dimanche 18 décembre 2016

De nouvelles salles accessibles au public au musée national de Beyrouth - Les clés du Moyen-Orient

De nouvelles salles accessibles au public au musée national de Beyrouth - Les clés du Moyen-Orient
Olj 18/12/2016-
 l'exposition de trois momies, Mayam, Yasmine et Sadaka. Elles font toutes trois partie des huit momies découvertes dans la grotte d'Asi el-Hadath, lors des fouilles menées entre 1989 et 1991. 
http://www.lesclesdumoyenorient.com/De-nouvelles-salles-accessibles-au-public-au-musee-national-de-Beyrouth.html

Un musée presque centenaire

Le site officiel du Musée national de Beyrouth (1) offre un historique de ces collections exceptionnelles conservées dans ce bâtiment égyptisant, et dont la collecte a commencé en 1919, durant la Grande Guerre, sur l'initiative du commandant Raymond Weill. Les premières antiquités regroupées par cet officier sont d'abord exposées dans une salle de l'immeuble des Diaconesses allemandes, préludant à l'ouverture de l'un des musées considérés les plus riches du Moyen-Orient. La collecte de fonds destinée à la mise en œuvre de la construction d'un musée dédié à cette histoire antique nationale débute en 1923. Le projet des architectes Pierre Leprince Ringuet et Antoine Nahas sont retenus ; les travaux débutent en 1930 et s'achèvent en 1937. Officiellement inauguré en 1942, le musée regroupe alors toutes les antiquités recueillies sur le territoire libanais.
En trente ans, avant le début de la guerre civile et la fermeture du musée en 1975, les fouilles réalisées à travers tout le pays ont considérablement enrichi les collections.

Le musée pendant la guerre civile libanaise (1975-1990)

D'abord simplement fermé au public au début des hostilités, le musée, placé sur la ligne de démarcation et sujet à de violentes attaques, sert rapidement de caserne durant les quinze ans de la guerre civile libanaise. Des mesures de protections sont prises au plus vite face à l'escalade de violence : les petits objets exposés dans les vitrines sont retirés et cachés au sous-sol, les mosaïques au sol sont protégées par une couche de béton et les pièces trop volumineuses sont recouvertes de sacs de sable. L'intenable situation de 1982 engage la Direction générale des Antiquités à renforcer encore la protection de ces dernières œuvres : des chapes de béton sont coulées sur des structures en bois encadrant sarcophages et statues.

On se souvient peut-être à cet égard des images filmées par le cinéaste libanais Bahij Hojeij qui rendait hommage dans son film Le Musée National, défi à l'oubli (sorti en 1996) à ce monument remarquable. Le cinéaste était présent avec sa caméra lorsque ces chefs d'œuvre furent libérés de leurs coques : les pans de béton tombent de part et d'autre des sarcophages dans un nuage de poussière qui dévoile, en se dispersant, des sculptures d'une finesse remarquable. Le film suit la restauration du musée, en mettant parallèlement en scène le personnage d'une jeune touriste munie d'un guide, qui tente de retrouver la splendeur passée de ce musée exceptionnel.

Lorsque la guerre prend fin en 1991, le musée est en effet dans un état dramatique : criblé d'impacts d'obus, laissant voir de larges plaies béante, le bâtiment laisse l'eau s'infiltrer et endommager les pièces protégées dans le musée. Les miliciens qui occupaient les lieux pendant les combats avaient laissé sur les murs les traces de leur passage. Le fait que le musée ait été construit sur une nappe phréatique a augmenté le risque d'humidité dans le bâtiment : au sous-sol, elle atteignait près de 90% (2). Des bombardements avaient par ailleurs provoqué un incendie dans une aile adjacente du musée, entrainant la disparition de matériel archéologique et de documents bibliographiques.
Les premières mesures de restauration du musée sont prises en 1995, et concernent d'abord une réfection du bâtiment lui-même, qu'il s'agit d'isoler à nouveau, d'éclairer et de protéger. Sa première réouverture est célébrée le 25 novembre 1997 ; il ferme à nouveau ses portes en juillet 1998, pour encore un an et demi de travaux de réfection et de modernisation de la muséographie.

Collections

Les collections s'étendent principalement depuis l'ouverture du musée en 1999 sur deux étages, et présentent des pièces datant de la préhistoire à l'Empire ottoman. Des collections préhistoriques, on recense une riche collection d'outillage lithique, pourtant rare au Paléolithique inférieur (1M-150 000 avant J.-C.). L'apparition d'objets en cuivre, notamment dans la région de Byblos, témoigne de la première sédentarisation sur le sol libanais. L'âge du bronze, qui annonce la fin de l'ère préhistorique, marque l'avènement de l'apparition de l'écriture et d'une civilisation urbaine. Des tombes royales retrouvées à Byblos (notamment le sarcophage du roi Ahiram, sur lequel se trouvent gravées des inscriptions en caractères phéniciens) annoncent l'enracinement d'une culture du commerce maritime : des relations se développent avec l'Egypte et avec le monde syro-mésopotamien, des cités fortifiées font leurs apparitions, mises au jour par les fouilles archéologiques. De nombreuses statuettes retrouvées sur les chantiers sont exposées au public.

L'âge du fer est au Liban celui des dominations assyriennes et perses ; c'est aussi celle de l'apogée de la civilisation phénicienne, dont Sidon fait figure de capitales. Les collections présentent des bijoux en or et en pierres précieuses, de la céramique - dont les formes aux influences multiples attestent des relations importantes entretenues avec les cités du bassin méditerranéen, notamment la Grèce antique -, mais aussi des sarcophages ou des éléments d'architecture qui permettent de prendre conscience du carrefour culturel qu'était à cette époque le Liban : l'art perse, égyptien, grec se mêlent pour la création d'objets d'une grande finesse et d'une grande richesse.

La conquête d'Alexandre le Grand sur le roi perse Darius III en 333 av. J.-C. provoque une hellénisation de la Phénicie. Sur le plan artistique, l'influence grecque est remarquable dans l'art funéraire (stèles, sarcophages) ou la statuaire, qui s'applique désormais à représenter les dieux grecs. La culture locale reste pourtant très ancrée : si l'influence grecque, dont témoigne la statue de Vénus retrouvée lors des fouilles du centre-ville de Beyrouth, reste prégnante dans la région jusqu'au premier siècle av. J.-C., les statuettes en terre cuite, moins précieuses, proposent dans leur esthétique des formes plus expressives, qui dépasse le simple symbolisme religieux apporté par l'art hellénistique. De cette intégration et cette adaptation de l'art grec par les Phénicien résulte une symbiose culturellement riche, qui s'illustre particulièrement dans la région de Sidon (site de Boustan ech Cheikh) et de Tyr (Oumm el-'Amed).

La conquête romaine menée par Pompée en Méditerranée a conduit à l'annexion en 64 av. J.-C. de la Phénicie à l'empire romain. Le règne d'Auguste permet l'extension dans la région de la pax romana (3). Cette paix permet le développement de cités comme Tyr, Béryte, Baalbek, qui connaissent une véritable période de prospérité. Les villes s'étendent, les monuments religieux et civils se multiplient ; de riches nécropoles ont dévoilé des murs peints de style romain du IIe au IVe siècle ap. J.-C., représentant les divinités et les scènes de la mythologie romaine. Si de nombreux philosophes romains viennent vivre à Byblos ou Tyr, l'élite intellectuelle locale reste néanmoins influencée par la culture grecque - comme l'expose l'art statuaire, au décor encore très inspiré de l'art grec -, dont ils parlent la langue.

À la mort de Théodose en 395 ap. J.-C., les villes libanaises sont intégrées à l'empire d'Orient, se convertissent au christianisme (religion officielle depuis 392) et détruisent les temples sur l'ordre de l'empereur. Des basiliques viennent les remplacer, dont certaines parties sont exposées au musée national : un chancel (partie d'architecture mobile qui protège l'endroit où se trouve l'autel dans une église) atteste ainsi du revirement culturel opéré dans le pays à l'époque byzantine. Le pays gagne en richesse et est célébré pour la finesse de sa maîtrise de l'artisanat. La dernière partie des collections présente l'art né de la conquête arabe du Liban (635-637) par Abu 'Ubayda. Durant les siècles qui suivent se succèdent les Abbassides, les Fatimides, les Seldjoukides, les Ayyoubides et les Mameloukes ; chaque dynastie se distingue dans les collections par leur artisanat notamment de joaillerie, la collection mamelouke étant la plus conséquente. La présence mamelouke (1099-1289), dont l'architecture de la ville de Tripoli est sans doute le témoin le plus probant, a favorisé l'émergence d'un art et d'une architecture islamiques au Liban.

Octobre 2016 : ouverture au public du sous-sol du musée

La grande nouveauté d'octobre 2016 est l'ouverture au public des 700 m² du sous-sol du musée, consacrés aux rites et aux pratiques funéraires. 520 pièces archéologiques viennent témoigner des rites et des croyances locales, de la préhistoire à l'ère ottomane. Les éléments les plus impressionnants sont une série de trente-et-un sarcophages anthropoïdes, jusque-là jamais exposés au public : en marbre blanc de Paros, datant du VIe au Ve siècle, représentatif de l'art funéraire phénicien, ils proposent dans leur style une synthèse entre la pratique égyptienne du sarcophage anthropoïde et le modèle de la statuaire grecque pour la figuration des traits humains. Des traces de polychromie sont encore visibles. Selon la conservatrice du musée Anne-Marie Afeiche, cette collection de sarcophages de ce type est « la plus grande collection au monde » (4). L'autre événement : l'exposition de trois momies, Mayam, Yasmine et Sadaka. Elles font toutes trois partie des huit momies découvertes dans la grotte d'Asi el-Hasath, lors des fouilles menées entre 1989 et 1991. Il semble que ces momies sont les premières du peuple maronite médiéval : trois femmes, cinq jeunes filles et un nourrisson fuyant le massacre des Mamelouks s'étaient réfugiés dans cette grotte et y sont décédés. Le faible taux d'humidité a ralenti la décomposition de leur corps et des tissus : des études sont désormais menées sur les habits qui les vêtent, ceux-ci présentant l'intérêt exceptionnel d'être présenté en contexte, pour la première fois au Moyen-Orient. La visite se clôt sur trois remarquables stèles ottomanes de 1830, découvertes à Wadi Abou Jmil.

