mercredi 16 mai 2012

Fwd: ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صور


Objet: ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صور

ثقافة - اكتشاف مدفن فينيقي في منطقة جل البحر في صور
Tue 15/05/2012 11:45 - وطنية 15/5/2012 - افاد مندوب الوكالة الوطنية للاعلام في صور جمال خليل انه لا تزال ارض مدينة صور التاريخية تكشف عن بعض من اسرارها التي تحويها في باطن الارض من خلال المكتشفات الاثرية التي تدل على هويتها التاريخية وعادات وتقاليد اهلها الذين سكنوها لا سيما الفينيقيين وصولا الى الحقبتين البيزنطية والرومانية.

وعند المدخل الشمالي للمدينة وفي منطقة جل البحر تم اكتشاف موقع اثري تاريخي يعود للفترة الفينيقية وهو عبارة عن مدفن يقع على تلة بالقرب من الشاطئ البحري حيث تبين لدى صاحب الارض بينما كان يعمل على استصلاحها انها تحوي هياكل عظمية مدفونة بالرمل، عندها ابلغ المديرية العامة للأثار التي قامت بدورها بعملية حفر للمكان المكتشف ووجدت مدفن فيه هياكل عظمية بشرية وحيوانية بحال جيدة تعود للقرنين الخامس والسادس قبل الميلاد، موضوعة بطريقة منظمة ويوجد بالقرب من كل جثة قطع اثرية من فخاريات وبرونز معظمها ذات مدلولات دينية وترتبط بالتقاليد الفينيقية.

واشار رئيس مصلحة آثار صور المهندس علي بدوي ان المديرية العامة للاثار تعمل على نقل الهياكل العظمية من مكانها بعد ازالة الرمول المطمورة فيها وما تم اكتشافه سوف يعزز الدراسات اللاحقة وسيؤمن المزيد من المعلومات عن التقاليد والعادات والانتاج الفني للفترة الفينيقية. 
ر.ي.
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mercredi 9 mai 2012

Patrimoine sacrifié, économie en danger ! | Économie Liban |

Patrimoine sacrifié, économie en danger ! | Économie Liban |
L'Orient-Le Jour 9/5/2012

Soraya HAMDAN

Partout dans la ville, elles s'élancent vers le ciel. Les grues, les Libanais ne les voient même plus. Pour eux, elles font désormais partie du paysage. À Beyrouth, elles sont le symbole de la bulle immobilière, du règne des promoteurs et de la destruction du patrimoine libanais, un héritage naturel et culturel qui aurait pourtant pu faire la richesse du pays.
Car en ravageant ce qu'il a de plus précieux, le Liban passe malheureusement à côté de formidables opportunités économiques. Pire, selon Georges Zouain, économiste de développement et propriétaire de GAIA-heritage, société d'ingénierie culturelle, « le potentiel économique du patrimoine libanais est non seulement sous-exploité, mais en plus en voie de destruction rapide », avertit le spécialiste. « Lorsque des quartiers historiques ne sont pas conservés mais remplacés par des immeubles modernes, c'est toute l'attractivité du quartier et de l'ensemble de la ville qui meurt, faisant ainsi subir au pays d'énormes pertes économiques », poursuit-il.
En adoptant une vision accélérée de l'économie, celle de l'instantanéité des profits au détriment d'une économie durable et favorable au développement des régions, le Liban oublie une série de secteurs pourtant moteurs de croissance : les industries créatives, l'économie du savoir et celle du patrimoine.
Pour Serge Yazigi, architecte et urbaniste (Yazigi Atelier), le coût économique de la destruction du patrimoine peut être évalué en termes de manque à gagner. « Détruire le patrimoine, c'est détruire un avantage compétitif », insiste-t-il. « Le patrimoine doit être capitalisé comme levier économique, social et culturel, notamment dans les opérations de régénération urbaine, poursuit-il. De même, le patrimoine est à la base de l'attractivité touristique, sa perte induit ainsi de graves conséquences économiques sur l'ensemble du secteur et ainsi de l'économie. »
Il semble malheureusement que le Liban ait adopté une vision unilatérale du tourisme, « celle des boîtes de nuit, des complexes balnéaires et des grands hôtels, relève Georges Zouain. Mais où sont les grands hôtels et aménagements à Baalbeck, Beiteddine, Jbeil ou encore Tyr ? Combien de touristes visitent chaque année nos cinq sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco ? »
Pour Michel Habis, conseiller des ministères du Tourisme et de la Culture, « de nombreuses initiatives marketing ont été menées par le ministère du Tourisme pour promouvoir les régions et sites libanais, comme la réalisation d'un documentaire, Flavors of Lebanon, à destination d'une autre cible de visiteurs, susceptibles de s'intéresser à la culture et au patrimoine ».

L'enjeu d'un « autre tourisme »
S'il est difficile de pouvoir chiffrer l'ampleur du coût économique de la destruction du patrimoine, il est certain que du seul point de vue touristique, le manque à gagner est faramineux. En effet, l'économie globalisée fait qu'aujourd'hui les villes du monde sont en concurrence pour attirer touristes et investisseurs. « Toutes ces villes fondent leur compétitivité sur la différence : centres d'art et musées, quartiers piétons, mixité sociale et intégration du patrimoine bâti et des monuments dans le fonctionnement de la ville », souligne Georges Zouain. L'enjeu touristique est ainsi énorme. Du point de vue économique, un visiteur représente un consommateur de plus pour le pays, soit une exportation supplémentaire. Mais un patrimoine aménagé ne suffit pas, ce dernier devant s'articuler sur des services et infrastructures efficaces. « Rendez-vous compte, il n'y a pas si longtemps encore, les touristes devaient venir en bus de Damas pour visiter les ruines de Baalbeck ! » ajoute Georges Zouain. Pour le spécialiste, c'est tout un système économique qui est à revoir. « Le Liban en est encore à la version encore basique du patrimoine, affirme-t-il. En termes d'emplois, nous laissons passer des tonnes d'occasions pour des régions lésées au niveau du développement. » Selon lui, la seule présence de la vallée de la Qadisha bien protégée, avec des balades autour de ses crêtes, des hôtels de charme dans les vieilles demeures des villages, des rues semi-piétonnes et une architecture moderne adaptée, pourrait considérablement allonger la durée de séjour des touristes et relancer l'économie de ces régions.

Un potentiel inexploité ou saccagé ?
Des milieux naturels uniques, des sites archéologiques millénaires : le Liban avait pourtant largement de quoi devenir une destination touristique culturelle de premier choix. Le pays du Cèdre a effectivement hérité d'un trésor naturel, culturel et historique unique. « Ces soixante-dix ans d'indépendance étaient supposés mettre en valeur ces trois richesses pour bâtir une économie fondée sur ces trois forces », déclare Philippe Skaff, auteur de Beyrouth, république du béton.
Selon lui, l'instabilité sécuritaire, combinée au fléau de la corruption, a mis de côté les dossiers essentiels que sont le patrimoine et l'environnement au profit « d'une économie aveugle aux rendements immédiats ».
« Le meilleur exemple est celui de la construction et du diktat des promoteurs, relève l'auteur. De 0 à 600 mètres d'altitude, le pays est complètement ravagé. De 600 à 1 200 mètres, les carrières défigurent nos montagnes ! Les forêts, elles aussi, sont sacrifiées à des fins immobilières. »
Pour l'auteur, le « cancer s'est propagé pour atteindre aujourd'hui tous les villages du Mont-Liban. S'il est sûrement trop tard pour inverser le processus, il faut absolument stopper l'hémorragie », souligne-t-il. Sa solution : « L'État doit commencer par déclarer l'état d'urgence environnemental, culturel et touristique, et mettre la main sur les 700 carrières que compte le pays. » Selon ses estimations, cela pourrait générer un revenu annuel de 850 millions de dollars à 1 milliard de dollars par an. Une somme qui pourrait financer un plan de redressement urbain sous réserve de la bonne volonté des partis politiques.
Mais pour Walid Moussa, secrétaire général de REAL (Real Estate Association of Lebanon) et conseiller en immobilier, le droit de propriété ne donne aucune limite à la construction. « Bien sûr qu'il faut prendre en compte le patrimoine, relève-t-il. Nous savons tous qu'il constitue la richesse du Liban et différencie notre pays de n'importe quel pays du Golfe. Cependant, le droit de propriété donne aux individus le droit de disposer d'un bien ou d'un terrain comme ils le souhaitent. »
Selon le spécialiste en immobilier, il faut que l'État organise l'activité de construction et effectue un classement officiel de tous les immeubles dits « classés » de la capitale. Car depuis deux ans, pour détruire un immeuble ancien, le propriétaire doit au préalable demander l'autorisation de la municipalité de Beyrouth en partenariat avec le ministère de la Culture. « Des initiatives commencent à être menées pour protéger le patrimoine, souligne ainsi Walid Moussa. Mais s'il faut effectivement protéger notre héritage, le rôle de l'État est également celui de protéger les investisseurs et les propriétaires. » Selon lui, certains investisseurs ayant déjà acheté un terrain se voient refuser l'autorisation de démolir l'immeuble, étant considéré comme « classé ». « Le risque est de faire fuir les investisseurs, ajoute-t-il. Il faut en outre protéger les propriétaires qui, une fois leur propriété "classée", ne parviennent plus à la revendre ou même à la rénover. »
Interrogé par L'Orient-Le Jour, Gaby Layoun, ministre de la Culture, n'a pas pu chiffrer le nombre de maisons interdites à la démolition en 2011. « Un nombre important de maisons du patrimoine a été sauvé, estime-t-il. Selon l'association Save Beirut Heritage, en 1986, il y avait 2 400 maisons beyrouthines inscrites sur la liste nationale du patrimoine à préserver. En 2012, elles ne sont plus que 240. Mais selon le ministre, le problème réside ailleurs. » « Le fait d'accorder un coefficient d'exploitation assez élevé suivant les décrets de l'urbanisme, notamment à Beyrouth, pousse les propriétaires de maisons anciennes à profiter de ce coefficient pour construire des tours économiquement plus profitables », déclare-t-il.
Pour Serge Yazigi, si cette surexploitation des quartiers génère effectivement des profits rapides et de courte durée, la valorisation du patrimoine dans le cadre d'un plan de redynamisation des quartiers aurait pu être une source de revenus à plus long terme et distribuée horizontalement sur l'échelle sociale. « Nos sites ne sont pas suffisamment mis en valeur, reconnaît à cet égard le ministre de la Culture, mais ce n'est pas une surprise, connaissant la situation de l'administration et le nombre insuffisant de personnel que nous avons. La DGA (Direction générale du patrimoine) ne compte que neuf archéologues pour tout le territoire alors que les pays avoisinants ont un nombre de responsables de sites qui dépasse les 3 000 ! »
Ainsi, selon Gaby Layoun, pour œuvrer en faveur de la mise en valeur du patrimoine libanais, il faut que le gouvernement décide que ce dernier soit un élément essentiel dans sa politique de développement. « Une fois cette mesure prise, ajoute le ministre de la Culture, nous aurons à recruter des cadres compétents, qui ne manquent pas au Liban, et à formuler des politiques de tourisme culturel, en partenariat avec les ministères concernés, notamment le ministère du Tourisme qui a un rôle majeur à jouer », conclut-il.
Si le Liban a largement de quoi prendre le chemin d'une économie contemporaine, cela passe forcément par une mise en valeur du patrimoine. « Ce n'est pas uniquement la protection de ce patrimoine qui est en jeu, renchérit Georges Zouain, il en va de la survie économique de notre pays. »


