d'art et d'archéologie au pays du Cèdre. L'exposition, dont l'unique étape européenne sera Genève, présentera également une sélection d'icônes melkites de la collection de Freddy Abou Adal, des photographies du Tripoli des Mamelouks prises au début du siècle dernier par Max Van Berchem, ainsi qu'un manuscrit liturgique ancien emprunté à la Bibliothèque orientale de l'Université Saint-Joseph et une bible du XVIIIe siècle prêtée par Antoine Maamari.
Envoyé de mon iPad jtk
lundi 29 octobre 2012
« D’un siècle à l’autre, au Liban », par le Dr Joseph M. Hatem
OLJ-29/10/2012
Après 66 ans en blouse blanche où il décrit les différentes étapes de sa carrière et Le Liban illustré par ses timbres, le Dr Joseph M. Hatem raconte, à la nouvelle génération de Beyrouthins, ce que fut leur ville il y a moins d'un siècle.
L'auteur a entrepris de le faire en dialoguant avec ses petits-enfants. Tout passe : l'aspect vieillot des anciens quartiers, les souks, le rivage, les us et les coutumes des habitants. On y apprend qu'à Minet el-Hosn, où est né Joseph Hatem, certains quartiers n'étaient pas encore branchés au réseau électrique de la ville et s'éclairaient à la lampe à pétrole. Qu'à cette époque, les familles préparaient la pâte à pain et l'envoyaient cuire chez le boulanger. Que l'on achetait les produits périssables au jour le jour et qu'aucun de nos conforts modernes n'existaient alors, ni cuisinière au gaz, ni réfrigérateur, ni lave-vaisselle et moins encore le lave-linge, le chauffage central et la climatisation. Les voitures particulières étaient rares, mais les tramways sillonnaient la ville. D'anciennes coutumes liées à la mort persistaient : le défunt veillé à la maison, la voiture mortuaire aux tentures noires tirée par quatre chevaux drapés de noir et les condoléances reçues à domicile.
La guerre libanaise (1975-1990) balaiera ce passé, symbolisé par le centre-ville. Que de quartiers rayés de la carte ou métamorphosés : une partie de Minet el-Hosn, Zeitouné, Wadi Bou Jemil, les souks, el-Bourj, le tout remplacé par des structures modernes où les Beyrouthins ne se reconnaissent plus. La révolution informatique et les avancées techniques amèneront des transformations profondes dans la vie et dans le comportement de la nouvelle génération : confort poussé à l'extrême, rues envahies par les voitures et les deux-roues, tours géantes en acier et ciment. Les jeunes ont les yeux rivés à leurs jouets informatiques ou voyagent sur la toile pendant des heures. La cellule familiale est au bord de l'éclatement, la société se libère des principes moraux séculaires et on se demande où l'on va.
Épisodes autobiographiques, souvenirs personnels servent de trame à ce récit qui se veut une projection du passé pour un avenir meilleur. Le sera-t-il ?
L'auteur poursuit, à la demande de ses petits-enfants, par un historique anecdotique de leurs origines qui s'enracinent dans la montagne libanaise et se prolongent plus loin dans la Syrie proche et dans les villes de la lointaine France.
Un récit sincère et humoristique où l'auteur s'efface pour écouter la réaction de ses petits-enfants.
L'auteur signera son ouvrage D'un siècle à l'autre, au Liban au stand de la librairie Antoine, demain, mardi 30 octobre, à partir de 18 heures.
Envoyé de mon iPad jtk
mercredi 24 octobre 2012
Le précieux patrimoine artistique libanais répertorié dans « Art from Lebanon »
OLJ- Par Maya GHANDOUR HERT | 25/10/2012
Le Beirut Exhibition Center sera le témoin, ce soir, d'un double évènement. Vernissage d'une exposition « Art from Lebanon », rétrospective réunissant une soixantaine d'œuvres de grands maîtres de la peinture au Liban, tirées de collections privées ou publiques.
Et signature de l'ouvrage « L'Art au Liban, artistes modernes et contemporains, 1880 à 1975, tome 1 » (Wonderful Ed.). Disponible en version anglaise ou française.