L'ouverture de ce nouvel espace a su drainer de nouveaux visiteurs. Comme l'annonçait Anne-Marie Afeiche à l'AFP, « c'est une leçon de courage et d'espoir puisque quarante-et-un ans après la fermeture du musée en 1975, nous sommes aujourd'hui dans la possibilité de recevoir des visiteurs aux trois étages » (5). Le musée national avait lancé en 2014 son application mobile destinée à mettre en valeur son patrimoine : projet alors inédit au Moyen-Orient, elle offrait gratuitement, pour téléphones mobiles et tablettes, un « parcours libre et autonome » (6) au cœur du musée, proposant des explications historiques et esthétiques pour plus de 130 objets exposés. Avec l'ouverture du sous-sol du bâtiment, le musée a su intéresser encore davantage de public, et peut proposer aux Libanais une nouvelle lecture de l'histoire ancienne et moderne du pays.

Notes :

(1) Site officiel du musée national de Beyrouth : http://beirutnationalmuseum.com/histoire.htm
(2) Voir commentaire du film de Bahij Hojeij, Le musée national, défi à l'oubli, 1996.
(3) La Pax Romana (« paix romaine ») désigne la longue période de paix (du Ie siècle au IIe siècle apr. J.-C.) imposée par l'Empire romain sur les régions contrôlées.
(4) Anne-Marie Afeiche, citée par May Malarem, « La plus grande collection au monde de sarcophages anthropoïdes désormais à Beyrouth », L'Orient Le Jour, 08/10/2016, http://www.lorientlejour.com/article/1011563/la-plus-grande-collection-au-monde-de-sarcophages-anthropoides-desormais-a-beyrouth.html
(5) Anne-Marie Afeiche, citée dans « Le musée national de Beyrouth révèle des vestiges exceptionnels », i24news, 03/11/2016, http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/129246-161103-le-musee-national-de-beyrouth-revele-des-vestiges-exceptionnels
(6) Paul Khalifeh, « Liban : le Musée national de Beyrouth lance son application mobile », RFI, 08/09/2014, http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140908-le-musee-national-beyrouth-lance-son-application-mobile



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Autour d’« Historia » hors-série consacré au Liban (déc.-janv. 2016) - L'Orient-Le Jour

Autour d'« Historia » hors-série consacré au Liban (déc.-janv. 2016) - L'Orient-Le Jour

Autour d'« Historia » hors-série consacré au Liban (déc.-janv. 2016)

Bahjat RIZK

Ce matin, plusieurs kiosques à Paris sont tapissés par la couverture du dernier numéro d'Historia hors-série consacré au Liban. Ce numéro, à l'initiative heureuse du ministre de la Culture libanais, propose une histoire succincte et synthétique du Liban, des Phéniciens à nos jours, à travers cinq parties (une Antiquité dorée, chrétienté et islam, l'Empire ottoman, vers l'indépendance et le Liban contemporain) et une trentaine d'articles accessibles et articulés, rédigés par des chercheurs universitaires et des conférenciers divers, libanais et français.
Certes, ce numéro ne peut à lui tout seul épuiser toute la complexité de l'histoire libanaise (d'autant plus que l'histoire elle-même, science humaine, est de manière intrinsèque, dialectique), mais il a le mérite de suggérer des pistes de réflexion. Sans une histoire commune collective, à la fois affective et raisonnée, un groupe humain ne peut poursuivre longtemps, dans le temps et l'espace, son expérience identitaire, tant culturelle que politique. Ces pages sont donc autant de repères objectifs pour permettre aux Libanais (toutes communautés confondues) de retrouver leurs spécificités, d'en prendre conscience, de les intérioriser, de les partager et de les transmettre, en tant que patrimoine commun.
Pour ma part, j'ai eu un double bonheur à contribuer modestement à deux articles dans ce numéro. Tout d'abord à un niveau affectif, Historia pour moi, comme pour d'innombrables générations de lecteurs, correspond à un rêve d'enfant. Ma mère l'achetait régulièrement et au début de la guerre, sous les bombes, la seule chose qui pouvait me rassurer, c'était d'en dévorer les pages, à la lumière de ma torche (à cause des coupures d'électricité et avant l'apparition généralisée du système de générateurs). Certes je m'abîmais les yeux mais parvenais rapidement à surmonter mes peurs, car le voyage à travers l'histoire nourrit l'esprit et le libère, permet de transcender l'actualité, de la relativiser et de l'encadrer à nouveau. Devant la violence du monde, l'histoire comme la géographie nous fournissent des repères de rationalité.
Par ailleurs, cette année marque le 500e anniversaire de la naissance de l'émirat du Mont-Liban (1516-1842) qui constitue le fondement politique de l'expérience libanaise. Dans cet espace géographique atypique, à la fois ouvert (Méditerranée), continu et paradoxal (côte, montagne, plaine, montagne), verdoyant, fertile (chaîne du Mont-Liban et Békaa) et enclavé (chaîne aride de l'Anti-Liban), l'émirat a joué un rôle structurant qui a forgé au fil du temps l'identité libanaise, le pluralisme culturel et les libertés publiques. Le système politique libanais « est comme un mélange tempéré d'aristocratie, de monarchie et de démocratie » (Volney – 1787 Voyage en Égypte et en Syrie).
Les deux articles qui m'ont été confiés couvrent la seconde période de l'émirat (1634 à 1840) – la première partie (1516-1634) étant traitée brillamment par le professeur Issam Khalifé –, autrement dit la période de deux siècles qui s'étend de la chute de Fakhreddine II le Grand, fondateur du Grand Liban (1590-1835), à la chute de Bachir II le Grand, fondateur de l'État libanais moderne (1788-1840), ainsi qu'un portrait spécial de ce dernier (dont le 250e anniversaire de la naissance tombe l'année prochaine, né en 1767 à Ghazir).
Bachir II eut à gérer, pour le meilleur et le pire, durant plus d'un demi-siècle, les ambitions démesurées et la rivalité des divers pachas ottomans dont dépendait le Liban (Tripoli, Damas et surtout Akka-Saïda créé en 1660, pour contrôler la montagne libanaise), celles des différents chefs féodaux libanais y compris à l'intérieur de sa propre famille, celles du puissant voisin égyptien (Mehmet Ali qui s'était quasiment séparé du sultan ottoman et avait établi sa propre dynastie, 1833-1952), ainsi que les nouvelles ingérences occidentales et orientales, qui avaient débuté avec l'expédition de Napoléon et se poursuivent toujours aujourd'hui, renforcées par les différentes révolutions successives des moyens de communication. Sans oublier les trois sursauts populaires (communes –
Ammyia de 1820, 1821 et 1840) qui marquent une sorte de révolution sociologique transcommunautaire, inédite et pionnière en Orient, contre le système patriarcal (clergé et féodalité). Une sorte de printemps arabe au Liban, il y a deux siècles.
Il est à souligner que durant la plus grande partie de l'émirat, le clivage n'était pas communautaire mais sur base ethnique tribale, entre la kaysiyya (tribus venant d'Arabie-Nord) et la yamaniyya (tribus provenant du Sud-Yémen). Ce clivage pluricommunautaire tout aussi féroce se transformera après la bataille de Aïn Dara (1711), où la yamaniyya fut défaite et s'expatria en Syrie, en un clivage clanique joumblattis et yazbakis (tous les deux issus de la kaysiyya), jusqu'à l'affrontement entre Bachir II Chéhab et Bachir Joumblatt (1823-1825) où l'aspect communautaire, malheureusement et insidieusement, prévalut.
Cela nous renseigne sur l'évolution du discours idéologique, qui peut conserver toute sa violence et mobiliser, au-delà du paramètre identitaire qu'il emprunte (paramètres d'Hérodote : race, langue, religion et mœurs). Les paramètres identitaires sont donc nécessaires pour structurer et organiser les groupes humains, mais une fois idéologisés, ils rejoignent inéluctablement un processus de conquête du pouvoir et de violence. L'expérience libanaise variable permet de mieux appréhender ce rapport fluctuant et forcé entre l'identité et l'idéologie.
Certes, après Bachir II, il y aura tout le passage entre le double préfectorat (1843-1860, caïmacamiyatayn), le gouvernement direct et autonome ottoman du Mont-Liban (1860-1918, moutassarrifiya), la déclaration du Grand Liban (1er septembre 1920), le mandat français et la première Constitution (1926), l'indépendance libanaise (1943), l'expérience du chéhabisme (le président-émir-général Fouad Chéhab [1958-1964] est le descendant à la quatrième génération du frère unique et aîné de Bachir II, Hassan, resté dans le Kesrouan ; il tentera lui aussi de renforcer les institutions à l'instar de son arrière arrière-grand-oncle), la guerre civile (1975-1990), la seconde Constitution de Taëf (1989) et le Liban d'aujourd'hui.
En assumant la continuité de leur histoire commune, les Libanais affirment à nouveau la poursuite de leur projet politique commun et leur modèle de société, à la fois dynamique, divers et unifié. Il ne s'agit pas donc uniquement d'une répartition arbitraire, capricieuse ou sectaire des portefeuilles ministériels entre les différents chefs communautaires, mais d'une vision à long terme de l'histoire, de la géographie, du système politique, de sa raison d'être, de sa rationalité et de sa viabilité.
Depuis déjà 500 ans, ce projet politique s'est construit au fil du temps, à travers des personnes éclairées et audacieuses, qui l'ont porté et transmis. C'est une expérience unique et inédite au cœur de l'Orient (vivre-ensemble et libertés publiques). Des ouvrages remarquables l'ont longuement relatée, décrite et analysée (l'ouvrage collectif de plus de 1 000 pages sous la direction de l'ambassadeur Boutros Dib, les travaux de l'ambassadeur Adel Ismaïl, les écrits de l'érudit Fouad Ephrem Boustany, de Hareth Boustany, de maître Fouad Boustany, de Josette Saleh et de tellement d'autres encore...).
Ce numéro d'Historia hors-série est un événement et une nouvelle occasion pour la compréhension du Liban, de son passé et de son avenir. C'est au nouveau mandat présidentiel et aux Libanais de bonne foi et de bonne volonté de la saisir.