JTK = Envoyé de mon iPad.

mercredi 2 mai 2012

Fwd: Cri d’alarme : Tyr classée sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et bientôt déclassée du Patrimoine mondial de l’UNESCO


Objet: Cri d'alarme : Tyr classée sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et bientôt déclassée du Patrimoine mondial de l'UNESCO


Cri d'alarme : Tyr classée sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et bientôt déclassée du Patrimoine mondial de l'UNESCO
6/32012

Début des travaux de construction près du port. Source : ©AIST
Dans ce climat fortement exposé à toutes les intempéries inimaginables, tant naturelles que politiques, les précipitations tombent toujours plus fort sur les toits percés. Et Dieu seul sait dans quel état se trouve la toiture du patrimoine libanais… Les fervents défenseurs de notre héritage n'ont toujours pas repris leurs esprits avec la menace guignant le port phénicien de Minet el-Hosn, qu'ils entendent  sonner le tocsin du côté de Tyr.L'Association Internationale pour la Sauvegarde de Tyr (AIST) lance de nouveau un cri de détresse dans un communiqué où l'on peut lire que « La ville de Tyr se trouve plus que jamais menacée par le risque de voir ses inestimables ruines antiques ensevelies sous des tonnes de ciment ! ».
Cet appel fait écho à une alerte lancée en début d'année par l'AIST, faisant état de menaces titanesques contre les sites archéologiques de Tyr en raison du tracé de l'autoroute du Sud. Cette fois-ci, la réelle menace advient avec le début des travaux de construction, supervisés par le CDR, du bâtiment du syndicat des pêcheurs, au cœur du port phénicien chargé de vestiges antiques. Décidément, il semble que le monde entier a une dent – voire même tout un dentier ! – contre notre patrimoine, plus spécialement, phénicien.
Les organisations internationales finançant ce projet, à savoir la Banque Mondiale et l'AFD, réalisant la grièveté de la situation, ont  admis qu'il est indispensable de réviser le projet. Ils proposent alors une alternative  garantissant aux pêcheurs l'ensemble de leurs droits : chambres, café, syndicat et marché aux poissons. Cependant le dernier mot revient au CDR … Entretemps, l'illogisme usuel des démarches menées par l'État libanais a voulu qu'une réunion ait lieu entre le CDR, la municipalité de Tyr et l'AIST prochainement, en dépit du fait que le chantier est actuellement fonctionnel.
Ici, nous ne sommes pas devant un projet immobiliser privé mené par un géant financier quelconque qui agit faisant fi des lois et des décisions étatiques, stipendiant par ci ou par là pour noyer le poisson, comme il a toujours été le cas dans la capitale libanaise ; ici c'est un établissement public, qui se doit de conserver et protéger les trésors nationaux, notamment la cité regorgeant de vestiges inestimables et qui fut l'une des plus anciennes métropoles du monde.
Pourquoi ce mutisme et cette indifférence de la part des institutions gouvernementales concernées ? La construction d'un syndicat pour les pêcheurs aux dépends de leur espace d'activités et du Port antique, pôle d'attraction des touristes d'une ville qui fut jadis maîtresse des mers, est-elle indiquée ? Si les vestiges archéologiques sont royalement dédaignés par les autorités, comme le démontrent les crimes quasi quotidiens perpétrés contre ces phares historiques, le secteur du tourisme prôné comme étant le moteur de l'économie libanaise, l'est-il aussi ?
Le plus agaçant, révoltant, enrageant, c'est que les travaux sont déjà entamés. Imaginerez-vous le port de Tyr, ce marqueur fondamental de la ville, avec sa simplicité qui fait toute sa grandeur, avec son ambiance chaleureuse et ses cafés anciens où il fait bon déguster un bon café libanais, se résorber aux dépends de la « modernité » ? Auriez-vous à l'esprit un seul instant que ces pêcheurs, qui reprennent au quotidien les mêmes gestes que leurs ancêtres phéniciens, et qui subsistent dans leurs terres malgré toutes les complications financières inconcevables, disparaître parce que leur Port n'arrive plus à contenir leur bateaux et les pêcheurs ?
« La devise du fait accompli est devenue un pilier de la politique nationale » avance le communiqué de l'AIST. Où est l'État libanais dans tout cela ? Question quelque peu inepte, en effectuant une rétrospective de la reconstruction de cette contrée décimée par une guerre utérine et des hostilités avec l'Etat hébreu qui, elles,  n'ont pas sonné l'hallali contre les vestiges nonobstant l'atrocité et la cécité de leurs projectiles inaptes à faire la différence entre la pierre et les hommes. Mêmes les canons aveugles et sans pitié ont appréhendé nos vestiges avec toute leur gloire et leur splendeur …
La reconstruction au Liban a été un phénomène entièrement inconciliable avec la notion de la conservation de notre patrimoine. Ce qui prouve que l'État a brillé dans son impuissance vis-à-vis de l'anéantissement de l'héritage historique, culturel et identitaire du Liban.  Une preuve irréfutable que les Libanais se sont révélés être les pires prédateurs de leur propre patrimoine.
Mais le passage choc dans le dernier message de l'AIST, avec lequel il est judicieux de clore cet article, en raison de son éloquence, sa gravité, sa brutalité, sa létalité, est le suivant : « Il devient de plus en plus évident que le Patrimoine de Tyr est gravement menacé, comme l'ont constaté l'UNESCO et les diverses missions scientifiques ayant visité la ville de Tyr. Le centre du Patrimoine Mondial de l'UNESCO a décidé d'inscrire Tyr sur la liste du Patrimoine Mondial en Péril et de la rayer de la liste du Patrimoine Mondial si les autorités libanaises ne manifestent pas une volonté de collaboration » … A méditer …
Par Marie-Josée Rizkallah
Libnanews
Crédits Photos : Association Internationale pour la Sauvegarde de Tyr

Début des travaux de construction près du port. Source : ©AIST

Début des travaux de construction près du port. Source : ©AIST
 
Sur le même sujet:
Politique – La Vallée Sainte de Qannoubine sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, axe d'une réunion à Bkerké
Liban: Le port phénicien de Beyrouth égrène ses dernières heures après 2500 ans d'existence

Un moine maronite à Vienne en 1767

Un moine maronite à Vienne en 1767
Olj 2/5/2012

Dès les premiers siècles du christianisme, les pèlerins d'Occident ont été nombreux à se rendre en Palestine, perpétuant une longue tradition de visite des lieux saints. À l'inverse, les voyages du clergé oriental en Occident étaient rares et la plupart d'entre eux ont eu au fil du temps Rome pour destination finale.
C'est ainsi qu'à partir de la fin du XVIe siècle, l'Église maronite du Mont-Liban s'est mise à envoyer régulièrement de jeunes enfants âgés de 9 à 11 ans étudier à Rome, inaugurant une période exceptionnelle de contacts avec l'Occident.
Ces séjours en Italie n'avaient commencé qu'après l'ouverture du Collège maronite de Rome en 1584, où, sous la supervision de maîtres jésuites, les jeunes maronites recevaient une excellente éducation, apprenaient le latin et l'italien, et perfectionnaient l'hébreu, le syriaque et l'arabe.
Mais c'est tout à fait par hasard qu'un moine maronite s'est un jour rendu à Vienne en 1767 : cette année-là, ce moine, appelé Serge Sarkis, était chargé du clocher de son couvent de Notre-Dame de la Prairie (Saydet al-Haqleh) situé au Kesrouan, au nord de Beyrouth, sur une colline dominant la Méditerranée.
Ce couvent avait été construit un siècle auparavant en 1670.
Le moine Serge sonnait si fort que la cloche se brisa.
Très affligé de la perte qu'il avait occasionnée à son couvent, le moine demanda à son supérieur l'autorisation de demander l'aumône aux chrétiens pour compenser la perte de la cloche brisée et se mit en route jusqu'à parvenir un jour à la ville de Beyrouth.
C'est là qu'il trouva au port un navire en partance pour Trieste.
Il demanda au capitaine l'autorisation de se joindre au voyage et celui-ci accepta à cause, affirme une relation de ce voyage, « de son apparence empreinte de vertu et de sa crainte de Dieu, lorsqu'il apprit le noble objet de ses pérégrinations ».
Lorsque le moine Serge parvint à Trieste, il poursuivit son voyage jusqu'à Vienne, où il se mit à mendier dans les rues. Comme il ne parlait pas la langue du pays et qu'il ne rencontrait personne qui parlait la sienne, les gens lui faisaient l'aumône en se fiant à son apparence car il présentait tous les signes de la piété.