Nour Salamé Abillama est le moteur des deux évènements. C'est en effet à son initiative que le BEC accueille l'exposition, une première dans son genre rétrospectif. Nadine Begdache et Saleh Barakat en sont les curateurs et ils ont confié la scénographie à Karim Begdache Architects qui se serait inspiré des nouveaux décors du très parisien Musée d'Orsay.
Salamé Abillama, consultante en marketing et stratégie, tient les rênes depuis 2006 de la maison d'édition fondée par sa mère, Nada Salamé, ayant publié Maisons de rêve du Liban et Maisons de rêve du Liban et d'ailleurs, ayant également dirigé l'ouvrage L'Art au Liban dont la rédaction et la recherche sont signées par Marie Tomb.
Diplômée en histoire de l'art de l'Université de Yale aux États-Unis et du Courtaud Institute of Art de Londres, Tomb est actuellement enseignante à l'Académie libanaise des beaux-arts (ALBA) et à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ).
Cette édition soignée est alourdie par une préface d'Amin Maalouf, ainsi que par les contributions de Joseph Tarrab, César Nammour, Fayçal et Maha Sultan et Grégory Buchakjian. Elle s'est en plus octroyé un comité consultatif des plus pointus, regroupant Sylvie Ajemian, Saleh Barakat, Nadine Begdache et Abraham Karabajakian.
Cet ouvrage de référence documente la vie et l'œuvre de 60 artistes nés (avant 1950) ou ayant vécu un grand pan de leur vie au Liban. Plus de 650 illustrations en couleurs laissent la place au discours visuel.
Pour résumer les choses en simplifiant, disons qu'il s'agit là d'une petite histoire de l'art au Liban, à la portée de tous, sans grande prétention ni élitisme. Un musée portatif (en l'absence d'un réel, que l'on déplore sans arrêt).
Dans son introduction étayée, Joseph Tarrab souligne une « coupure radicale entre l'évolution sociopolitique et culturelle et la peinture libanaise qui perdurera pratiquement jusqu'aux années 60 du XXe siècle ». « Le cours tranquille de la peinture libanaise traversera tous les bouleversements politiques et militaires sans broncher », ajoute-t-il.
Donc ni la lutte antiottomane, ni le « safarbarlek », ni la grande famine, ni les évènements de la Première Guerre mondiale, ni le mandat français, ni la guerre de l'indépendance, ni le sionisme en Palestine, ni les crises, les guerres, les révolutions, les injustices n'ont inspiré les artistes qui sont restés hermétiques à leur époque.
Ce n'est qu'à partir de la défaite de 1967, « indirectement évoquée par Rafic Charaf, et la lutte de libération algérienne célébrée par Aref el-Rayess », indique Tarrab, que de plus en plus de peintres voudront mettre fin à cette indifférence, jusqu'à ce que la persistance de la guerre libanaise les sorte de leur torpeur, sans pour autant transformer radicalement leur approche.
L'année 1991 marquera donc une nouvelle phase, celle où de nouvelles générations d'artistes, à travers des medias variés et souvent novateurs, marquent leurs œuvres d'une critique sociopolitique
Entre les portraits de bourgeois et tableaux religieux du pionnier Daoud Corm, premier peintre à pouvoir prétendre pleinement à ce titre, selon Tarrab, et les estampes aux « assemblages complexes » et énigmatiques de Mohammad el-Rawas, c'est « le grand écart », conclut Joseph Tarrab.
César Nammour propose également une brève histoire de l'art au Liban qu'il divise en sept périodes. La première allant de 1450 à 1860, en marque les débuts, avec les premières toiles à caractère religieux commandées par les églises. La deuxième dure de 1860 à 1920, avec les premières émigrations et c'est celle des précurseurs. La troisième période, de 1920 à 1943, lors du mandat français, est celle des « enseignants ». Les « avant-gardistes », de 1943 à 1958, ou la première période de l'indépendance avec Chafic Abboud, Saloua Raouda Choucair, Yvette Achkar, Mounir Eido, Rafic Charaf, Aref Rayess, Etel Adnan, Huguette Caland...