Bahjat RIZK

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vendredi 2 décembre 2016

Comment l’histoire explique l’actualité d’Alep. Partie 3. La destruction du patrimoine culturel de la ville et des monuments dans le conflit en Syrie depuis 2011 : zone ouest et zone est, un patrimoine contrasté - Les clés du Moyen-Orient

Comment l'histoire explique l'actualité d'Alep. Partie 3. La destruction du patrimoine culturel de la ville et des monuments dans le conflit en Syrie depuis 2011 : zone ouest et zone est, un patrimoine contrasté - Les clés du Moyen-Orient

COMMENT L'HISTOIRE EXPLIQUE L'ACTUALITÉ D'ALEP. PARTIE 3. LA DESTRUCTION DU PATRIMOINE CULTUREL DE LA VILLE ET DES MONUMENTS DANS LE CONFLIT EN SYRIE DEPUIS 2011 : ZONE OUEST ET ZONE EST, UN PATRIMOINE CONTRASTÉ ARTICLE PUBLIÉ LE 17/11/2016

Lire la partie 1 : Comment l'histoire explique l'actualité d'Alep. Partie 1. Alep, ville pérenne dans l'Histoire

Partie 2 : Comment l'histoire explique l'actualité d'Alep. Partie 2. Quelles raisons historiques peuvent-elles expliquer que la ville soit un enjeu aujourd'hui ?

Quel patrimoine ?

Les listes du patrimoine officiel, essentiellement constituées de monuments, ont été généralement élaborées par des spécialistes d'origine occidentale ou formés en Occident, en fonction de critères esthétiques ou scientifiques qui pourraient être discutés. Cette conception du patrimoine diffusée progressivement dans le monde avec les colonisations occidentales, peut avoir occulté d'autres formes, moins matérielles, intégrant le mode de vie et les pratiques, mais aussi une reconnaissance globale de la ville comme patrimoine, par les « récits de villes » plutôt que des monuments isolés. Les « récits de villes », descriptions topographiques et historiques qui existent pour Alep au moins depuis le XIIe siècle, évolutives, mises à jour en fonction des auteurs qui souhaitent intervenir, suggèrent qu'une entité urbaine est un patrimoine en soi, à la fois matériel et immatériel, idée pratiquée aussi dans d'autres cultures orientales (David 2015 en ligne et 2016 éd. papier).

Pour comprendre la véritable extension des destructions récentes du patrimoine alépin, qui va bien au delà des atteintes au patrimoine institutionnel, il faut d'abord préciser ce qu'est le patrimoine reconnu et revendiqué par la société (David et Boissière 2014) dans ce contexte. Il faut aussi tenir compte du fait que la ligne qui partage la ville entre quartiers de l'est et quartiers ouest traverse le centre de la ville et notamment les quartiers anciens et le territoire classé patrimoine mondial par l'Unesco. Une première conséquence est le dépeçage du patrimoine et donc une perte du sens de l'unité de la ville qui faisait patrimoine en soi, et d'autre part une diversification des moyens de destruction mis en oeuvre du fait de l'inventivité propre à chacun des deux camps, chacun ayant ses propres raisons de détruire intentionnellement et souvent systématiquement des éléments de ce qui constituait le patrimoine commun.

L'essentiel des destructions n'est pas le fait de dommages collatéraux des combats ou de destructions dues aux armes des combats de rues, de la guérilla, mais à l'emploi de moyens spéciaux, adaptés à ces objectifs de destruction. La guerre en cours est donc aussi une guerre du patrimoine, parallèle à la guerre des armes et des armées, mais elle ne semble pas secondaire et même par certains de ses aspects, cette guerre du patrimoine peut être principale. L'indifférence apparente de la population face aux destructions peut refléter le fait que ce patrimoine institutionnel, qui a été plus ou moins imposé officiellement, n'est qu'un aspect du patrimoine, qui n'est pas parfaitement reconnu et accepté. Il est clair que la perception du patrimoine institutionnel par les rebelles peut être très différente de celle des proches du régime, de son armée et des fonctionnaires de la Direction Générale des Antiquités et des Musées. Les rebelles ne sont sans doute pas tous des Alépins mais par leur origine sociale et régionale souvent rurale, ils sont proches des néocitadins chez qui ils se sont installés dans les quartiers de l'est. Les armées du régime ont rarement un lien avec la ville et peuvent être constituées de non citadins originaires de régions lointaines, mais ils doivent théoriquement tenir compte des directives des fonctionnaires de la DGAM, garants du point de vue institutionnel et souvent personnellement engagés dans leur statut de protecteurs du patrimoine.

De plus, les hommes de l'armé du régime et leur matériel sont souvent installés par principe tactique dans des lieux sensibles, supposés ne pas être attaqués et détruits, monuments du patrimoine, quartiers densément habités, institutions sensibles, jardins et terres agricoles fertiles et fragiles, et pratiquent de longue date l'utilisation d'une forme élargie du « bouclier humain ». On a toujours vu autour de Damas des chars d'assaut camper dans les vergers d'oliviers et à Alep depuis le début de la guerre actuelle, des bâtiments confortables situés dans la zone historique, classés patrimoine mondial comme l'hôtel Carlton dans l'ancien hôpital National au pied de la citadelle ou la madrasa Khosrowiyé construite par Sinan vers 1530, sont choisis de préférence. La Citadelle et la Grande Mosquée, proches de la ligne de front, d'intérêt stratégique, sont aussi des lieux sacrés de l'identité alépine et nationale et ont été des objectifs disputés pendant des années ou rapidement occupés par des militaires du régime.

Un retour au passé proche peut instruire : dans les années 1970-1980, à l'époque où les premiers zonages de protection du patrimoine ont été élaborés à la Municipalité, les interdictions de détruire ou de modifier le tissu ancien et les monuments dans ces zones qui couvraient déjà plusieurs hectares, on été ressenties par des habitants comme une ingérence du pouvoir dans les biens et les privilèges privés reconnus depuis des siècles. L'idée d'expropriation pour utilité publique était très étrangère aux pratiques anciennes, et avait été introduite d'abord par l'administration ottomane à Istanbul pour réaliser des remembrements et des reconstructions après les incendies au XIXe siècle. Le mandat français avait proposé l'expropriation pour faire des percées dans le tissu urbain mais en avait peu réalisé du fait de leur coût et de leurs conséquences sociales et économiques et aussi des réticences municipales. Ces méfiances existaient dans les périodes de troubles de la fin des années 1970 à Alep : des milices armées du pouvoir étaient appelées par certains proches politiquement, pour se protéger contre l'ingérence de la Direction des Antiquités et de la Municipalité qui souhaitait protéger des destructions des monuments du patrimoine nouvellement désignés mais devant être rasées par un promoteur. Et certaines grandes percées à travers la vieille ville qui devaient être réalisées pour des raisons de sécurité politique (contre les Frères musulmans) ont finalement été annulées au cours des années 1980.

Des exemples ponctuels significatifs de destruction du patrimoine

Les premières atteintes au patrimoine institutionnel remontent à l'automne 2012, peu après l'entrée des rebelles à Alep, un an après le début du conflit syrien.

- Fin septembre 2012. Maison Zamariya à Jdeidé. Dans la zone classée « patrimoine mondial » par l'Unesco. Parmi les premières maisons historiques détruites, elle avait été restaurée en vue d'investissements touristiques. Belle maison de taille moyenne dans un quartier chrétien ancien, construite au XVIIIe siècle, transformée en hôtel et restaurant dans les années 1990. Occupée par les rebelles lors de leur entrée dans la ville par le nord en 2012, utilisée comme QG, puis attaquée par les forces du régime qui chassent les rebelles. Des photos diffusées sur internet le 26 septembre 2012 montrent les dégâts provoqués par les combats : pas de destruction du gros oeuvre mais sans doute le pillage du décor de boiseries anciennes et des aménagements touristiques. Les photos diffusées quelques jours plus tard, (1er octobre 2012) montrent les bâtiments presque totalement détruits, et incendiés, sans doute en vue de camoufler un pillage ?

- Les vendredi 28 et samedi 29 septembre 2012, les souks centraux sont incendiés et partiellement détruits et bombardés, en l'absence des commerçants et sans doute après pillage. Le souk de l'or notamment est entièrement détruit.
D'après les commerçants, il n'y a pas d'armée à l'intérieur des souks mais seulement des rebelles. « Les soldats tirent à partir de barrages positionnés à l'extérieur des souks, comme les quartiers historiques de 'Aqabé en hauteur et al-'Awamid ou encore près de la mosquée des Omayyades ».

- Mi octobre 2012, atteintes et pillages à la Grande mosquée et 3 octobre, bombe (camion piégé) contre le Nadi debbat, cercle des officiers dans le centre-ville.

- Février 2013, photos diffusées de la destruction de l'ancienne municipalité ottomane, qui a du avoir lieu plus tôt, en octobre 2012. Destruction par des combats sur un front, opposant les deux belligérants ; pas de dynamitages souterrains.