Pendant ce temps, la fille de l'impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg tomba gravement malade, et les médecins s'avéraient impuissants à la guérir.
C'est alors qu'un homme qui fréquentait la cour fit savoir à la reine qu'il y avait en ville un moine oriental qui avait toutes les apparences de la piété et de la vertu. « Si vous acceptez de le faire venir pour prier à l'intention de votre fille, lui suggéra-t-il, peut-être que Dieu la guérira. » La reine autorisa sa venue, et le moine Serge se présenta et pria pour la fille qui, grâce à ses supplications, fut guérie.
Le cœur de la reine fut aussitôt empli de reconnaissance et d'admiration pour ce miracle qui fut rapidement connu de toute la cour et de toute la ville, et impressionna grandement tout le monde.
Lorsque la reine lui demanda la raison de son voyage, le moine Serge lui raconta en toute sincérité sa situation. Mise ainsi au courant de ce qui l'amenait à Vienne, la reine donna l'ordre à tous les artisans de la ville de réaliser pour lui des objets de culte à son propre compte.
Les artisans viennois fabriquèrent pour le prélat une cloche dont il n'y eut pas de pareille en Orient « à cause de son carillon enchanteur pour les oreilles et de son écho, qui entraînait celui qui l'entendait à fredonner ».
Hélas, la foudre brisa cette cloche en 1889 et elle fut remplacée par une autre, faite au Liban.
Le moine maronite fit également exécuter plusieurs coupes dont certaines étaient extraordinaires, des bougeoirs de valeur, plusieurs vêtements liturgiques précieux et merveilleusement tissés, des candélabres et des tableaux de prix, ainsi que d'autres objets de culte qu'il expédia au Liban avant son retour.
Il avait réuni également une importante somme d'argent pour son monastère, mais il mourut à Vienne et fut enterré là-bas avant qu'il ne puisse la rapatrier.
Voilà l'essentiel de ce que l'on sait du premier voyage d'un moine maronite à Vienne.
Le récit se trouve dans un livre d'histoire du Kesrouan (une région de la montagne libanaise) écrit en arabe à la fin du XIXe siècle par un prêtre libanais nommé Mansour el-Hattouni. L'auteur s'est probablement basé sur les archives du couvent Notre-Dame de la Prairie, monastère qui existe encore et qui a préservé jusqu'à nos jours les objets offerts par la reine Marie-Thérèse d'Autriche. Le beau tabernacle blanc et doré de style baroque est exposé dans l'église du couvent, et les coupes, les candélabres et les ostensoirs du XVIIIe siècle jalousement mis sous clef. La cloche viennoise, bien que fêlée, est également visible, ainsi que quelques tableaux expédiés de Vienne.
Entre-temps, le couvent, qui était à l'époque du moine Serge un monastère double comme cela était traditionnel en Orient, c'est-à-dire abritant deux communautés séparées de moines et de moniales, est devenu exclusivement féminin. C'est pourquoi, de nos jours, seule une communauté de seize religieuses vit au couvent, communauté qui dépend directement du patriarche maronite. Leur vie est consacrée à la prière et à la méditation, et elles vivent partiellement de leurs travaux d'aiguille, des napperons brodés à l'ancienne et des revenus des terres attenantes au couvent.
Toutes les sœurs connaissent bien entendu l'histoire du voyage du moine Serge à Vienne et sa guérison de la fille de la reine Marie-Thérèse dont une supérieure a fait exécuter le portrait, exposé dans l'une des salles d'accueil. Selon la légende transmise, la fille de la reine qui a été guérie serait la reine Marie-Antoinette qui épousa le roi de France Louis XVI.
Voila comment un couvent maronite non loin de Beyrouth abrite jusqu'à nos jours un petit coin d'Autriche insoupçonné.

Ray J. MOUAWAD




JTK = Envoyé de mon iPad.

الاستدعاء ضد وزير الثقافة للمحافظة على ميدان سباق الخيل الروماني في بيروت


"النهار" تنشر الاستدعاء ضد وزير الثقافة
للمحافظة على ميدان سباق الخيل الروماني
النهارفي ١/٥/٢٠١٢

تقدمت جمعية "التجمع للحفاظ على التراث اللبناني" وكيلتها المحامية كارلا  شرفان الى مجلس شورى الدولة باستدعاء ضد الدولة اللبنانية – وزارة الثقافة ممثلة بهيئة القضايا في وزارة العدل بطلب وقف تنفيذ وابطال القرار رقم 849 الصادر بتاريخ 24/ 2/ 2012 عن وزير الثقافة غابي ليون "بدمج كامل الجزء الجنوبي من الآثار في البناء المنوي انشاؤه وذلك بابقائها في مكانها، كما والموافقة على تفكيك واعادة تركيب أجزاء الشوكة الوسطية من ميدان سباق الخيل الروماني والاجزاء الشمالية منه ضمن هذا البناء، شرط أن يتم التنسيق الكامل مع المديرية العامة للآثار في مراحل المشروع كافة والتي تتضمن وضع التصاميم التنفيذية لجميع مراحل التوثيق والفك والتخزين واعادة التركيب والتاهيل والـ(...) لا سيما لجهة الاستعانة بمتخصصين عند الحاجة على أن تتحمل شركتكم جميع النفقات الناتجة من هذه الأعمال".
واعتبرت الجمعية أن المس بأي حجر من حجارة هذا الموقع من شأنه افقاد الموقع ككل أية قيمة تاريخية ما يقتضي تدخلاً فورياً من جانبكم للحؤول دون وقوع ضرر لا يمكن التعويض عنه في حال وقوعه".
واستندت في الوقائع الى قرارات وزراء الثقافة السابقين تمام سلام وطارق متري وسليم وردة وفيها: "ادخال العقار 1370 من منطقة ميناء الحصن في لائحة الجرد العام للأبنية التراثية، وعدم جواز القيام بأي عمل من شأنه تغيير الوضع الحالي للعقار المذكور دون موافقة المديرية العامة للآثار المسبقة على الأعمال المنوي اجراؤها والمواد المنوي استعمالها.
واقترح كتاب المديرية العامة للآثار الحفاظ على المكتشفات الأثرية في مكانها (in situ) وذلك بالنظر الى طبيعة المكتشف والذي هو عبارة عن ميدان سباق خيل تمتد اجزاؤه لا سيما ما يعرف بالشوكة الوسطية على كامل عرض العقار.
وأتى القرار ليكرس سلسلة قرارات لوزراء الثقافة السابقين، أكدت وجوب الحفاظ على الميدان في موقعه الأصلي وابرازه، وبالتالي وضعه على مسار الزيارات السياحية الثقافية لمدينة بيروت.
لكن بتاريخ 24 شباط 2012 صدر عن وزير الثقافة السيد غابي ليون رد على كتاب شركة "بيروت ترايد ش. م. ل." القرار الآتي: "تحيطكم وزارة الثقافة – المديرية العامة للآثار علماً بموافقتها على دمج كامل الجزء الجنوبي من الآثار في البناء المنوي انشاؤه وذلك بابقائها في مكانها، كما والموافقة على تفكيك واعادة تركيب أجزاء الشوكة الوسطية من ميدان سباق الخيل الروماني والاجزاء الشمالية منه ضمن هذا البناء، شرط أن يتم التنسيق الكامل مع المديرية العامة للآثار في مراحل المشروع كافة والتي تتضمن وضع التصاميم التنفيذية لجميع مراحل التوثيق والفك والتخزين واعادة التركيب والتأهيل والـ(...) لاسيما لجهة الاستعانة بمتخصصين عند الحاجة على أن تتحمل شركتكم جميع النفقات الناتجة من هذه الاعمال (…)".
وطلبت الجهة المدعية الآتي:
أ – ابطال القرار المطعون فيه لصدوره عن مرجع غير صالح لإصداره.
ب – ابطال القرار المطعون فيه لعدم مراعاة المعاملات الجوهرية المفروضة قانوناً.
ج – ابطال القرار المطعون فيه لمخالفته للقانون أي نظام الآثار لا سيما المادتين 23 و24 منه، كما ولمخالفة القرار للقرارات الوزارية السابقة لا سيما القرار الوزاري 63 المنشور في الجريدة الرسمية في 10/ 9/ 2009، واستطراداً لمخالفة القرار المطعون فيه للمادة 10 من نظام الآثار.


JTK = Envoyé de mon iPad.

mardi 1 mai 2012

ملاحظات حول وضع الآثار في بيروت


ملاحظات حول وضع الآثار في بيروت
حديث مع الدكتور ناجي كرم
النشره -الخميس 26 نيسان 2012 - ناجي كرم* 
لقد كثر الكلام في الفترة الأخيرة عن بعض المواقع الأثرية في بيروت وبشكل خاص عن المرفأ الفينيقي ومدرج سباق الخيل العائد إلى الحقبة الرومانية. وكان لا بد من رفع الصوت عاليا احتجاجا على محاولة إزالتهما، كما القمامة، من وسط العاصمة. ولكن، ماذا لو لم تكن هذه المسألة سوى الجزء الظاهر من جبل الجليد؟ فالوضع أشمل وأخطر بكثير مما يبدو عليه؛ والمراقب المتخصّص لا بد وأن يقف مشدوها أمام الواقع المرّ والوقائع الخطيرة التي نطرح بعضها بعيدا عن كل خلفية جدلية، فما يهمّنا هو تراثنا والحفاظ على القليل الباقي منه في قلب عاصمتنا الوطنية التي كانت يوما أم الشرائع. 
 