La cinquième période selon Nammour s'étend de 1958 à 1975, marquée par une conscience esthétique propulsée à l'avant. Parmi les artistes qui ont marqué cette époque : Amine el-Bacha, Samir Abi Rached, Élie Kanaan, Moussa Tiba, Mohammad Kaddoura, Houry Chekergian...
La guerre civile, de 1975 à 2000, « fait perdre au Liban son titre de centre artistique du monde arabe ». Durant cette 6e période, beaucoup d'artistes quittent le pays, estime Nammour. Des galeries ferment, d'où l'appauvrissement de la scène locale artistique. La septième et dernière période est celle de l'après-guerre, allant de 2000 à nos jours. Elle voit une communauté artistique en pleine croissance, une « liberté d'expression omniprésente » et une grande variété des médias utilisés. Cette période sera sans doute le sujet du second tome.
En attendant une petite leçon de théorie de « l'art abstrait et des tendances modernes » avec Fayçal Sultan et après un chapitre de « rencontres avec l'art libanais comprenant des souvenirs de famille et autres récits » par Grégory Buchakjian aux dons de conteur et de pédagogue attesté, effectuons un plongeon dans l'histoire de ces artistes auxquels cet ouvrage compte rendre hommage. « L'art au Liban, ici et ailleurs, c'est celui des artistes ayant des racines libanaises (familiales, affectives, identitaires...), mais surtout qui partagent des liens profonds avec cette terre », souligne Marie Tomb en conclusion.
Si le titre L'Art au Liban de l'édition française (ah ! les subtilités traîtresses de cette langue) sonne moins précis que celui en anglais Art from Lebanon, on pourrait peut-être le modifier en précisant que cette belle édition, sans être exhaustive, excelle pourtant dans l'art de rassembler des artistes talentueux du
Liban.
Envoyé de mon iPad jtk
lundi 8 octobre 2012
Zawaq, Guide des vins du Liban
La renaissance des vins libanais
Ariane QuentierJournaliste et consultante
La renaissance des vins libanais
Publication: 08/10/2012 06:00
Baalbek, l'antique cité romaine nichée au cœur de la Bekaa, est la capitale du vin libanais et... du très pro-iranien "Hezboland", le pays du Hezbollah. A l'entrée de la ville, les drapeaux noirs du Hezb et les portraits d'imams enturbannés côtoient tout naturellement les massives colonnes du temple de Bacchus, unique bâtiment romain jamais dédié au Dieu du vin, des plaisir et autres débordements sexuels. Majestueux, intact, patrimoine mondial de l'humanité, le monument semble présider aux destinées des terres chiites...
"Quel clin doeil ! C'est tout le Liban et ses ambigüités !" s'amuse Muriel Rozelier (1), auteur de "Zawaq, Guide des vins du Liban", première Bible du genre présentée à Beyrouth et maintenant à Paris (2). Nous parlons d'une région où l'alcool devrait être banni, "harram", interdit par le Coran. Mais voilà, non seulement le temple de Bacchus est dédié à l'ivresse mais à quelques kilomètres d'ici s'étendent les vignobles de la Bekaa, berceau historique de la production viticole libanaise".
En dépit d'un parcours tourmenté, la vigne libanaise se porte à merveille. L'histoire commence il y a trois millénaires quand Cananéens puis Phéniciens s'essaient à un "vin pourpre du Mont-Liban" dont l'existence est attestée par des fresques découvertes dans les tombaux de la Vallée des Rois en Haute Egypte. La Grèce Antique, les Romains puis les premiers chrétiens perpétuent la tradition jusqu'à l'arrivée des empires musulmans. Le rideau tombe alors sur une culture viticole qui ne disparait pas pour autant.
La renaissance du vin sera le fait des Jésuites qui s'installent dans la Bekaa au 19ème siècle. Nécessités spirituelle et liturgique obligent, le vin de la Messe et le sang du Christ coulent en terre libanaise... Accompagnés d'un mercantilisme de bon aloi puisqu'il s'agit d'alimenter la consommation des soldats français déployés en 1860 - déjà - pour protéger les chrétiens libanais. Château Ksara s'impose comme un must jamais démenti, toujours numéro un des crus locaux avec 2,7 millions de bouteilles vendues en 2011 et 70,000 touristes déambulant dans les caves souterraines du domaine.