- Mercredi 24 avril 2013, le minaret de la Grande mosquée, de 1099 s'effondre. Rebelles et armée du régime s'accusent mutuellement de l'avoir détruit.

- Le 8 mai 2014, l'hôtel Carlton, au pied de la Citadelle, ancien hôpital National ottoman construit à la fin du XIX siècle, est dynamité à partir d'un souterrain et presque totalement détruit. Il était utilisé comme une base militaire par le régime.

- Eté 2014, la mosquée/madrasa Khosrowiya est totalement détruite par les rebelles (dynamitages souterrains). Mosquée ottomane impériale construite par Sinan au XVIe siècle. École religieuse confrérique (voir article de Thomas Pierret 2014), elle était une école religieuse et une base militaire du régime.

- Décembre 2015, la maison Ghazalé et le quartier de Jdeidé (place al-Hatab, Waqf Ipchir Pacha et Bahram Pacha, etc.). Une image satellite diffusée par Digilal Globe inc/Asor CHI donne un état des lieux de la zone très largement détruite par des dynamitages souterrains et des bombardements d'artillerie. Cette zone qui se trouve sur une ligne de front, historiquement et culturellement très riche, coeur des quartiers chrétiens historiques, est détruite par les coups du régime et des rebelles. La maison Ghazalé, restaurée par la DGAM entre 2007 et 2011 avait été pillée en 2012, au début des conflits, pour un vol organisé des boiseries peintes anciennes.

- 15 août 2016 (diffusion des photos par mail), très belle maison ancienne dite Khan al-Daraj, début XVIIe ou avant ? Restaurée et devenue le Waraqa Center, centre culturel et spirituel, bibliothèque, aménagé avant la guerre par des Alépins entrés dans l'opposition. Détruite par bombardements aériens ou par des obus par le régime ?

Les choix des objectifs de destruction par les belligérants

Les plus grosses destructions du patrimoine monumental institutionnel à Alep sont le fait des rebelles, par dynamitage souterrain. Les objectifs visés sont d'abord des monuments ou des quartiers, où sont installés des hommes du régime, généralement des militaires, mais il s'agit aussi dans la ville ancienne de lieux protégés par la Direction des Antiquités et des Musées ou gérés par la Direction des Waqf-s, (biens de mainmorte musulmans), et de locaux publics à usage religieux musulman, presque tous anciens. Ces biens sont en général des monuments historiques classés depuis longtemps, ayant fait ensuite partie du patrimoine mondial classé par l'Unesco ; beaucoup de mosquées ont été détruites ainsi. D'autres locaux ou espaces dynamités, vraisemblablement par les rebelles, étaient des aménagements touristiques réalisés ou en projet comme l'ensemble situé au pied sud de la Citadelle et la partie du quartier de Jdeidé autour de la place al-Hatab et des waqf-s ottomans de Bahram Pacha et Ipchir Pacha, donc des investissements privés ou du mécénat international, les interventions de la fondation Aga Khan, et des investissements allemands et du programme GTZ, ou des programmes de la politique urbaine pratiquée par la Municipalité. Certains de ces lieux, comme l'hôtel Carlton, la madrasa Khosrowiyya, le futur grand hôtel en cours d'aménagement dans l'ancien Sérail français, étaient effectivement occupés par des petits effectifs de l'armée du régime. La plupart des bâtiments dynamités dans cette zone étaient aussi des immeubles ou des institutions propriétés de l'État à l'origine, datant du mandat français ou de l'époque ottomane (beaucoup du XIXe siècle).

Les destructions très étendues par dynamitage souterrain dans le quartier de Jdeidé visaient surtout l'espace public aménagé, revalorisé, contexte d'investissements touristiques privés ou étatiques importants, ainsi que des waqf-s ottomans du XVIe et XVIIe siècles, futurs sites d'investissements touristiques. L'origine des pillages et les impacts d'obus sur les musées des maisons Ghazalé et Atchiqbach n'est pas précisément déterminée. Situés sur la ligne de front, ces deux bâtiments appartenant à la Direction des Antiquités ont été pillés, notamment les boiseries peintes et des objets. Les explosifs ou les projectiles utilisés ne semblent pas être des dynamitages souterrains ni des bombardements aériens, mais peuvent être des impacts d'obus de mortiers ou de chars, donc venus de l'un ou l'autre des belligérants. Les destructions du patrimoine attribuées aux rebelles peuvent être aussi des provocations du régime pour faire accuser les rebelles.

Beaucoup de ces actions sont filmées de façon très professionnelle depuis différents points hauts. Les vidéos signées par des groupes rebelles, souvent Jabhat al-Islamiyya, sont mises en ligne et constituent des formes de publicité.

Au contraire, l'essentiel des destructions par le régime ne concerne pas les quartiers anciens et le patrimoine institutionnel, généralement considérés comme des expressions du régime ou des propriétés de l'État, mais le bombardement des quartiers populaires de l'est, souvent avec des dispositifs explosifs à fragmentation. On sait que ces bombardements peuvent être accompagnés de l'utilisation de gaz de combat. Les objectifs visés sont les rebelles installés dans ces quartiers et sans doute intentionnellement les habitants, que nous avons définis précédemment comme des citadins mal intégrés et souvent méprisés…, mais qui étaient aussi des conservateurs du mode de vie et des traditions populaires et avant tout des habitants non belligérants. Beaucoup sont partis.

Patrimoine matériel et immatériel

Les objectifs des rebelles sont idéologiques et visent le régime, sa corruption et son despotisme criminel, dans certaines de ses expressions. Les destructions par le régime au contraire visent l'espace matériel de la vie quotidienne des habitants. Il s'agit d'entraver la perpétuation des familles, de punir ceux qui aident les rebelles, de pousser à la désorganisation et à l'exode en coupant les racines comme dans la campagne on coupe les arbres, on incendie les maisons, on détruit les récoltes, les provisions, pour rendre difficile ou impossible le retour. Enfin, les objectifs militaires des destructions par bombardements dans ces quartiers impénétrables pour les chars et autres véhicules d'artillerie sont aussi stratégiques et anti guérilla.

Même si le niveau de gravité ou de caractère criminel de ces actions peut être mesuré, le bilan doit être global puisque l'objectif est la destruction de la ville prise globalement, même si les quartiers de l'ouest tenus par le régime, véritable camp retranché, sont restés longtemps à l'abri des projectiles et des autres moyens, relativement faibles, de destruction des rebelles, comme en témoigne la carte produite par UNOSAT/UNITAR (Percentage of buildings damaged, Aleppo, Syria. UNOSAT, UNITAR, synthèse 01-02 2016), ou les images de localisation des check points autour de ces quartiers, qui interdisent par exemple l'entrée des véhicules piégés.

Cette guerre est une guerre à la ville et à la vie et par là, une guerre au patrimoine le plus essentiel et le plus ordinaire, celui des boutiques et des espaces d'approvisionnement, du quartier et de la ruelle partagés par toute une société de voisinage et enfin de la maison, bien au delà du patrimoine culturel institutionnel : la ville, espace de vie, n'est pas patrimoine de la même façon qu'un site archéologique ou des objets dans un musée. Les destructions par le régime touchent ainsi plus gravement le tissu domestique, économique et l'espace public populaire dans leur charge immatérielle, symbolique ou plus simplement les pratique sociales et vitales. Dans les quartiers de l'est, c'est l'ensemble de ce dispositif populaire moderne, qui ne semble pas patrimonial, où le matériel est le support et le cadre de la vie dans lequel s'inscrit fortement le quotidien des gens, qui est ciblé et détruit dans des logiques qui laissent à penser qu'une ville différente verra le jour après la guerre, coupée des héritages et qu'elle ne se reconstruira pas sur les mêmes bases et les mêmes logiques.

Sélection bibliographique :

Boissière Thierry et David Jean-Claude (dir) 2014, Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011, 25 articles (20 auteurs), IFPO (Institut Français du Proche-Orient), Damas-Beyrouth janvier 2014 590 pages.

Boissière Thierry et David Jean-Claude (dir.) 2014, Alep et ses territoires : Fabrique et politique d'une ville (1868-2011). Nouvelle édition [en ligne]. Beyrouth - Damas : Presses de l'Ifpo, 2014 (généré le 29 septembre 2014). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/ifpo/6621> . ISBN : 9782351595275.

Boissière Thierry et David Jean-Claude 2014, « La destruction du patrimoine culturel à Alep : banalité d'un fait de guerre ? » 2014, Confluences Méditerranée 89, 163-171.

Boissière Thierry et David Jean-Claude 2014c, « Guerre contre l'État, guerre contre la ville : Alep, otage des combats en Syrie », 2014, Moyen-Orient 24, octobre-décembre, 84-91 (carte p. 89).

David Jean-Claude 1996, "Les territoires des groupes à Alep à l'époque ottomane. Cohésion urbaine et formes d'exclusion". Revue du Monde Musulman et de la Méditerranée, 79-80, Biens communs, patrimoine collectif et gestion communautaire dans les sociétés musulmanes, 1996, Aix-en-Provence : 225-254.

David Jean-Claude 1997a, "Urbanisme contemporain et tradition en Syrie", Sciences sociales et phénomènes urbains dans le Monde Arabe. Fondation Abdel Aziz al-Saoud. Casablanca, 1997 : 185-191.

David Jean-Claude 2014 « Production et qualification de l'espace urbain ;
 entre informel et corruption », Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011. Dir .Thierry Boissière et Jean-Claude David, IFPO (Institut Français du Proche-Orient), Damas-Beyrouth janvier 2014 179-196.

David Jean-Claude 2014 « 
Valorisation du patrimoine mondial alépin.
Valeur d'usage et référence identitaire,
 attraction touristique, vitrine du nouveau centre », Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011. Dir .Thierry Boissière et Jean-Claude David, IFPO (Institut Français du Proche-Orient), Damas-Beyrouth janvier 2014 393-417.