أولاً: في الوضع القانوني.
يفرض القانون أن يشرف على الحفرية الأثرية إما آثاري ذو خبرة في المديرية العامة للآثار وإما أستاذ جامعي موفد من قبل جامعة أو معهد عال للآثار. وقد طبّق هذا القانون بحزم حتى في أيام عز سوليدير وبطشها، إذ شاركت فرق عدة زادت على العشرين، من جامعات لبنان وعدد من الجامعات الأوروبية والعالمية.
منذ العام 2005، استبعدت الجامعة اللبنانية عن الحفريات في بيروت بحجة أنها لا تملك ما يلزم من التمويل ولا من أصحاب الكفاءة العلمية، واستبعدت االجامعات الخاصة لأن أساتذتها "لا يستحقون حمل لقب الدكتوراه"،  واستبعدت الجامعات الأجنبية بحجّة أنها لا يمكن أن تهتم بآثار لبنان أفضل من اللبنانيين  وبحجّة أن العلماء الأجانب "لا يأتون إلا لمصالحهم المالية"، مع العلم أن البعثات الأجنبية تأتي ومعها تمويلها الخاص ولا تكلّف لبنان شيئا. ولسدّ هذا الفراغ المفتعل، سُلّمت حفريات بيروت الى شركة خاصة أسسها أشخاص لا يزالون طلاّبا ولم ينه أي منهم شهادة الماستر.  ومن الطبيعي أن تسعى هذه الشركة الى الربح المادي الذي يشرّع بدوره الأبواب أمام مساومات محتملة على حساب التراث.
 
ثانيا:في الوضع العلمي.
تفرض المنهجية العلمية على الباحث حين يقوم بحفرية أثرية أن ينشر تباعا نتائج عمله في تقارير علمية (Rapports préliminaires) تضع المكتشفات الجديدة في متناول المهتمّين من أهل الاختصاص وغيرهم وتحفظ لنا وثائق مكتوبة ومصوّرة في حال تعرض الموقع للتخريب. وتشهد مجلّة "بعل" التي تصدرها المديرية العامة للآثار على نقيضين:
الأول، أن كل الفرق العلمية التي شاركت في حفريات بيروت في التسعينات نشرت مكتشفاتها وتقاريرها العلمية بمهنية وجدّية، فكانت على مستوى دورها الأكاديمي والعلمي، فوفّرت مادة كاملة لأعداد عدة من المجلّة، وحفظت لنا بالنص والصورة والخارطة والرسم البياني كل ما اكتشف في بيروت.
الثاني، أن مجلّة بعل خالية تماما من أي تقرير علمي أو معلومة عن حفريات بيروت منذ ما يزيد على السنوات الست، مع العلم أن الحفريات الأثرية لم تتوقّف يوما طوال تلك المدة. والسبب الرئيسي، في رأينا – إلا إذا كانت هناك حلقة مخفية -   يكمن في كون من يقوم بالحفريات الأثرية لا يملك بعد القدرة العلمية ولا المنهجية الأكاديمية ولا الخلفية الثقافية الكافية لنشر المكتشفات، مما يعني عمليّا أننا فقدنا ما يقارب سبعين موقعا أثريا دون أن يبقى لها أثر لا على الأرض ولا حتى في الصور.

ثالثا:في مصير الآثار.
أيام عزّ سوليدير وبطشها في التسعينات، قمنا بحملات قوية عدة من أجل الحفاظ على عدد من المواقع الأثرية. كنا وما زلنا على قناعة بأنه لا بد من أن تبقى بعض الآثار في أرضها لتشهد من جهة على تاريخ بيروت العظيم ولتصبح في الوقت ذاته محجّة للسياحة الثقافية. وعلى الرغم من التهديدات ومحاولات الرشوة، وعلى الرغم من نظرية هانس كورفر التي تقول بعدم ضرورة الإبقاء على أي موقع أثري في مكانه، استطعنا، مع دعم منظمّة اليونسكو واللجنة الدولية التي ألّفتها، أن نفرض الحفاظ على بعض المواقع ولو القليلة: التل القديم، الحي الفينيقي، موقع السراي الصغيرة.
منذ 2005 تم حفر ما يقارب سبعين موقعا في بيروت. وقد تم اقتلاع كل ما تم اكتشافه حتى اليوم باستثناء موقع مينا الحصن المكتشف حديثا والذي كان موضع مساومة مشبوهة لاقتلاعه. ما الفارق إذاً بين ما كان يفعله هانس كورفر الهولندي الذي طالبنا غير مرّة بمحاكمته وطرده، وبين هانس اللبناني؟  بل إن المقارنة بينهما قد تأتي، ويا للآسف، لصالح الهولندي، الذي اتبع طريقة في التبويب دقيقة جدا ونشر عددا من تقاريره العلمية في مجلة البعل. في حين أنه لم تنشر بعد تقرير علمي واحد من قبل الشركة الخاصة، مما يضعنا أمام كارثة تاريخية علمية هي من الآخطر في تاريخ الآثار في لبنان.
هل من المعقول، وفي قلب بيروت العظيمة في التاريخ، أنه لم يتمّ اكتشاف أي أثر جدير بأن يحافظ عليه في أرضه، مع العلم أن عمليات الحفر قد شملت مساحات واسعة جدا وفي أماكن جغرافية متفرّقة؟  ترى، من تحمّل ويتحمّل مسؤولية قرار اقتلاع تاريخنا من أرض بيروت؟ نسأل مذهولين، أوليس ذلك من حقنا وواجبنا؟
 
رابعا:في  المسؤولية.
طالما أن المديرية العامة للآثار تابعة لوزارة الثقافة فإن هذه الوزارة تعتبر مؤتمنة على آثار لبنان وإرثه التاريخي. وعلى المسؤولين فيها أن يحصروا  جهدهم – لا بل أن يستميتوا – في الدفاع عن تراثنا العظيم. هذا هو على الأقل مفهومنا نحن لحمل المسؤوليات الوطنية. فما هو واقع الحال؟
منذ آب الماضي طوّق معالي الوزير نفسه بحفنة صغيرة ممّن أسماهم بالأكاديميين. حذّرناه في حينه من خطورة هذا القرار، لأن هؤلاء "الأكاديميين" سيفجّرون المديرية العامة للآثار. 
اوّلا: لأنّهم  يأتون  بأحلام وعقد لا علاقة لها لا بالتراث ولا بالآثار.
ثانيا: لأنّهم سيلفلفون الفضائح بدلا من فتح الملفات وإصلاح ما يجب إصلاحه.
ثالثا: لأنّهم  سيخلقون  فراغا مصطنعا من خلال استبعاد العلماء الأجانب واحتقار العلماء اللبنانيين، وذلك من أجل أن يحكموا قبضتهم على المديرية.
رابعا: لأنّهم سينتقمون من بعض الموظفين "الأعداء" لثأر قديم يدغدغ بعضا من أعضائها.
ما يحزننا اليوم هو أن ما حذّرنا منه قد حدث بالفعل. بل إن "حفنة الأكاديميين" ذهبت إلى أبعد من ذلك بكثير. فهي لم تكتفِ بكل ذلك ولا بإعادة الغطاء للشركة الخاصة التي تنظّف بيروت من آثارها، بل راحت تنبش قرارات وزارية سابقة تقضي بالحفاظ على عدد من المواقع الأثرية في وسط العاصمة بهدف نسفها والسماح باقتلاع الآثار من أرضها التاريخية، وذلك تحت شعار "التفكيك والدمج" يعني الضحك على الناس. وقد أصدرت أول حكم بالإعدام على ميدان سباق الخيل، في تقرير من خمسة أسطر فقط لا غير ومن دون أن تكلّف نفسها زيارة الموقع ولو لمرّة واحدة. وهو ما اعتبره معالي الوزير "إنجازا مهمّا".
أما "الإنجاز" الثاني فهو التقرير "العلمي" الذي يعدّه "الأكاديميون" ليبرهنوا  للرأي العام أن منشآت المرفأ الفينيقي في مينا الحصن ليست سوى "مقلع صغير للحجارة" وهو معدّ بطبيعة الحال "للتفكيك والدمج".
وقد بتنا نخشى أن يكون الإنجاز الثالث تحويل التل الفينيقي إلى "مجرّد رجمة من الحجارة يشوّه وجودها قلب بيروت ويجب جرفها". ومن يدري، قد يفتي "الأكاديميون" بأن  "أعمدة بعلبك ليست في مكانها التاريخي ومن الأفضل تفكيكها ودمجها في وادي البردوني".

إن ما يجري في بيروت اليوم يمكن اعتباره – كما أيام سوليدير – مجزرة حضارية كبرى. ومن حقنا أن نسأل بالصوت العالي: لماذا هذا الحماس الزائد في التفريط بآثار بيروت؟ هل المصلحة الوطنية هي التي تفرضه؟ أم "الذوق الفريد" في تجميل المدن؟ أم الجهل بكل بساطة؟ أم – وفق ما تردّده الإشاعات القوية – غير ذلك؟
 
* استاذ الفنون والآثار الفينيقية ورئيس سابق لقسم الفنون والآثار في الجامعة اللبنانية
 
 التعريفات: ناجي كرم - الآثار - مقالات وأراء



JTK = Envoyé de mon iPad.

dimanche 29 avril 2012

Fwd: مي عبود أبي عقل


Date: 31 mars 2012 13:37:05 HAEE
Objet: مي عبود أبي عقل

مي عبود أبي عقل
2012-03-28
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عملية التنقيب.
عملية التنقيب.