Deuxième tomber de rideau avec la guerre civile (1975-1990) - et une baisse quantitative et qualitative de la production. Mais depuis la fin du conflit, la viticulture libanaise connait une croissance exponentielle, multipliée par quatre en dix ans. Le vignoble s'étend sur près de 3000 hectares pour s'accroître annuellement de 100 à 150 hectares. La production est passée de 5 millions de cols en 2000 à 8 millions en 2011, le nombre de châteaux de trois à quarante. Grâce à son terroir d'exception, ses températures élevées et son ensoleillement maximum, le Liban a "de quoi produire des vins brillants notamment sur le segment des rouges moyens à haut de gamme qui peuvent rivaliser sans complexe avec d'autres productions", lit-on encore dans le précieux Guide.
Le vignoble serait-il l'avenir du Liban ? "En tous les cas, c'est la seule filière agricole qui fonctionne" constate encore Muriel Rozelier qui y verrait bien une culture de substitution pour remplacer le hachich aujourd'hui illégal. Selon l'ONU, le Pays du Cèdre est aussi celui de la "dope" : un des cinq premiers producteurs mondiaux de cannabis. Depuis 92, les campagnes d'éradication se sont succédé provoquant la colère des locaux qui voient partir en fumée leur seul moyen de subsistance. Mais le Liban est une nouvelle fois rattrapé par son confessionnalisme politique. Difficile en effet au ministre de l'agriculture, un chiite de la Bekaa membre du Hezbollah, de promouvoir la vigne et ses dérivés, aussi rentables soient-ils, pour remplacer le hachich... Impasse donc alors qu'en août dernier forces militaires d'éradication et métayers chiites en arrivaient aux armes, à quelques encablures seulement des fertiles vignobles travaillés en grande partie, mais pas exclusivement, par les paysans chrétiens.
___________________
(1) Muriel Rozelier est également l'auteur d'une Vie de Pintades à Beyrouth (Calman-Levy)
(2) Office du Tourisme
Zawaq, Guide des vins du Liban, Editions Le Commerce du Levant et Tamyras- Office du Tourisme du Liban, Paris. Guide bilingue Direction de l'ouvrage : Sibylle Rizk et texte : Muriel Rozelier
http://www.huffingtonpost.fr/ariane-quentier/vin-liban_b_1938568.html
Envoyé de mon iPad jtk
dimanche 7 octobre 2012
LIBANIUS صناعة الفخار في لبنان تعود الى الاف السنين
صناعة الفخار في لبنان تعود الى ما قبل المسيح بأربعة آلاف سنة
لا تاريخ دقيقاً
dimanche 23 septembre 2012
صناعة السفن في مدينة صور - النهار ٢٣/٩/٢٠١٢
تروي الكاتبة الالمانية هنكي سيدوف في كتابها بعنوان "عفوا كولومبوس قبلك بـ2000 عام وصل الفينيقيون الى اميركا"، وكانت الكاتبة الالمانية جاءت الى لبنان بزيارة رسمية بدعوة وجههتها اليها السيدة مهى الخليل الشلبي لزيارة صور حيث قامت بجولة على آثارها... وقفت الزائرة على شاطئ صور الجنوبي، واشارت بيدها الى البحر، وتلت عنوان كتابها امام الجميع من المسؤولين المرافقين... فالصوريون، اباً عن جد، صنّاع سفن. ألم تغادر ابنة صور اليسار شواطئ المدينة الى بلاد المغرب وشيدت هناك مدينة قرطاج ورافقتها حاشيتها على متن سفن من صناعة ابناء مدينتها صور؟ للأسف هذه الصناعة تواجه الاندثار اليوم لأسباب عدة، ابرزها الكلفة المالية وغلاء الخشب والمازوت وانقطاع الكهرباء، واهمها غياب الاهتمام الرسمي بمطالب الصيادين وبأوضاعهم المادية وعدم مبالاة المسؤولين للمحافظة على هذا الارث التاريخي الثمين.