David Jean-Claude 2015 « Décrire la ville, écrire le patrimoine », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée [En ligne], Etudes libres inédites, mis en ligne le 03 juillet 2015, URL : http://remmm. revues.org/9151

David Jean-Claude 2016 « Décrire la ville, écrire le patrimoine », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, n° 139, juin 2016, 193-204.

Delaistre Anne-Fleur et Roussel Cyril et alii 2014, « La frontière turco-syrienne dans la province d'Alep : un nouvel espace de circulation », in Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011. Dir .Thierry Boissière et Jean-Claude David, IFPO (Institut Français du Proche-Orient), Damas-Beyrouth janvier 2014 265-279.

Hivernel Jacques 2001, « La madâfa de bâb al-Nayrab, un repaire dans la ville, un relais dans l'espace », Espaces et sociétés 2001/1 n°108, 253-316.

Hivernel Jacques 2004, « La vengeance de sang dans un quartier d'Alep : entre justice privée et justice d'État », Droit et Culture p. 147-166.

Kawakbi Salam 2016, Entretien avec Salam Kawakibi, « Syrie : Une vie politique à inventer sous les bombes », Confluences Méditerranée 2016/3 (N° 98), p. 115-123

Kawakbi Salam 2016, http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2016-3-page-115.htm

Méouchy Nadine 2014, « Les temps et les territoires de la révolte du Nord (1919-1921) », in Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011. Dir .Thierry Boissière et Jean-Claude David, IFPO (Institut Français du Proche-Orient), Damas-Beyrouth janvier 2014 265-279.

Meouchy Nadine 2016, "Etat et société dans la Syrie d'aujourd'hui. Une histoire d'impensés et d'impasses", Bozzo Anna, Luizard Pierre-Jean, dir., Vers un nouveau Moyen-Orient ? Etats arabes en crise entre logiques de division et sociétés civiles. 147-172.

Pierret Thomas 2014, « Le clergé sunnite alépin : provincialisation et affirmation de l'élément tribalo-rural », in Alep et ses territoires : Fabrique et politique d'une ville (1868-2011). Nouvelle édition [en ligne]. Beyrouth - Damas : Presses de l'Ifpo, 2014 (généré le 29 septembre 2014). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/ifpo/6621> . ISBN : 9782351595275.

Pierret Thomas 2014, « Le clergé sunnite alépin : provincialisation et affirmation de l'élément tribalo-rural », in Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011. Dir .Thierry Boissière et Jean-Claude David, IFPO (Institut Français du Proche-Orient), Damas-Beyrouth janvier 2014 265-279.

Sakkal Salwa 2014, « Croissance et contrôle de l'espace. L'informel et l'urbanisme, la municipalité et l'État » in Boissière Thierry et David Jean-Claude (dir.) Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011, Nouvelle édition [en ligne]. Beyrouth - Damas : Presses de l'Ifpo, 2014 (généré le 29 septembre 2014). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/ifpo/6621> . ISBN : 9782351595275

Sakkal Salwa 2014, « Croissance et contrôle de l'espace. L'informel et l'urbanisme, la municipalité et l'État » in Boissière Thierry et David Jean-Claude (dir.) Alep et ses territoires Fabrique et politique d'une ville 1868-2011, IFPO (Institut Français du Proche-Orient), Damas-Beyrouth janvier 2014 197-227.

Sauvaget Jean 1941, Alep, essai sur le développement d'une grande ville syrienne des origines au milieu du XIXe siècle.



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samedi 12 novembre 2016

L’unité des chrétiens pour renouveler le projet du Grand Liban - L'Orient-Le Jour

L'unité des chrétiens pour renouveler le projet du Grand Liban - L'Orient-Le Jour

L'unité des chrétiens pour renouveler le projet du Grand Liban

En 1990, nous avons perdu la guerre pour deux raisons : la guerre fratricide pour le pouvoir dans nos régions et une déviation des fondements de la cause.
Notre défaite a été scellée par l'accord de Taëf qui a introduit un déséquilibre majeur entre chrétiens et musulmans, tout en reconnaissant aux Syriens un rôle mandataire.
De 1990 à 2005, le déséquilibre a été total : la seconde République n'en était plus une. Durant l'occupation syrienne, nous avons été systématiquement affaiblis surtout à travers les différentes lois électorales. Tous les fondements de la République – institutions, administration, éducation nationale, armée, organes sécuritaires et économiques – ont été sapés. Sous le couvert du traité de fraternité avec la Syrie, le Liban a été endetté, racketté et la corruption a été institutionnalisée pour devenir systématique ;
sans parler des scandales boursiers qui ont éclaté.
Pour abattre notre résistance et nous punir d'avoir osé leur résister toutes ces années, tous les moyens ont été utilisés : le meurtre, la persécution physique et morale, l'emprisonnement, l'exil et l'enlèvement. Cela n'a fait qu'ancrer plus profondément la cause dans notre âme et renforcer notre détermination à nous libérer ; ce qui s'est produit en 2005.
En 1994, le ministre de l'Intérieur a amplifié le déséquilibre démographique avec le décret de naturalisation n° 5247 du 20 juin de cette année-là. Plus tard, nous avons appris du même ministère, que 202 000 étrangers avaient été naturalisés, dont 151 000 musulmans (parmi lesquels 109 000 sunnites). En réalité, pas moins de 400 000 étrangers ont été naturalisés dont 70 000 Palestiniens, alors même que la Constitution interdit l'implantation. Il faut rendre la nationalité libanaise aux Libanais (comme on a enfin commencé à le faire cette année) et non l'octroyer aux étrangers.
Depuis cette époque, nous contribuons aux recettes du Trésor libanais à hauteur de 62 % alors qu'il ne nous est alloué que 12 % du budget de l'État en salaires et en services pour nos régions (source : Labora). Nous avons donc plus de devoirs, mais moins de droits. C'est inacceptable !
De 2005 à 2016, le déséquilibre s'est poursuivi : une nouvelle ère a commencé au Liban avec le retrait des troupes syriennes en 2005 et au Moyen-Orient avec le début des révolutions arabes en 2011. Mais elle est bouleversée par trois facteurs :
1. Le conflit entre sunnites et chiites au Liban et dans la région
Ce conflit a pris de nouvelles proportions et s'est même transformé en une miniguerre civile au Liban (le 7 mai 2008). Si elle s'était prolongée, elle aurait inévitablement débordé jusque dans nos régions, où nous aurions été des dommages collatéraux surtout dans les régions chrétiennes frontalières !
2. La guerre en Irak et en Syrie
La détérioration de la situation en Irak et en Syrie a poussé les principales puissances régionales et internationales à desserrer leur étau sur le Liban, mais leur conflit se cristallise. Nous assistons à l'exode massif des chrétiens d'Irak et de Syrie. Quant au Liban, il est submergé par plus de 2 millions de réfugiés syriens en plus de 650 000 réfugiés palestiniens (en comptant ceux qui ont fui la Syrie) !
3. De nouveaux accords « Sykes-Picot » en perspective !
L'engagement militaire international en Syrie et en Irak laisse présager l'émergence d'un nouveau Moyen-Orient dans le futur bien que nul n'en connaisse encore réellement les contours, notamment en ce qui concerne les frontières des États et les systèmes politiques de ceux-ci. Il est inconcevable que ce nouveau remaniement se fasse à l'insu du Liban. Pour cela, nous avons besoin d'un chef d'État, véritablement chef de l'exécutif, à même d'imposer le Liban à la table des négociations régionales !
Saisissons l'occasion pour rééquilibrer le partenariat interlibanais : en raison de tout ce qui précède et parce qu'il y a tant à faire, il est vital pour nous Libanais en général et chrétiens en particulier de nous réveiller et de nous unir !
Face aux énormes déséquilibres politiques, économiques, démographiques et sociaux, il ne nous est plus permis de tergiverser, de réfléchir « petit » et de mettre toute notre intelligence dans des tactiques politiciennes. Nous devons transcender nos susceptibilités et nos divisions stériles pour nous unir derrière la cause !
Il faut saisir l'opportunité de l'élection d'un président représentatif, fruit d'une entente interchrétienne, le soutenir et renforcer la présidence de la République. Le nouveau président se doit d'être rassembleur car c'est seulement ainsi que nous pourrons relever ce grand défi !
Œuvrons ensemble :
- d'une part, sur l'échiquier régional, afin de garantir la place du Liban à la table des négociations qui redéfinira le nouveau Moyen-Orient ;
- et, d'autre part, sur l'échiquier national, afin de renforcer notre rôle, rétablir une vraie parité politique et participer activement au renouvellement du projet d'État du Grand Liban de demain.
Il y a près de 100 ans, le Grand Liban basé sur les valeurs de la liberté est né grâce à l'initiative des chrétiens. Aujourd'hui, ils sont appelés à remplir le même rôle historique : bâtir un nouveau modèle libanais et une nouvelle formule politique mettant un terme définitif à la lutte pour le pouvoir entre les différentes communautés religieuses. Nous voulons vivre avec nos coreligionnaires au Liban et en Orient en toute liberté, égalité, citoyenneté, sécurité et dignité !
Comme l'a dit le pape Benoît XVI, il faut que le Liban redevienne le « pays phare de la région ».
Je conclurai par ces quelques mots de Bachir : «Je suis sûr et confiant de la victoire. » Cette victoire est celle de ce nouveau Grand Liban auquel nous avons rêvé et que nous pouvons et devons aujourd'hui réaliser ensemble.

lundi 7 novembre 2016

Pour nos évêques c’est la République et la nation qui ont le devoir de s’adapter aux cultures et religions importées, dont l’islam