منذ فترة وجيزة تعيش بيروت عصر اكتشافات عدة تعود الى عصور ما قبل التاريخ. ما السر؟ وما تفسير هذا الامر؟
يقول المشرف على الحفريات والابحاث الاثرية في المديرية العامة للاثار الدكتور اسعد سيف ان "الاثار القبتاريخية لم تعط اهمية كبرى خلال الحفريات المدينية التي جرت في بيروت سابقا. والمعلومات المعروفة والموجودة بين ايدي العلماء هي الناتجة من اعمال المسح التي قام بها اليسوعيون في بداية القرن العشرين وخلاله. ونشرت نتائج تلك المسوحات في نشرة "حوليات جامعة القديس يوسف". وتبين من خلالها ان هناك وجودا للانسان خلال فترة ما قبل التاريخ في مناطق فرن الشباك ورأس بيروت ومنطقة الغبيري التي كانت تعرف برمل بيروت، والتي كانت تمتد من الغبيري الى الشويفات وخلدة.
وحديثاً، ومن خلال الحفريات التي قامت بها مديرية الآثار مع الفرق التي تضم اساتذة وطلاباً من الجامعة اللبنانية، وباستعمالهم تقنيات الحفر الحديثة والدقيقة المتبعة في علم الآثار، لا سيما الارخيولوجيا من اجل التعرف الى المحيط البيئي والجغرافي للمجموعات البشرية التي سكنت بيروت، كشف عن سويات اثرية تضم مجموعة كبيرة من الادوات الصوانية مثل السكاكين والمخارز وغيرها (لم تكن تؤخذ في الاعتبار)، تعود الى اكثر من 150 ألف سنة في مواقع في الغبيري والشويفات وبشارة الخوري وسامي الصلح والمكلس والجميزة والمدور ووسط بيروت، وتبين وجود للمجموعات البشرية التي بدأت بالاستيطان قرب منطفة المتحف . كذلك اكتشفت آثار لبيوت تعود الى الالف الرابعة والخامسة ق.م. في منطقتي بشارة الخوري والاشرفية. 


مواقع واكتشافات
وفي تفصيل للمواقع التي عثر فيها على آثار من عصور ما قبل التاريخ يعدد سيف:
¶ في بشارة الخوري حيث يقوم مجلس الانماء والاعمار باشغال بنى تحتية، تم التعاون مع مديرية الاثار من اجل اجراء الحفريات الاستباقية قبل البدء بالمشروع المنوي تنفيذه، وهذا ما ساعد في الكشف عن مستوى يعود الى فترة عصر الحجر الحديث (النيوليتي) يضم دار سكن يحتوي على موقدة، وقربه تلة نفايات كشف فيها على عظام حيوانية استعملها القاطنون في تلك الفترة. وفي الموقع ذاته كشفت سويات تعود الى فترة عصر الحجر الوسيط (الباليوليتي الوسيط) وهي فترة لم تكن مكتشفة او معروفة في هذه المنطقة عام 2011.
¶  في العقار 79 - الرميل قرب سنتر صوفيل تم الكشف على بيت يعود الى الالف الرابعة والخامسة قبل الزمن الحاضر، يحوي موقدة وادوات صوانية مختلفة كانت تستعمل في تلك الفترة. الجدير ذكره ان منطقة الاشرفية كانت غير معروفة لناحية سكنها في تلك الفترة من قبل علماء الاثار، وجاءت هذه الاكتشافات لتلقي الضوء على هذه الفترة السكنية وتؤكد ان الاشرفية كانت مسكونة في تلك العصور.
¶ في سامي الصلح، وفي اطار الحفريات الاستباقية لمشاريع البنية التحتية، حفرت سويات تعود الى كل من الفترات الاتية: عصر الحجر الوسيط 250 ألف - 48 ألف قبل الزمن الحاضر، الانتقالية بين 48 ألف - 36 ألف قبل الزمن الحاضر وهذه كانت مكتشفة في بيروت، عصر الحجر الحديث 36 ألف - 24 ألف قبل الزمن الحاضر، الانتقالية الثانية قبل فترة التوطن والتي تراوح بين 24 ألف - 12 ألف قبل الزمن الحاضر، عصر الحجر الحديث (القبل الفخاري) 12 ألف - 7500 قبل الزمن الحاضر. وتتمثل الاكتشافات فيها بلقى صوانية نموذجية لتلك الفترات، استعملتها المجموعات البشرية التي كانت تقطن المنطقة في تلك الحقبات. ومعروف ان هذه المنطقة قريبة من نهر بيروت الذي كان في فترة من الفترات يمتد مساره على منطقة اكبر من المنطقة الحالية، وهذا يعني ان عناصر التوطن كانت مؤمنة من مياه وارض خصبة وحيوانات.
¶ قرب المتحف الوطني وتحديدا عند "مركز العلوم والرياضة" التابع للجامعة اليسوعية، كشف على فترتين قبتاريخيتين مهمتين بالنسبة الى بيروت ولم تكونا معروفتين ابدا فيها، هما: 
- الممتدة من 17 ألف الى 14500 قبل الزمن الحاضر والمسماة حضارة "الكيباري الهندسي" وهي التي شهدت آخر المجموعات البشرية المتنقلة والتي كانت تعرف بمجموعات الصيادين – القطافين، لم يكن الانسان فيها مستقرا بل كان يتنقل من اجل الحصول على المأكل والمشرب. ووجدت نماذج من الادوات التي كان يستعملها في حينه. 
- الممتدة بين 14500 - 12 ألف قبل الزمن الحاضر وهي الفترة المعروفة بالناطوفية والتي شهدت اولى المجموعات التي استوطنت، واصبح الانسان فيها مستقرا بعض الشيء.
¶ في الجميزة كشف عن سويات تعود  الى فترتي الحجر الوسيط والحديث وضمت العديد من الادوات الصوانية التي كان يستعملها القاطنون. واخيرا قدمت اطروحة ماجستير بهذا الخصوص في جامعة الكسليك، مما يعني ان دراسات علمية تقوم حاليا  في هذا الشأن".  

خلاصة وتوجيه
ويستخلص الدكتور سيف ان "هذه الحفريات التي جرت في مناطق مختلفة من بيروت ساعدتنا في معرفة الدينامية الثقافية والطبيعية، وتفاعلها مع بعضها البعض، اي كيفية تغير البيئة مع طبيعتها وشكلها الجغرافي التي كان يعيش فيها ذلك الانسان منذ 250 ألف سنة قبل الزمن الحاضر وحتى يومنا هذا في بيروت. وهذا ما يدلنا اكثر واكثر على ان بيروت كانت مسكونة وبصورة متواصلة منذ تلك الفترات، بعد ان كان معروفا سطحيا وليس بطريقة معمقة ومؤكدة من خلال الحفريات التنضدية والعلمية. والاعمال لا تزال مستمرة في عدد من المواقع التي لا تزال تكشف لنا عن تلك الحقبات لا سيما في موقعي بشارة الخوري والعقار 79 من منطقة الرميل.
ويشير اخيرا، الى ان مديرية الاثار "توجه الطلاب في الجامعات اللبنانية الى دراسة تلك الفترات، وتحثهم على استكمال ابحاثهم على مستويات الماجستير والدكتوراه، في اطار التوجه العام الذي يهدف الى اعداد اثاريين باحثين ومتخصصين ليحملوا على عاتقهم هذا التراث الوطني والتاريخي، والعمل على اكتشافه وسبراغواره من اجل معرفة كيف تعاطى الانسان مع بيئته منذ تلك الفترات". 

الطريقة ذاتها
من ناحيتها، تقول المسؤولة العلمية عن حقبة ما قبل التاريخ في حفريات بيروت الاثرية كورين يزبك ان "طريقة الحفر الانكليزية لم تتغير، بل تغيرت المناطق وتوسعت. وتكمن اهمية هذه الحفريات   في طريقة التنقيب الدقيقة والتي تتبع طبقة طبقة، وبقية بقية، وسمحت بتسجيل الادلة والبقايا بطريقة علمية. وبينت ان بيروت الادارية كانت مأهولة وفيها سكن منذ نصف مليون سنة، وكل الحقبات ممثلة فيها حيث ظهرت آثار من عصر الحجر القديم (الباليوليتي) وحتى العصر الحجري النحاسي". 

samedi 28 avril 2012

Saliba douaihy- nouveau record pour une toile de Saliba Douaihy

Saliba douaihy- nouveau record pour une toile de Saliba Douaihy
26-04-2012 | par M.-J. D. | source: CDL
Mots clés : art, Enchères, Christie's, Saliba Douaihy
La cote de l'artiste libanais Saliba Douaihy a atteint un nouveau record le 17 avril dernier lors de la vente aux enchères organisée par la maison Christie's à Dubaï sur l'art moderne et contemporain arabe, iranien et turc.

Sa toile « Regeneration », peinte en 1974, s'est vendue à 278.500 dollars (y compris commission de l'acheteur), soit plus de deux fois son estimation la plus haute.
 
Au total, la vente a rapporté 4.016.300 dollars à la maison d'enchères, au-delà des prévisions initiales de 3,9 millions.
 
Saliba Douaihy est né à Ehden (Nord du Liban) en 1915. Il a étudié la peinture à l'Académie supérieure des beaux arts de Paris. Il est connu pour avoir réalisé les décorations de l'église maronite de Diman (la résidence d'été du patriarche). En 1950, il émigre à New York, où il vivra jusqu'à sa mort en 1994. Un de ces sujets de prédilection était le monastère de Qozhaya dans la vallée de la Qadisha.


JTK = Envoyé de mon iPad.

mardi 24 avril 2012

Un documentaire à suivre, vendredi, sur France 5.

Un documentaire à suivre, vendredi, sur France 5.