يقول المعلم ايليا "بدأت ممارسة المهنة منذ الصغر مع والدي، وفي العام 1958 تسلمت العمل، وعندما كبر اولادي ساعدني بعضهم وتعلموا المهنة واتقنوها". وبكل حسرة يضيف "كنا نصنع في الماضي اكثر من 15 مركباً صغيراً وكبيراً في السنة للصيادين في ميناء صور وغيرهم من موانئ لبنانية عدة، الى جانب مراكب سياحية للمغتربين، وكانوا يقصدوننا من ميناء جونيه ومنياء العقبة في الاردن".
ويفاخر المعلم ايليا بأن وزارة التجارة اللبنانية "طلبت منا العام 2000 صناعة مركب كبير بمواصفات فينيقية للاشتراك في معرض للسفن اقيم في البرتغال. صنعته مع اولادي، وكانت مقدمته رأس حصان وفي الخلف ذنب حورية بحر وعلى جانبيه المجاديف، ونقل الى البرتغال ورافقناه ورفعنا علم لبنان على احد سواريه ونال اعجاب كل من رآه وحصد الجائزة الثالثة بين العشرات من المراكب من دول عدة، وكانت صورنا في كل وسائل الاعلام". يقول متحسراً "كانت ايام عز، أما الآن فأصبحت صناعة المراكب الخشب "صفر" لارتفاع الكلفة واسعار الخشب والمازوت وانقطاع الكهرباء وغلاء الاجور، اضافة الى الوضع الاقتصادي الذي يتخبط به الصيادون، واكثرهم لا يجنون ثمن المازوت الذي يستعملونه، اذ يخرج معظمهم للصيد ويعودون فارغي اليدين. تعب وسهر وشباك خالية وافواه بانتظاره. والاسباب كثيرة، اولاً الصيد بالديناميت من البعض الذي يقتل السمكة وبويضاتها. كما ان البعض يستعمل الشباك الضيقة والتي تصطاد السمك الصغير من دون رقيب او حسيب، فيما يستعمل البعض الآخر السموم التي تقضي على كل شيء، الى جانب رمي الاوساخ في البحر من دون مسؤولية. كل هذه الاسباب تقضي على الثروة السمكية وتنعكس على الصيادين فقرا وتعتيراً وقد يكونوا هم الوحيدين في المجتمع من يطبق "اعطنا خبزنا كفاف يومنا".
أليس عيباً على وطن مثل لبنان يحده غرباً البحر من اقصى جنوبه الى اقصى شماله ويأكل اهله السمك المثلج ويدفع من اقتصاده الملايين ثمنه، وسمكنا يموت في البحر او ممنوع ان يصل الينا؟ حتى السمك هجر لبنان!
mercredi 11 juillet 2012
Et si Europe était sidonienne (Liban Sud) ?
Par May MAKAREM | 11/07/2012- OLJ
La découverte par la mission archéologique du British Musem à Saïda d'une monnaie représentant Europe relance le débat autour de l'origine de la déesse : Tyr ou Sidon ?
La découverte sur le site de l'ancienne école américaine de Saïda d'une monnaie représentant Europe relance le débat autour de l'origine de la déesse : Tyr ou Saïda ?
Pour la quatorzième année consécutive, la mission archéologique du British Museum continue ses fouilles sur le site de l'ancienne école américaine de Saïda, où un haut lieu de culte funéraire, assoupi depuis des millénaires, ne finit pas de révéler ses trésors. Une minicaverne d'Ali Baba avant l'heure : entre la 123e tombe du site, des mandibules, des sceaux cylindres et des céramiques attiques et crétoises presque intactes, et, surtout, une monnaie représentant la déesse Europe, le clou de la saison, les scientifiques sont au paradis.
Financées par la Cimenterie nationale SAL et la Fondation Hariri, les excavations menées à Saïda sous la direction de l'archéologue Claude Doumet Serhal ont encore apporté leur moisson de découvertes. Concentrant leurs recherches au nord du site, à l'emplacement du futur musée dont les travaux d'infrastructure vont débuter en septembre, les spécialistes ont exploré les différentes couches stratigraphiques jusqu'au niveau du rocher, daté de la fin du IVe-début du IIIe millénaire.