Pour nos évêques c’est la République et la nation qui ont le devoir de s’adapter aux cultures et religions importées, dont l’islam .
Le conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié, le 13 octobre, une lettre intitulée « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». En résumé, ce texte plaide pour une redéfinition du contrat social et du contrat républicain « permettant à tous les Français de vivre ensemble sur le sol du territoire national, ce qui ne semble plus aller de soi »« Il convient donc pour l’avenir de notre société de redéfinir ce que c’est d’être citoyen français. » Sans être vraiment nommée, c’est bien de la difficulté de l’intégration de l’islam dans la République qu’il s’agit. 
Pour nos évêques c’est donc la République et la nation qui ont le devoir de s’adapter aux cultures et religions importées, dont l’islam, et non l’inverse.
Devant tant de béatitude, il fallait s’attendre à une récupération par l’islam politique. C’est ainsi que le Conseil théologique musulman de France, celui des « Frères musulmans » de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), a écrit le 1er novembre à la Conférence des évêques de France pour saluer son magnifique plaidoyer du vivre ensemble et lui proposer de jeter les bases des états généraux du vivre ensemble.Ce qui est intéressant c’est le contenu très politique de cette réponse, qui piège les évêques de France. Pour expliquer notre mal-vivre ensemble sont évoquées : d’abord la violence des conflits dans le monde « qui ne sont pas circonscrits, s’exportent et créent de la méfiance jusque dans les contrées les plus lointaines », que certains jouent « à les attiser à des fins, semble t-il, purement électoralistes »… Ensuite, le conflit en Syrie avec ses migrants qu’il est nécessaire d’accueillir religieusement (surtout s’ils sont musulmans, car rien n’est dit sur les chrétiens d’Orient), « car l’homme est un éternel voyageur ». Merci pour les terroristes infiltrés. Certains de nos responsables politiques sont également stigmatisés, qui manquent aux obligations de leur charge en ne magnifiant pas l’unité des enfants de notre peuple.Autrement dit, haro sur ceux qui dénoncent et combattent les dérives de l’islam radical dans notre pays. Mais c’est aussi la faute à Robert Ménard et ses panneaux dénonçant l’invasion des migrants dans sa commune, des états-major russe et américain, dont les déclarations font penser que nous sommes à la veille d’un conflit militaire mondial, et enfin de la laïcité qui n’a pas vocation à lutter contre les religions ni à « régenter la manière de s’accoutrer des Français ». Ce serait « un coup fatal porté à la stabilité et au vivre ensemble ». Nous y voilà, des menaces voilées contre ceux qui voudraient interdire le burkini ou le port du voile islamique dans l’espace public. Non, rien de politique dans tout cela, évidemment.Le conseil permanent de la Conférence des évêques de France se retrouve ainsi mal à l’aise. Soit il répond à cette demande œcuménique et sera taxé de connivence avec les Frères musulmans et de semer la zizanie au sein de l’islam en France, soit il n’y répond pas et sera traité de sectaire et manquant de sincérité, ne considérant pas l’UOIF comme un interlocuteur valable. Dans les deux cas, il est piégé. Politique et religion ne font pas bon ménage. Par ailleurs, nos évêques ne semblent pas vouloir prendre en considération le sondage réalisé le 16 septembre 2016 par l’institut IFOP pour le Journal du dimanche, indiquant que près d’un tiers des musulmans français (28 %) estiment que leurs valeurs sont « incompatibles » avec celles de la République.

dimanche 9 octobre 2016

Fwd: في المتحف الوطني… أول رسم للعذراء ومومياءات وأكبر نوواويس


Objet: في المتحف  الوطني… أول رسم للعذراء ومومياءات وأكبر نوواويس

اليوم الجمعة 7 تشرين الأول الجاري يكتمل عقد المتحف الوطني، ويفتح طبقاته الثلاث لاستقبال الجمهور، بعد أن يفتتح رئيس الحكومة تمام سلام، الطبقة السفلية المخصصة للفن الجنائزي في لبنان عبر العصور من مرحلة ما قبل التاريخ حتى الحقبة العثمانية، باحتفال رسمي يحضره وزير الثقافة ريمون عريجي ووزير الخارجية الإيطالي باولو جينتيلوني. سنتان استغرقتهما أعمال التأهيل والتجديد التي طاولت الطبقة السفلية بالكامل منذ العام 2014، لتتكامل مع القاعة التي خصصت لجداريات صور المدفنية منذ العام 2011 بتمويل ايطالي. التجربة الناجحة تلك كانت ركيزة لتجديد التعاون بين وزارة الثقافة – المديرية العامة للآثار من جهة، و"مكتب التعاون الايطالي" من جهة، وتكلل بتمويل تأهيل الطبقة السفلية تقنيا وفنيا وماليا بهبة عينية من الحكومة الإيطالية بلغت مليوناً و200 ألف أورو. فيلقاء و"النهار" تتحدث حافظة المتحف والمشرفة على المشروع آن – ماري عفيش عن وجود 520 قطعة، بعضها نادر أو يعرض للمرة الأولى، معروضة في تصميم متحفي رائع وضعه المهندس الايطالي المعروف انطونيو جيامانتيس، وتعكس ثقافة الشعوب التي سكنت هذه البقعة من العالم وفنونها ومعتقداتها الجنائزية. تنوعت المعروضات بين نواويس وتماثيل ونصب وزجاجيات وفخاريات ومسلات رخامي، وقطع ثمين وفريدة بأشكال وأحجام وألوان متعددة ومختلفة الاستعمالات، ومن مواد عدة تراوح بين الحجر والفخار والحديد والعاج و، وتظهر العادات المدفنية التي كانت تتبعها الشعوب التي عاشت في هذه الأرض، راوية حياة إنسانها ومعتقداته وعاداته وتقاليده،  مدى العصورام االيلاد حتى اوائل القرن العشرين.من مختلف العصور والمناط مساحة 700 متر مربع، تتوزع المجموعات الأثرية بحسب التسلسل الزمني بدءاً من العصر الحجري القديم مرورا بعصور الحجر الوسيط، والحجر والنحاس، والحجر الحديث، والبرونز والحديد، الى الحقبة الهلنستية والرومانية، إلى العصور الوسطى وصولا حتى الحقبة العثمانية، عثر عليها في مدافن ومقابر وأماكن جنائزية في مواقع التنقيبات والحفريات الأثرية القديمة والحديثة في مختلف المناطق اللبنانية، بعضها من الخمسينيات وأيام المير موريس شهاب، وبعضها في التنقيبات الحديثة في 2012 و2014 ، أو تم سحبها من مستودعات مديرية الآثار وخضعت للترميم.  

كل ما يدل على الفن الجنائزي موجود في هذه القاعة. أقدم المعروضات سن مكتشفة في نهر الكلب تعود الى 70 ألف عام لشاب في العشرين، وفك لشاب من كسار عقيل – انطلياس، وقبور معروضة مثلما وجدت في مكانها الفي مغر الأحول في وادي قاديشا ويعودالى 15 ألف عام قبل الميلاد، وبعضها مرسوم هندسيا ويصور واقع المشهد، وجرار مدفنية ومنها لطفلة وأصبعها في فمها ومعها ادوات للاستعمال اليومي ، من الألف السادس قبل الميلاد.

وفي واجهة زجاجية بطول 7 امتار، فخاريات وجدت في مدافن من الحقبة الفينيقية الممتدة بين الألف الثاني و700 قبل الميلاد، ومجموعة من الجرار المدفنية من الألف الرابع قبل الميلاد اكتشفت في جبيل، ومجموعات اخرى من المتاع الجنائزي كانت توضع مع الميت في الجرة من حل واقراط من الأحجار الكريمة وتعويذات. وتبين الأباريق من الحقبة الفينيقية بين 900 و800 قبل الميلاد المكتشفة في خلدة كيف ت المدفنية حيث لم يعد الفينيقيون يدفنون موتاهم، بل صاروا يحرقونهم ويضعون رمادهم في اباريق جنائزية.
النواويس الحجرية والرخامية والفخارية من الحقبتين الفينيقية والرومانية ومن الرصاص من الحقبة البيزنطية، تملأ المكان بضخامتها والنقوش التي تزينها ولا سيما ناووس السفينة الشراعية عند المدخل، الى جانب الشواهد المأتمية من مسلات ولوحات تذكارية من الحجر، وفي الواجهات الزجاجية مئات القطع والأدوات من المتاع الجنائزي التي وجدت داخل المقابر والنواويس والجرار المدفنية من عقود وأقراط من الذهب وأحجار كريمة وأباريق وصحون وقناديل زيت وتعاويذ معدنية وفخارية، اضافة الى مباخر برونزية منقوشة عليها مشاهد من حياة المسيح اكتشفت في موقع مرشحين في الهرمل.
من الحقبة البيزنطية تعرض واجهة رخامية لأحد المدافن اكتشفها المير موريس شهاب في صور، وعليها صليب من كل جهة، وفي الوسط رسم للسيدة العذراء، وكتابة تؤكد انه مدفن بروليوس ويعود الى العام 440 أي الحقبة البيزنطية، و"اللافت انه لم يعثر على رسم تصويري للعذراء قبل هذا التاريخ، ما يعني انه الرسم الأول لوجه العذراء المكتشف حتى اليوم في لبنان" على ما تؤكد عفي
نواويس ومومياءات تعرض للمرة الأولى