France 5 diffusera ce vendredi 27 avril, à 16h34 (heure de Paris) un documentaire sur le pays du Cèdre, intitulé "Le Liban, le bien-aimé du Moyen-Orient".

Résumé du film, réalisé par Eric Bacos :
"Si longtemps malmené par le cours de l'Histoire, le Liban a trouvé une énergie sans pareille pour se reconstruire."

"Le centre de Beyrouth est aujourd'hui le symbole de ce dynamisme avec une réhabilitation spectaculaire des immeubles historiques touchés par la guerre ou se mêlent modernisme et traditions."

"Si le pays est petit par sa taille, sa diversité culturelle et religieuse a engendré un patrimoine d'une grande richesse. D'une vallée à l'autre, le style de vie peut être complètement différent."

"Des vestiges de Baalbeck qui voisinent avec une des plus grandes mosquées du pays, des plaines d'olivier du nord aux légendaires pâtisseries de Tripoli, des monastères maronites du chouf aux plages du sud. Ce film part à la rencontre de cette diversité."


JTK = Envoyé de mon iPad.

dimanche 8 avril 2012

خبير الآثار العالمي ميتان سوزن: «تراث طرابلس تحت الخطر»


خبير الآثار العالمي ميتان سوزن: «تراث طرابلس تحت الخطر»
السفير : غسان ريفي - 07/04/2012
أزقة طرابلس القديمة وآثارها مهددة بالاندثار
فوجئ خبير الآثار العالمي البروفسور التركي ميتان سوزن (80 عاما) بحجم الاعتداءات التي تتعرض لها آثار طرابلس، معلنا أن تراث المدينة بكامله تحت الخطر، داعيا إلى تضافر الجهود المحلية والدولية من أجل إنقاذه بشكل تدريجي وعلمي، يبدأ بتوعية المواطنين على أهمية الكنوز التي يعيشون فيها ويستخدمونها في تفاصيل حياتهم اليومية، مشدداً على أن طرابلس لا تزال متحفا حيا يشكل عامل جذب لكل الباحثين في التاريخ وفي الحضارات.

البروفسور سوزن جال برفقة رئيس «لجنة الآثار والتراث» الدكتور خالد تدمري في أسواق طرابلس الأثرية والمدينة القديمة. وعاين مئات المعالم مما تركه أجداده من الحقبة العثمانية. واطلع على الآثار المملوكية التي تشتهر بها العاصمة الثانية، وتلك الصليبية المتبقية، وذلك خلال مرافقته وفد بلدية غازي عنتاب التي وقعت توأمة مع بلدية طرابلس. لكن ما شاهده سوزن من اعتداءات لم يفقده الأمل في إمكانية الانقاذ، حيث يجد أن الأمور لا تزال تحت السيطرة، وأن ما تقوم به البلدية من عقد اتفاقات توأمة مع المدن التركية ذات الطابع الأثري يشكل خطوة أولى على صعيد الاهتمام بتلك الآثار وترميمها، والحفاظ على النسيج العمراني الذي يربطها ببعضها البعض ومن ثم النهوض بالمدينة الأثرية وخلق عوامل الجذب التي تجعلها قبلة أنظار السيّاح.

ويقول البروفسور سوزن في دردشة مع «السفير»: «إن مدينة طرابلس تعتبر ثروة كبيرة وهي فعلا «متحف حي»، لكنها بحاجة إلى مشروع ضخم لاحيائها كمدينة أثرية والنهوض بها، وأعتقد أن بلدية طرابلس قد خطت خطوتها الأولى، من خلال الانفتاح على تركيا وإقامة علاقات توأمة مع مدن تركية تشابهها من الناحية التراثية والأثرية». ويرى سوزن أن «إنقاذ المدينة القديمة يحمل خطوتين، الأولى تقع في المحيط الكثيف الذي يشكل وسط المدينة القريب من بلدية طرابلس ويتمثل بساحة التل من ناحية إعطاء الأبنية القائمة الأهمية الكاملة وتخصيصها بوظائف جديدة ما سيبعث الحياة فيها». والخطوة الثانية هي «قلب المدينة القديمة، لا سيما الأسواق التي يجب العمل على توعية المواطنين فيها على أهمية مدينتهم وتحفيزهم على حمايتها وخلق مصادر جديدة لتشكيل عامل جذب فيها».

ويضيف: «يبدأ الحفاظ على المدينة القديمة عندما يصبح أهلها وسكانها يعون أهمية الحفاظ عليها، ولا شك في أن إحياء الأسواق الداخلية سينعكس إيجابا على السكان الذين سيربون أولادهم على حماية المدينة وتراثها، لكن المشكلة القائمة اليوم وهي تتقاطع مع تركيا، لجهة ملكية هذه الأبنية وهي في معظمها خاصة، وما رأيته أنه يصار إلى ترميم بعض المواقع الأثرية، وإنما بشكل منفرد، وأن أي عملية إحياء لهذه المواقع تحتاج الى الاهتمام بالنسيج العمراني الذي يصلها ببعضها البعض». ولفت إلى أنه «حتى نستطيع أن نتخطى إشكالية الملكية الخاصة، نفذنا في تركيا وخصوصا في قرية سفران بولو التي وضعت على لائحة التراث العالمي بالتعاون مع الأهالي، حيث اتفقنا أن الداخل لهم والخارج لنا، وقامت البلدية بتأهيل كل واجهات أبنية القرية الخارجية إضافة إلى تأهيل البنية التحتية والطرق، وبالتالي عندما انعكست تلك الجمالية على الناس تركت عندهم شعورا بضرورة الحفاظ على داخل منازلهم».

ورأى سوزن أن «أمام بلدية طرابلس فرصة كبيرة للحفاظ على الآثار خصوصا بعد اتفاقي التوأمة اللذين عقدا بين طرابلس وبلديتين متقدمتين في الحفاظ على الآثار، هما غازي عنتاب وبورصة. وهما بلديتان كبيرتان، ولديهما فريق عمل متكامل ووحدات خاصة للحفاظ على المدن القديمة، وما أراه أن تقوم الوحدات أو المصالح العائدة لبلدية طرابلس بالتعاون مع تلك الوحدات في البلديات التركية لوضع آلية لتنظيم ساحات المدينة القديمة والأزقة والأحياء بشكل تدريجي يمكن أن ننجز مشروعا متكاملا، قادرا على تغيير وجه المدينة»، لافتاً إلى سعي تركيا لجعل «كل الجمعيات والمؤسسات التي تعنى بالحفاظ على التراث، كي تدعم هكذا مشاريع رغبة منا في إظهار التراث الطرابلسي للعالم ولكي نعرف به شعب لبنان وشعب تركيا».

وحول الاعتداءات على آثار طرابلس، يقول البروفسور سوزن: «أجزم أن آثار وتراث طرابلس هما اليوم تحت الخطر، وقد لاحظت وعاينت الأمر. وأعتقد أن الحل سيكمن في ثلاث خطوات: الأولى هي توثيق تلك الآثار بشكل علمي، وإعداد معرض متكامل عن كل تلك الآثار في تركيا للفت النظر إلى أهمية الميراث الموجود في المدينة، سواء كان ميراثا مملوكيا أو عثمانيا». والثانية «الضغط من خلال المؤسسات الحكومية والوزارات المعنية والسفارات لوضع التراث تحت المجهر والعمل على ترميمه من خلال مشروع متكامل». أما الثالثة فـ «اللجوء إلى متمولين محليين يمكن أن يدعموا خطوات حماية آثار المدينة. وفي هذا الاطار ومن خلال عقود التوأمة التي تجري بين طرابلس والمدن التركية يمكن أن نحصل على دعم من حكومتنا لانقاذ التراث الطرابلسي، لأنه لا يجوز أن تترك الأمور هكذا. وبرأيي يجب العمل على إنقاذ آثار طرابلس ويجب أن يبدأ ذلك العمل من لبنان وتحديدا من مدينة طرابلس».



JTK = Envoyé de mon iPad.

samedi 7 avril 2012

Les tresors de la Syrie antique en danger

Les tresors de la Syrie antique en danger
Le Point 6/4/2012

Les violences qui secouent la Syrie depuis plus d'un an ont exposé les trésors archéologiques du pays aux pillages et aux destructions, notamment la cité antique de Palmyre et les ruines gréco-romaines d'Apamée, classées au patrimoine mondial de l'Unesco, selon les experts. Les zones les plus exposées sont celles échappant désormais au contrôle du régime, où les pilleurs visent musées, monuments et chantiers de fouilles, d'après la même source.

"Depuis trois ou quatre mois, les pillages se sont multipliés. Nous avons reçu une vidéo qui montre des gens arrachant des mosaïques au marteau-piqueur à Apamée. Et à Palmyre, il y a de nombreuses fouilles clandestines", affirme à l'AFP la directrice des musées en Syrie, Hiba al-Sakhel. De leur côté, les militants affirment, vidéos à l'appui, que plusieurs sites, notamment Qalaat al-Madiq (nord), qui abrite une citadelle médiévale, et le célèbre site d'Apamée, ont été bombardés par l'armée, qui tente de reprendre des bastions rebelles.

Marché noir

Les pillages, qui existaient déjà dans le pays, ont crû avec les violences qui ravagent le pays depuis l'éclatement, le 15 mars 2011, de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad. "Les archéologues n'ont pas encore exploré toute la Syrie, donc où que l'on fouille on peut faire des découvertes", dit Mme Sakhel. "Je pense que ces pilleurs sont des habitants attirés par le profit et qui ne comprennent pas l'importance de ce qu'ils trouvent", ajoute-t-elle, disant redouter qu'une "grande partie de l'histoire se perde".