Ourson et daim
Les opérations de fouilles menées à ce niveau ont dévoilé le prolongement du quartier économico-religieux dégagé au cours des années précédentes. Dans cette zone polyvalente, on trouve, accolés à des sépultures, de petits foyers pour faire la cuisine, des unités de rangements pour la conservation des graminées (quelque 160 kilos de résidus de blés carbonisés avaient été trouvés), une sècherie de poissons et des dépôts de produits de chasse qui ont fourni une quantité d'os appartenant à des espèces animales, notamment des hippopotames, des ours, des gazelles et des lions. Cet été, signale Claude Doumet Serhal, une autre quantité de résidus d'orge et d'une nouvelle espèce de blé ainsi que les restes d'os d'animaux sauvages (dont ceux d'un aurochs) ont été recueillis sur le lieu. De même, trois mandibules-trophées ont été exhumées. « Une découverte assez bizarre, puisqu'il s'agit d'un ourson et d'un daim. Cela n'est pas un acte de bravoure pour les chasseurs. De plus, et très curieusement, la troisième mandibule est celle d'un jeune garçon âgé de neuf à douze ans. S'agit-il d'un rituel funéraire spécial ?
Nous cherchons encore à comprendre et à analyser cette trouvaille. » Un vrai thriller !
Lama en intercession
Et puis on se retrouve en plein dans le IIe millénaire. À cette époque où s'était posée une nécropole construite en pierre ou en brique, pareille à celles qu'on trouve tout au long de la côte, de la Syrie à la Palestine, la 123e tombe a été mise au jour. Elle renferme « un sceau cylindre en serpentine, de facture mésopotamienne avec influence syrienne, et fabriqué au Liban ». Il représente la déesse Lama, les deux bras levés dans l'attitude de l'intercession, recevant un orant en habit syrien et, derrière eux, le dieu des flots faisant émerger les eaux d'une seule épaule. « Les expressions des visages et la minutie des détails sont d'une perfection étonnante », s'émerveille la directrice des fouilles, ajoutant qu'un sceau scarabée égyptisant, une boucle d'oreille en bronze et une quantité de poteries très bien conservées et dignes de musées ont été également dégagés.
Par ailleurs, la présence de traces de trous de poteaux remontant à 1700 avant J.-C. indique que les anciens qui venaient enterrer leur mort, ou le commémorer, plantaient une sorte de tente sous laquelle ils s'installaient pour cuisiner, manger et boire. Les traces de pois chiches, de lentilles, de blé, d'orge, et de quelques fruits et légumes pas encore identifiés ont été relevées.
Et soudain, à l'âge du fer...
À l'âge du bronze moyen ou époque cananéenne, les célébrations – qui se sont déplacées vers un grand temple d'une quarantaine de mètres de long construit autour de 1650 avant J.-C. – se déroulaient dans une des pièces où se dresse « un magnifique podium recouvert d'une couche épaisse de plâtre blanc autour duquel on festoyait ».
Au niveau de l'âge du fer, le site révèle à travers des temples rectangulaires « les deux techniques de construction attribuées aux Phéniciens, et qu'on retrouve sur toute la côte autour du Xe siècle avant J.-C. ». C'est-à-dire le type de bâtiment construit avec de gros blocs rectangulaires bien taillés et étroitement assemblés sans liant ou alors avec crépi de mortier. C'est ce qu'on appelle la maçonnerie Ashlar.
De plus, ces couches de l'âge du fer ont livré de belles céramiques importées de la Grèce antique, dont une amphore attique avec deux cavaliers en tunique blanche portant des lances et allant à la guerre. Une autre représente un intercesseur posant devant le dieu Hermès aux sandales ailées. Claude Doumet Serhal est épatée par la qualité de ces « pièces de musée très bien conservées ». Mais c'est la découverte d'une monnaie sur laquelle est gravée Europe chevauchant le taureau, et son voile qui vole tout au-dessus comme un arc(-en-ciel) qui l'a fait chavirer de joie.