المشهد الأجمل في هذه الطبقة يكمن في "قاعة فورد" حيث تمتد اكبر مجموعة من النواويس المجسمة الرخامية والمعروضة، وهي الأكبر في العالم: 31 ناووسا في صف واحد، عرض سينوغرافي رائع ركيزته المرايا في السقف وعلى الجدران، ما يظهر تضاعف اعدادها. تعود هذه النواويس الى الحقبة الفينيقية ما بين القرنين السادس والرابع قبل الميلاد، واكتشفت جميعها في صيدا في القرن التاسع عشر واوائل القرن العشرين، وكانت ملونة، وثمة عدد قليل منها معروض حالياً في متحفي اللوفر واسطنبول.
من الحقبة المملوكية ثياب مومياءات مغارة عاصي الحدث في حدث الجبة، وهي المرة الأولى في لبنان تعرض هذه المومياءات، "ومن اجل عدم جرح شعور أو إزعاج أحد، وضعت في قاعة محايدة بطريقة تحفظ الاحترام وكرامة الإنسان، ومن يريد أن يراها يدخل القاعة بكبسة زر" على ما توضح عفيش. هنا 8 مومياءات منها خمس لطفلات وفتيات وثلاث لنساء ناضجات، بينها مريم وصادقة، لا تزالان بحال جيدة والشعر وجزمات الجلد شاهدة، والطفلة ياسمين التي توفيت بعمر أربعة أشهر وكانت قربها رسالة يرجو كاتبها لها
 الشفاء من الحمى، وقد وجدها مكتشفو المغاور في العام 1989، ومعهن كل ما عثر عليه داخل مغارة عاصي الحدث في وادي قنوبين من قمح وعنب وجوز وورق غار وبصل وحتى معالق خشب ومشط، الى مخطوطات تحتوي على نصوص صلوات وتعاويذ وصكوك ملكية أخفاها الأهالي في المغارة التي لجأوا إليها هرباً من بطش المماليك خصوصاً في حملة سنة 1283. وقد تم ترميمها في سويسرا، وتعطي فكرة عن حياة الإنسان في جبل لبنان الشمالي وكيف كانوا يلبسون ويأكلون ويعيشون في القرون الوسطى.

يتضمن المعرض ايضا ستة ألواح تفسيرية تشرح الفن الجنائزي ومعتقدات هذه الشعوب، وخريطة تدل على مواقع الحفريات التي وجدت فيها القطع الجنائزية، و"باور بوينت" باللغات الثلاث، ووثائقياً قصيراً يروي مشهد حرق الأموات على شاطىء صور من إنتاج البعثة الاسبانية.

 

jeudi 1 septembre 2016

Fwd: [Agence Fides] Newsletter Fides del 01-09-2016



JTK

Début du message transféré :

Expéditeur: Fides News Fr <fidesnews-fr@fides.org>
Date: 1 septembre 2016 14:37:38 UTC+3
Destinataire: fidesnews-fr@fides.org
Objet: [Agence Fides] Newsletter Fides del 01-09-2016
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      ASIE/TURQUIE - Accusations de complicité avec les auteurs du coup d'Etat manqué de la presse turque à l'égard du Patriarche œcuménique de Constantinople   Ankara (Agence Fides) – Pour la première fois, un organe de presse turc a accusé explicitement le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomé I, d'être complice du coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier ourdi selon Ankara par le prédicateur islamique Fethullah Gulen – actuellement réfugié aux Etats-Unis – et par son mouvement, Hizmet. Hier, 31 août, le quotidien Aksam a public à la une un article visant à accréditer de présumées connivences de la CIA et du Patriarcat œcuménique avec le coup d'Etat. Le quotidien met en relation la tentative de coup d'Etat et le rapprochement entre la Russie et la Turquie, après les affrontements d'un passé récent, citant comme indice le présumé lien existant entre Bartholomé I et F. Gulen un article attribué à Arthur Hughes, ancien Ambassadeur des Etats-Unis au Yémen, paru à la mi-août sur le site Internet www.orientalreview.org, lequel contenait des considérations sur le prétendu intér êt du Patriarcat œcuménique concernant un renversement des institutions répondant au Président Erdogan.
Ce même Arthur Hughes – ainsi que l'a appris l'Agence Fides – a démenti rapidement la paternité de cet article qui se présente par suite comme un faux, en obtenant le retrait immédiat du site. Il a maintenant diffusé un démenti également concernant l'article paru dans les colonnes du quotidien Aksam. L'article du quotidien turc est illustré à l'aide de photographies montrant F. Gulen en compagnie du Patriarche orthodoxe remontant aux années 1990. En 1998, avant son départ pour les Etats-Unis, F. Gulen avait également rencontré Saint Jean Paul II au Vatican. (GV) (Agence Fides 01/09/2016)
 top^        ASIE/LIBAN - Risques de conflits confessionnels suite à des expropriations de terrains disposées par le gouvernement   Beyrouth (Agence Fides) – La possible confiscation de terrains de propriété collective de la part de l'Etat dans les environs du village d'Aqoura – dans le district de Jbeil – risque de fomenter des problèmes à caractère confessionnel. La tension autour de ce thème sensible qu'est le contrôle des terrains de la part des différentes communautés religieuses coexistant au Liban s'est à nouveau accrue après que le Ministère des Finances, placé sous la responsable du chiite Ali Hassan Khalil, ait exprimé l'intention de rendre opérationnel un décret signé en 2015 qui prévoirait l'expropriation de la part de l'Etat des terrains à usage communautaire proches d'Aqoura, village habité en majorité par des chrétiens maronites, comme d'autres centres habités du district de Jbeil.
Selon certains analystes, cette affaire risque de déclencher une énième querelle ayant des implications confessionnelles en matière de contrôle de la terre. Le potentiel conflit est venu sur le devant de la scène le 30 août, lorsque les autorités locales se sont vues notifier par le Ministère l'intention de transformer en propriété de l'Etat des terrains d'usage commun, jusqu'ici considérés comme appartenant à l'ensemble des habitants du village. Ces derniers, représentés par Maître Gaby Germanos, Avocat, ont présenté hier devant le Conseil d'Etat une demande d'annulation du décret ministériel. De son côté, Naufal Daou, membre du Secrétariat général de la coalition politique « 14 mars », a déclaré à l'Agence al-Markaziya que l'expropriation représente « une confiscation des biens des chrétiens de la part d'un Ministre qui a dépassé ses propres prérogatives ». De son côté, la salle de presse du Ministre Ali Hassan Kha lil a démenti le fait que le décret contesté ait affaire avec les terrains de propriété collective, affirmant que la disposition ministérielle vise seulement à défendre d'infractions et abus des terrains d'ores et déjà de propriété de l'Etat.
Au Liban, ce n'est pas la première fois que, même récemment, des frictions à caractère confessionnel surgissent autour du contrôle de terrains et de propriétés immobilières. A l'automne 2013, un rappel pressant à freiner l'usage impropre de terrains appartenant aux chrétiens pour construire des habitations destinées à des musulmans avait été lancé par Talal al-Doueihy, responsable du mouvement Terre libanaise, notre terre (voir Fides 15/10/2013). L'appel dénonçait en particulier le cas d'Al-Qaa, un village chrétiens des environs de Baalbek, où d'amples terrains avaient été acquis par des musulmans – chiites et sunnites – comme terrains agricoles pour ensuite être destinés à la construction de complexes résidentiels à vendre à des libanais et à des réfugiés syriens membres de leur communauté religieuse. (GV) (Agence Fides 01/09/2016