Selon les experts, des pièces du musée de Hama (centre) ont déjà été volées, notamment des armes antiques et une statue datant de l'ère araméenne. Plus au nord, la citadelle de Shaizar, qui surplombe le fleuve Oronte, a été endommagée tandis que, sur le site d'Apamée, une statue romaine en marbre a été dérobée, selon les experts. Les pièces volées, qui transitent par le Liban et d'autres pays voisins, sont ensuite vendues au marché noir.

Également pillée, la cité antique d'Ebla, dans la province d'Idleb (nord-ouest), a été ravagée par les combats entre armée et rebelles. Au château fort du Krak des chevaliers, joyau de l'époque des Croisades et haut lieu touristique, les gardiens du site ont été empêchés d'entrer par des hommes armés qui occupent les lieux, affirme Mme Sakhel. Pour Michel al-Maqdissi, directeur général des antiquités et des musées de Syrie, la zone la plus en danger est la région du massif calcaire, célèbre pour ses villes mortes proches de la Turquie.

Héritage exceptionnel

Fin mars, l'Unesco avait demandé aux "parties impliquées dans le conflit" en Syrie d'"assurer la protection de son héritage culturel exceptionnel" tandis que l'opposition syrienne tirait également la sonnette d'alarme, affirmant que les attaques de l'armée mettaient en péril des sites historiques. La Syrie possède un important patrimoine archéologique et historique, et sa capitale Damas est une des plus anciennes villes du monde. Six sites - l'ancienne ville de Damas, celles de Bosra et d'Alep, Palmyre, le Krak des chevaliers et Qalaat Salah el-Din, les villages antiques du nord - sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.

"La Syrie partage avec la Mésopotamie les grandes étapes qui ont marqué les principales avancées humaines, c'est-à-dire la naissance des premières villes", explique Marc Griesheimer, directeur du département archéologie et histoire de l'antiquité à l'Institut français du Proche-Orient. Les autorités syriennes ont déjà retiré plusieurs pièces des musées nationaux et comptent les placer en sûreté à la Banque centrale, affirme Mme Sakhel.

"J'espère que la communauté internationale enverra un message au peuple syrien pour lui dire que c'est notre patrimoine qui est en danger", dit-elle. "Ce patrimoine est celui de tous les Syriens, ce n'est pas celui du gouvernement ni du président, mais celui de l'Humanité", conclut-elle

http://www.lepoint.fr/monde/les-tresors-de-la-syrie-antique-en-danger-06-04-2012-1449015_24.php


JTK = Envoyé de mon iPad.

samedi 31 mars 2012

تقنيات حفر حديثة تؤكد وجود بيروت المتواصل منذ عصور ما قبل التاريخ


تقنيات حفر حديثة تؤكد وجود بيروت المتواصل منذ عصور ما قبل التاريخ 
حتى اليوم

مي عبود أبي عقل
النهار في 2012-03-28.

منذ فترة وجيزة تعيش بيروت عصر اكتشافات عدة تعود الى عصور ما قبل التاريخ. ما السر؟ وما تفسير هذا الامر؟
يقول المشرف على الحفريات والابحاث الاثرية في المديرية العامة للاثار الدكتور اسعد سيف ان "الاثار القبتاريخية لم تعط اهمية كبرى خلال الحفريات المدينية التي جرت في بيروت سابقا. والمعلومات المعروفة والموجودة بين ايدي العلماء هي الناتجة من اعمال المسح التي قام بها اليسوعيون في بداية القرن العشرين وخلاله. ونشرت نتائج تلك المسوحات في نشرة "حوليات جامعة القديس يوسف". وتبين من خلالها ان هناك وجودا للانسان خلال فترة ما قبل التاريخ في مناطق فرن الشباك ورأس بيروت ومنطقة الغبيري التي كانت تعرف برمل بيروت، والتي كانت تمتد من الغبيري الى الشويفات وخلدة.
وحديثاً، ومن خلال الحفريات التي قامت بها مديرية الآثار مع الفرق التي تضم اساتذة وطلاباً من الجامعة اللبنانية، وباستعمالهم تقنيات الحفر الحديثة والدقيقة المتبعة في علم الآثار، لا سيما الارخيولوجيا من اجل التعرف الى المحيط البيئي والجغرافي للمجموعات البشرية التي سكنت بيروت، كشف عن سويات اثرية تضم مجموعة كبيرة من الادوات الصوانية مثل السكاكين والمخارز وغيرها (لم تكن تؤخذ في الاعتبار)، تعود الى اكثر من 150 ألف سنة في مواقع في الغبيري والشويفات وبشارة الخوري وسامي الصلح والمكلس والجميزة والمدور ووسط بيروت، وتبين وجود للمجموعات البشرية التي بدأت بالاستيطان قرب منطفة المتحف . كذلك اكتشفت آثار لبيوت تعود الى الالف الرابعة والخامسة ق.م. في منطقتي بشارة الخوري والاشرفية. 


مواقع واكتشافات
وفي تفصيل للمواقع التي عثر فيها على آثار من عصور ما قبل التاريخ يعدد سيف:
¶ في بشارة الخوري حيث يقوم مجلس الانماء والاعمار باشغال بنى تحتية، تم التعاون مع مديرية الاثار من اجل اجراء الحفريات الاستباقية قبل البدء بالمشروع المنوي تنفيذه، وهذا ما ساعد في الكشف عن مستوى يعود الى فترة عصر الحجر الحديث (النيوليتي) يضم دار سكن يحتوي على موقدة، وقربه تلة نفايات كشف فيها على عظام حيوانية استعملها القاطنون في تلك الفترة. وفي الموقع ذاته كشفت سويات تعود الى فترة عصر الحجر الوسيط (الباليوليتي الوسيط) وهي فترة لم تكن مكتشفة او معروفة في هذه المنطقة عام 2011.
¶  في العقار 79 - الرميل قرب سنتر صوفيل تم الكشف على بيت يعود الى الالف الرابعة والخامسة قبل الزمن الحاضر، يحوي موقدة وادوات صوانية مختلفة كانت تستعمل في تلك الفترة. الجدير ذكره ان منطقة الاشرفية كانت غير معروفة لناحية سكنها في تلك الفترة من قبل علماء الاثار، وجاءت هذه الاكتشافات لتلقي الضوء على هذه الفترة السكنية وتؤكد ان الاشرفية كانت مسكونة في تلك العصور.
¶ في سامي الصلح، وفي اطار الحفريات الاستباقية لمشاريع البنية التحتية، حفرت سويات تعود الى كل من الفترات الاتية: عصر الحجر الوسيط 250 ألف - 48 ألف قبل الزمن الحاضر، الانتقالية بين 48 ألف - 36 ألف قبل الزمن الحاضر وهذه كانت مكتشفة في بيروت، عصر الحجر الحديث 36 ألف - 24 ألف قبل الزمن الحاضر، الانتقالية الثانية قبل فترة التوطن والتي تراوح بين 24 ألف - 12 ألف قبل الزمن الحاضر، عصر الحجر الحديث (القبل الفخاري) 12 ألف - 7500 قبل الزمن الحاضر. وتتمثل الاكتشافات فيها بلقى صوانية نموذجية لتلك الفترات، استعملتها المجموعات البشرية التي كانت تقطن المنطقة في تلك الحقبات. ومعروف ان هذه المنطقة قريبة من نهر بيروت الذي كان في فترة من الفترات يمتد مساره على منطقة اكبر من المنطقة الحالية، وهذا يعني ان عناصر التوطن كانت مؤمنة من مياه وارض خصبة وحيوانات.
¶ قرب المتحف الوطني وتحديدا عند "مركز العلوم والرياضة" التابع للجامعة اليسوعية، كشف على فترتين قبتاريخيتين مهمتين بالنسبة الى بيروت ولم تكونا معروفتين ابدا فيها، هما: 
- الممتدة من 17 ألف الى 14500 قبل الزمن الحاضر والمسماة حضارة "الكيباري الهندسي" وهي التي شهدت آخر المجموعات البشرية المتنقلة والتي كانت تعرف بمجموعات الصيادين – القطافين، لم يكن الانسان فيها مستقرا بل كان يتنقل من اجل الحصول على المأكل والمشرب. ووجدت نماذج من الادوات التي كان يستعملها في حينه. 
- الممتدة بين 14500 - 12 ألف قبل الزمن الحاضر وهي الفترة المعروفة بالناطوفية والتي شهدت اولى المجموعات التي استوطنت، واصبح الانسان فيها مستقرا بعض الشيء.
¶ في الجميزة كشف عن سويات تعود  الى فترتي الحجر الوسيط والحديث وضمت العديد من الادوات الصوانية التي كان يستعملها القاطنون. واخيرا قدمت اطروحة ماجستير بهذا الخصوص في جامعة الكسليك، مما يعني ان دراسات علمية تقوم حاليا  في هذا الشأن".  

خلاصة وتوجيه
ويستخلص الدكتور سيف ان "هذه الحفريات التي جرت في مناطق مختلفة من بيروت ساعدتنا في معرفة الدينامية الثقافية والطبيعية، وتفاعلها مع بعضها البعض، اي كيفية تغير البيئة مع طبيعتها وشكلها الجغرافي التي كان يعيش فيها ذلك الانسان منذ 250 ألف سنة قبل الزمن الحاضر وحتى يومنا هذا في بيروت. وهذا ما يدلنا اكثر واكثر على ان بيروت كانت مسكونة وبصورة متواصلة منذ تلك الفترات، بعد ان كان معروفا سطحيا وليس بطريقة معمقة ومؤكدة من خلال الحفريات التنضدية والعلمية. والاعمال لا تزال مستمرة في عدد من المواقع التي لا تزال تكشف لنا عن تلك الحقبات لا سيما في موقعي بشارة الخوري والعقار 79 من منطقة الرميل.
ويشير اخيرا، الى ان مديرية الاثار "توجه الطلاب في الجامعات اللبنانية الى دراسة تلك الفترات، وتحثهم على استكمال ابحاثهم على مستويات الماجستير والدكتوراه، في اطار التوجه العام الذي يهدف الى اعداد اثاريين باحثين ومتخصصين ليحملوا على عاتقهم هذا التراث الوطني والتاريخي، والعمل على اكتشافه وسبراغواره من اجل معرفة كيف تعاطى الانسان مع بيئته منذ تلك الفترات". 