Surtout que cet hiver, au cours de certaines conférences tenues en Europe, de nombreux spécialistes se sont demandé si Europe ne serait pas sidonienne ! Car, qu'est-ce qui prouve qu'elle est tyrienne ? La mosaïque découverte à Tyr ? Le site de Saïda renferme lui aussi une masse d'objets importés de Crète, d'autant que la monnaie retrouvée tout récemment rend encore plus légitime le débat autour de l'origine d'Europe. Claude Doumet Serhal en est convaincue. Elle précise d'ailleurs qu'au niveau de l'âge du fer, les excavations ne font que commencer et pourraient encore révéler de nouveaux éléments...
JTK = Envoyé de mon iPad.
dimanche 8 juillet 2012
Lettre de démission du directeur des fouilles du site du Port Phénicien Hisham Sayegh,
en date du 27 juin 2012, distribuee aux medias, traduite de l'arabe
Lettre de démission du directeur des fouilles du site du Port Phénicien
Hisham Sayegh, en date du 27 juin 2012, distribuée aux médias, en arabe.
Lettre Ouverte au Ministre de la culture
Monsieur Gaby Layoun.
Jamais l'archéologie au Liban n'a assisté, depuis les siècles derniers,
ni durant les guerres des époques anciennes, ni durant l'invasion
israélienne de Beyrouth et ses bombardements, à une destruction comme
celle à laquelle elle assiste depuis votre prise de fonction au
ministère de la culture.
En vain, j'essayai de me convaincre que la
destruction des sites archéologiques et des demeures traditionnelles
n'avait aucun lien avec vous, et que l'archéologue contractuel, Asaad
Seif, proche de vous, habitué à enfreindre et détourner les lois au sein
de la Direction Générale des Antiquités ou DGA, était à l'origine, à
votre insu, de la destruction des trésors du Liban.
Ainsi, et en espérant qu'une réparation permettrait le retour des choses à la normale, je me suis imposé un silence amer en subissant vos reproches et
vos pressions, la dernière en date étant votre refus de signer le
renouvellement de mon contrat à la DGA, sans aucune justification, et ce seulement parce que j'étais cet archéologue qui a découvert en l'an
2011 le site du port phénicien sur la parcelle n° 1398 à Minet El-Hosn, et qui a rédigé un rapport scientifique à ce sujet et a voulu préserver
le site.
Partant de mes principes de croyance en Dieu, dans le
Liban, dans l'État et dans la loi, j'ai refusé avec les précédents
ministres de la Culture les pots de vins qui nous ont été proposés
généreusement par la société VENUS propriétaire dudit bien-fonds afin que nous acceptions de falsifier et détourner la vérité scientifique sur l'origine et l'importance de cette découverte au cœur de la capitale
Beyrouth.
Mais ce dont j'ai été témoin hier et dont ont été témoins
les Libanais, à travers les médias, d'une telle destruction programmée
de ce site phénicien, avec votre accord, et d'un tel rasement en
quelques minutes de monuments et de vestiges qui datent de milliers
d'années, tout cela ne m'a pas seulement fait mal, mais m'a transpercé
comme une balle, qui ne m'a pas épargné pour que je survive, ni tué pour
que je rejoigne les vestiges de ma patrie.
Monsieur le ministre de la Culture Gaby Layoun,
excusez-moi, je ne peux plus rester ce témoin muet, de la Direction
Générale des Antiquités (DGA), sur la destruction des vestiges de mon
pays et la falsification de leur identité, plutôt que d'être celui qui
veille sur sa protection, le préservant afin de le transmettre aux
générations futures
Ainsi j'ai décidé de m'adresser, à travers
cette lettre, à la nation, à la Justice et à l'Histoire, annonçant ma
démission de mes fonctions à la DGA en espérant que les Libanais et
l'Histoire excuseront mon incapacité de préserver les vestiges de mon
pays au sein de la DGA, qui à travers des pratiques illicites exercées
depuis votre prise de fonction, est devenue désormais faible et
marginale à travers la publication de rapports faussés et non
scientifiques pratiqués par des décideurs pour détruire les sites
historiques les uns après les autres. Sur ce, j'espère que vous
considèrerez ma lettre comme information auprès des autorités
judiciaires compétentes.
Beyrouth, le 27 juin 2012
L'archéologue Hisham Sayegh
JTK = Envoyé de mon iPad.