وزير المال: كل شخص يسرق من أملاك الدولة سيحاسب | IMLEBANON

وزير المال: كل شخص يسرق من أملاك الدولة سيحاسب | IMLEBANON

وزير المال: كل شخص يسرق من أملاك الدولة سيحاسب

hassan-khalil
أكد وزير المال علي حسن خليل أن الوزارة لم تتخذ أي قرار يتصل بأراضي منطقة العاقورة على الإطلاق وما أثير عن هذا الموضوع مختلق.
خليل وفي مؤتمر صحافي بشأن موضوع العقارات ومسح الاراضي، قال "نحن في معركة للحفاظ على أملاك الدولة واللبنانيين التي سرقت في الكثير من المناطق نتيجة تآمر موظفين وسياسيين ومخاتير وسجلت بأسماء أشخاص آخرين"، مضيفًا: "أقول لأهلنا في العاقورة إن المذكرة التي أصدرناها غير متعلقة بعقارات جبل لبنان لأنها عقارات ملك وليست متروكة مرفقة". وتابع :"لن نتراجع عن أي دعوة أقيمت بحق كل من سرق من أملاك الدولة".
واكد أن كل الأراضي التي لم تسجل ضمن القانون ستسجل بإسم الجمهورية اللبنانية مع الحفاظ على حقوق الجماعات المتعلقة بهذا الموضوع ولن تسجل بإسم أي من المخاتير أو الأشخاص التي تعمل في هذا الموضوع، مشيرًا الى انه منذ سنة ونصف أحلنا للمدعي العام قضية في العاقورة وتم التحقيق مع أحد الأشخاص والمختار وقد تم التحريض في هذا الشأن لإخفاء ما يحصل. وشدد على ان كل شخص يسرق مترًا من املاك الدولة سيحاسب، لافتًا الى اي من مراجعة من بكركي لم تحصل.
ومما جاء في المؤتمر
"للأسف كما كل مرة تنتقل القضايا الى خارج سياقها القانوني والطبيعي وتطرح مسائل بعيدة عن الواقع تجعلنا مضطرين أن نُشغل اللبنانيين ونعيد توضيح المسائل المطروحة.
أنا أتحدث اليوم عن قضية أثيرت خلال اليومين الماضيين حول مسح في منطقة العاقورة وحُمِّل هذا الموضوع بالخيال والوهم أموراً لا تمت الى الحقيقة بصلة. حيث أن وزارة المالية ومديرية الشؤون العقارية لم تتخذ اي قرار يتصل بأراضي منطقة العاقورة على الاطلاق، ولا مبرر تحت اي سقف لكل هذه الاثارة التي أطلقت والتي برأيي مختلقة وغير واقعية ولا تعبّر عن حقيقة الموقف الذي نحن فيه .
وأود أن أقول أريد من أحد من اللبنانيين أن يقول أين هناك من امر متصل ببلدة العاقورة أو بأي منطقة من المناطق المحيطة بها.
للأسف قبل أن أبدأ توضيح النقاط واحدة واحدة اريد توجيه كلامي للسياسيين الذين يحملون راية ويبدأون بالتصعيد ويعطون للمسائل ابعاداً بعضها سياسي وبعضها الاخر طائفي ومذهبي دون أن يكلفوا انفسهم عناء الاتصال أو التدقيق أو قراءة دقيقة للملف المطروح أمامهم.
للأسف سمعت مواقف اعلامية وقرأت في صحف وفي مواقع التواصل الاجتماعي كلاماً لبعض الأشخاص أأسف أن يكونوا في مستوى مقاربة الملفات بهذا الارتجال دون التدقيق بحقيقة المسائل المطروحة.
اليوم نحن في معركة حقيقية على مستوى البلد هي معركة الحفاظ على املاك الدولة، معركة الحفاظ على أملاك اللبنانيين التي وللأسف سرقت خلال فترات طويلة في العديد من المناطق اللبنانية وتحوّلت من خلالها مشاعات وأملاك دولة  نتيجة تآمر مشترك احياناً بين موظفين ومختارين واحيانا مستفيدين وقوى ومرجعيات سياسية وسجلت هذه الاراضي بأسماء أشخاص وحرمت الدولة اللنبانية وكذلك اهالي القرى وبلدياتها منها ، في الوقت الذي استطيع أن أجزم فيه انه من خلال فترة تولي وزارة المالية لم تبع الدولة اي متر من الاراضي، لكن في المقابل وخلال الفترات الماضية هناك ملايين الامتار وعشرات ملايين الامتار من الاراضي التي كانت ملكاًُ للدولة ومشاعات للناس قد سجلت باسماء اشخاص وهؤلاء قمنا بالادعاء عليهم وسنستمر بهذا الادعاء ولن نخضع للابتزاز وللضغط للتراجع عن اي دعوى من الدعاوى التي أقيمت بحق كل من سرق متر ارض واحدٍ هو ملك الدولة اللبنانية.
ولتوضيح ما جرى كنا اصدرنا مذكرة تطلب من مندوب املاك الدولة ان يتابع عمليات المسح وفق الاصول فكل عملية مسح وفق الاصول يجب ان نتابعها وان يدوّن على العقارات المرفقة وليس على العقارات الملك، نقاطاً محددة.
والمذكرة تتحدث في البند الثاني منها عن العقارات المتروكة المرفقة وهي العقارات التي تخص الدولة وتكون ملكيتها للجمهورية اللبنانية، ولكن ينتفع منها عموم اهالي البلدة وتقول المذكرة يتوجب على المندوب بالنسبة لهذه العقارات تدوين الامور التالية: النوع الشرعي متروك مرفق، الملكية: ملك الجمهورية اللبنانية والتدقيق في تدوين العقارات بما يسمح لاستفادة الاهالي أو الاشخاص الذين يجب أن يستفيدوا وفق الأصول.
وهنا نقول لأهلنا في العاقورة هذه المذكرة لا تنطبق على منطقة جبل لبنان لان منطقة جبل لبنان والعقارات الواقعة على اراضي جبل لبنان السابقة الممتدة من جزين حتى بشري معرفة عقاراتها بنوع الملك وليست بعقارات المتروكة المرفقة وبالتالي لا تنطبق عليها هذه المذكرة وكل الناس وكل السياسيين يعرفون أن مذكرة الوزير يخاطب فيها موظفو الوزارة للقيام بواجبهم القانوني لا علاقة لها بقانون الملكية العقارية الذي يستثني في مادته الخامسة العقارات الواقعة في اراضي حكومة جبل لبنان السابقة. وفي الاساس هي ليست عقارات متروكة ومرفقة هي عقارات ملك ، وبالتالي لا تنطبق عليها المذكرة لكن للأسف البعض حمل الراية واعطاها ابعاداً طائفية ومذهبية بأن الدولة اللبنانية تريد ان تسيطر على اراضي الناس.
وتابع: في الاساس مندوب املاك الدولة ليس هو من يعطي الحق، فالنص واضح من يتولى اعطاء الحق هو القاضي العقاري الذي يتولى اعمال التحديد والتحرير ، وعمل الشؤون العقارية هو الاشراف على ذلك ودائرة المساحة تقوم بالاعمال بحضور المختارين والمالكين والمجاورين ، بمعنى ان المختار عليه ان يعطي افادته واي مختار يمتنع عن إعطاء افادته تبرز اشكالية حول هذا الموضوع.
للاسف أُدخلت وزارة المالية بطريقة عشوائية وقيل أن الوزارة تريد ان تصادر الاراضي.
القاضي العقاري هو المسؤول عن التحديد والتحرير ، اما مندوب املاك الدولة فمن واجبه ان يطالب ان تدون على املاك الدولة، الامور واضحة على هذا الصعيد.
من هنا اقول لاهلنا في العاقورة – بعدما سمعت اليوم كلاماً من مسؤولين سياسيين محليين عبر الصحف – : ان ما حصلتموه سابقاً بالدم سنحصله لكم اليوم بالقانون ووفق الاصول ولا احد يتلاعب بعقولكم بهدف الاستغلال السياسي، الموضوع لا يعنيكم على الاطلاق ولا ينطبق عليكم لكم اراضٍ معرفة انها ملك وليست ارضٍ متروكة مرفقة لينطبق عليها هذا القرار. وفي كل الاحوال من له علاقة بهذا الامر هو القاضي العقاري يعاونه المختارون ودائرة المساحة ، وكل ما يتعلق بهذه المذكرة هو توجيه لمندوبي املاك الدولة . ونحن نقول للمناطق اللبنانية الاخرى التي تطالها هذه المذكرة نعم أن كل الاراضي التي لم تسجّل وفق الاصول كملك للجمهورية اللبنانية يجب ان تسجل ملكاً للجمهورية اللبنانية وليس لحساب اي شخص سياسي أو فاعل على الارض او اي مستفيد موظف أو مختار على حساب الدولة اللبنانية.
نعم تسجل باسم الجمهورية اللبنانية مع الحفاظ على حقوق الجماعات المكرسة قانوناً، يقال ملك الجمهورية اللبنانية وندون الانتفاع كما ورد (للاحتطاب- البيادر – معصرة أو مشحرة او غيرها ….. )هذا موضوع آخر، لكن الملكيات يجب أن تحسم وهنا اود القول لبعض السياسيين للاسف الملكية اما تكون لشخص طبيعي او لشخص معنوي.
هناك مغالطات عديدة كانت تحصل في السابق هذا الامر لا علاقة له باراضي بجبل لبنان لانها ملك، في حين أن العقارات المتروكة المرفقة سابقاً كانت تعطى لها تعريفات عديدة ( يستفيد منها عموم اهالي البلدة) رقابتها تكون للدولة لكن يستفيد منها عموم اهالي البلدة.
أما لماذا أدخلت العاقورة فقط اود القول للسياسيين أنتم حين تدافعون خطأ انما تغطون عمليات مخالفة وسرقة كانت تحصل ، وحقيقة الامر وبعد التدقيق لماذا العاقورة فهناك موظف متهم ومدعى عليه وقد أحلنا مخالفته الحاصلة في منطقة العاقورة منذ عام ونصف العام الى المدعي العام واثناء التحقيق معه ورد اسم احد المختارين فتم استدعاؤه للاستيضاح فحصل تحريض من هذا الموظف وهذا المختار الذي يمسوا باملاك أهالي العاقورة وهذا امر لا علاقة له بالمذكرة ولا بكل القضية المطروحة، فاختلقا اثارة للتغطية على انفسهم مقابل القضاء.
فوزارة المالية لم تدّع على مختارين ولم تطلب رفع الحصانة عن مختارين ولم تفعل اي امر مرتبط ارتباطاً مباشراً بكل ما يتعلق بالعاقورة. لهذا اسف ان اقول مرة جديدة انه بدل ان ندقق ندخل في سجالات خارج اطار كل منطق. وهنا بما اني أتحدث عن أملاك الدولة سأجدد التأكيد ان كل شخص يسرق من املاك الدولة سيحاسب واذا كان هناك من يفترض أنه وبالضغط المعنوي والاعلامي نُرغم على التراجع عن قرارنا بحفظ حق الناس اقول له لا تراهن ان يحصل اي تراجع من قبلنا بهذا الموضوع ، واجب الوزارة ان تقوم بالحفاظ على املاك الدولة وفق القانون وسنتابع هذا الامر نحن من يطالب بحقوق اهلنا اذا ما كان لديهم من حقوق ونحن نطالب ان تتم المحافظة على المشاعات.  قلت في البداية لم أسمح ببيع متر ارض واحد من أملاك الدولة لكن أاسف أن في بعض الاقضية في لبنان هناك سياسيون وفعاليات قد سجلوا ملايين الامتار باسمائهم دون ان يكون هناك خلال كل الفترة الماضية معاقبة ومحاسبة لهم، ولهذا فان الادعاء سيبقى ادعاء وسنظل نلاحق حتى آخر لحظة هذا الملف.
باختصار اقول لأهل العاقورة واهلنا في جبل لبنان في الاراضي الواقعة ضمن جبل لبنان سابقاً أن هذا القرار وكل ما يتعلق بالمذكرة تشمل فقط الاراضي المرفقة والتي هي عقارات تخص الدولة من الواجب ملاحقتها وحفظ حق الاستعمال لجماعات محددة التي من ميزاتها ما هو في العادات المحلية أو الانظمة الادارية. هذا امر سنحافظ عليه حتى النهاية وفق القانون وان الاجراءات التي نتابعها بحق من يخالف ستبقى قائمة ولن نتراجع تحت اي ضغط من الضغوط".


JTK