الطريقة ذاتها
من ناحيتها، تقول المسؤولة العلمية عن حقبة ما قبل التاريخ في حفريات بيروت الاثرية كورين يزبك ان "طريقة الحفر الانكليزية لم تتغير، بل تغيرت المناطق وتوسعت. وتكمن اهمية هذه الحفريات   في طريقة التنقيب الدقيقة والتي تتبع طبقة طبقة، وبقية بقية، وسمحت بتسجيل الادلة والبقايا بطريقة علمية. وبينت ان بيروت الادارية كانت مأهولة وفيها سكن منذ نصف مليون سنة، وكل الحقبات ممثلة فيها حيث ظهرت آثار من عصر الحجر القديم (الباليوليتي) وحتى العصر الحجري النحاسي". 


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samedi 24 mars 2012

اثار وتراث:ميدان سباق الخيل الروماني في بيروت

اثار وتراث:ميدان سباق الخيل  الروماني في 
النهار -٢٤/٣/٢٠١٢.

عقد نواب بيروت في مجلس النواب اجتماعا قبل ظهر امس بحثوا فيه موضوع ميدان سباق الخيل الروماني الاثري في وادي أبو جميل حضره نبيل دو فريج، ومحمد قباني، ونديم الجميل، وسيبوه كلبكيان، وسيرج طورسركيسيان، وميشال فرعون، وعمار حوري وتمام سلام.
وفي نهايته تحدث فرعون باسم المجتمعين موضحا ان "هناك قضية تزوير جديدة تتعلق بمعالم التراث والتاريخ في بيروت، وتخص ميدان سباق الخيل الروماني الموجود، لكننا نحرص على الابتعاد عن السجال السياسي. وبعدما اطلعنا الزميل تمام سلام على كل القضية، قررنا نواب بيروت ان نضع يدنا على هذا الملف المهم جدا. ونحن نستغرب حقيقة ان يتساهل وزير الثقافة غابي ليون اليوم مع هذا الملف. إن هذه القضية، وعلى رغم أنها أكبر منه، لن يستطيع ان يتلاعب مع تاريخ بيروت وتراثها، ومع العمل الجدي الذي قام به وزراء الثقافة السابقون لمصلحة آثار بيروت ولمصلحة لبنان. وهذه القضية تخص الجميع وليس نواب بيروت فحسب". وحذر وزير الثقافة "ألا يذهب أبعد من ذلك بهذا الملف، لأنه لن يستطيع أن يمحو تاريخ بيروت وتراثها".
وكشف ان الخطوة التالية التي ينوي نواب بيروت اتخاذها لمنع تنفيذ قرار ليون هي "تقديم طعن أمام مجلس شورى الدولة، وسيكون هناك تحرك للمجتمع المدني ولبلدية بيروت. لقد درسنا بدقة هذا الملف من كل جوانبه ورأينا انه لا يجوز ولا يحق لوزير الثقافة اتخاذ مثل هذا القرار. وثمة علامات استفهام لماذا وكيف ومن وراء هذا الامر؟ وهل هناك من صفقة؟ وإلى جانب رفضنا هذا القرار، يجب ألا ننسى حقوق المستثمرين، وبالتأكيد سنتابع ايضا قضية حقوق المستثمر".
وردا على سؤال عن عدم معالجة وزراء الثقافة السابقين هذا الملف، وخصوصا الوزير سلام، أجاب: "ان الوزراء متري ووردة وسلام عقدوا مؤتمرا صحافيا عن هذا الموضوع، وقاموا بكل واجباتهم للحفاظ على هذا المكان التراثي، وهناك اليوم وزير موجود هو الوزير ليون يحاول القيام بعمليات دونكيشوتية. واستغرب ان يغطي العماد ميشال عون هذه الفضيحة كما يغطي فضائح الكهرباء والخليوي. ونحن نحرص على عدم الدخول في المزايدات السياسية، فهذه القضية تخص الجميع، ونحن لا نستطيع ان نمحو التراث والتاريخ. وهناك قضية ثانية تتعلق بالمرفأ الفينيقي، ولا يحق لأي كان اللعب بهذه القضايا الوطنية".

"أبساد"
من ناحيتها اصدرت "جمعية تشجيع حماية المواقع الطبيعية والأبنية القديمة في لبنان (APSAD)" بيانا استغربت فيه "الحملة المركزة التي شنتها بعض القوى السياسية للمحافظة على ما تبقى من ميدان سباق الخيل الروماني، وهي القوى نفسها التي غابت عن المحافظة على كل المواقع المكتشفة عندما تولت الشركة العقارية "سوليدير" هدم المباني التراثية والأسواق القديمة، ورمتها في البحر، ثم منعت اعادة ترتيب الآثار المكتشفة لاحقا. فللمرة الاولى نرى ما قام به الوزير غابي ليون من اجل ادخال هذا المعلم التاريخي في بيئته الحاضنة، هو اول مثل نشهده لادخال تاريخنا في حضارتنا المعمارية، بحيث نحترم الذاكرة ونحافظ عليها ضمن القوانين وبالإمكانات المتاحة".
وأملت ان تكون دائما "اولوية المسؤولين في بلدنا المحافظة على تراثنا، أسوة بالبلدان التي تهتم بتراثها وبثقافة الأجيال، بعيدا من التجاذبات السياسية والمصالح الضيقة".


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vendredi 16 mars 2012

Que manque-t-il à l’histoire du manuel d’histoire ?

Que manque-t-il à l'histoire du manuel d'histoire ?

Par Béchara MAROUN | 15/03/2012 - OLJ
La manifestation des étudiants du PNL et des Kataëb samedi avait fait dix blessés. P
POLÉMIQUE La controverse autour du manuel d'histoire est vérité notoire. Aujourd'hui, ce sujet de plainte immémorial au Liban reprend le devant de la scène, et pour cause !

SUR LE MÊME SUJET
La Ligue maronite pour un livre d'histoire unifié

Au Liban, l'Histoire nous apprend qu'elle est elle-même indécise, multiple. À l'instant où se produisent les faits, ils ne sont plus de l'ordre de l'information. Ici, ils subissent invariablement le remaniement de tout le monde, au point de perdre le fil de toute réalité dans un capharnaüm de mensonges. C'est ainsi que l'écriture de ce manuel d'histoire contemporaine devient chose laborieuse.

C'est sous le gouvernement Hariri que la commission ministérielle chargée du projet a entamé son travail. Aujourd'hui, dans un gouvernement monochrome, la commission dirigée par Nicolas Fattouche a voulu finaliser la version proposée du manuel, à « quelques » modifications près. Il semblerait en fait que le ministre Mohammad Fneich ait exprimé le souhait de rehausser le rôle de la résistance chiite dans la version finale, et que le ministre Gaby Layoun s'est interrogé sur l'appellation « révolution du Cèdre », estimant que le Courant patriotique libre (CPL) est l'unique acteur des victoires de 2005. La polémique a incité le ministre Fattouche à abréger le manuel en éliminant toute la période qui a suivi l'assassinat de Rafic Hariri. Samy Gemayel a menacé de « désobéissance scolaire massive ».

La situation a dégénéré lors d'une manifestation au centre-ville des étudiants du parti Kataëb et du Parti national liberal (PNL) où des heurts avec les Forces de la sécurité intérieure ont fait dix blessés. L'incident dénoncé par le 14 Mars, Michel Sleiman et Nagib Mikati a abouti à la suspension du projet de manuel d'histoire, le Premier ministre refusant de valider la version actuelle.


Kostanian
Le 14 Mars aurait plus d'une objection sur la version présentée. Même si le texte n'a pas encore été publié, nous avons tenté d'y retrouver les points de désaccord majeurs. Le membre du bureau politique Kataëb, Albert Kostanian, affirme que « le vrai problème ne réside pas seulement dans les modifications récentes apportées au texte, mais bien dans le texte initial élaboré sous l'égide de Hassan Mneimné, ministre de l'Éducation à l'époque ».

« On peut y noter l'absence totale de la résistance libanaise pendant la guerre du Liban, affirme M. Kostanian. On n'y évoque que celle du Hezbollah. Dans la version présentée, on occulte des faits dont les chrétiens ont été victimes ; si le manuel parle du massacre de Sabra et Chatila et il faut certes en parler, il n'évoque ni Damour ni Chekka. De plus, la guerre des deux ans (1975-1976) n'est pas mentionnée alors que c'est une guerre principale. On parle vaguement des "événements" de Zahlé sans citer le blocus, on parle d'"avoir fait échouer" l'accord du 17 mai 1983 alors que le président Gemayel l'avait lui-même refusé. »

Albert Kostanian explique aussi que le manuel d'histoire proposé présente la période 1990-2005 sous le titre « Le processus de reconstruction et de stabilité », sans évoquer la résistance estudiantine ni l'assassinat de figures chrétiennes, ni l'appel de Bkerké de l'an 2000, ni le Rassemblement de Kornet Chehwan, « comme si tout allait pour le mieux dans le pays à l'époque ».

« Les remarques présentées par les ministres membres de la commission ministérielle comme celle de Gaby Layoun sur l'appellation de la révolution du Cèdre est tout aussi inappropriée. Nous demandons une chronologie objective de la guerre libanaise qui inclut les différents points de vue avec un ton neutre, élaborée par des académiciens aux sensibilités différentes, et que le projet soit discuté par le Parlement et non pas par l'exécutif qui ne représente qu'un seul camp politique. »

D'un autre côté, quelques voix aounistes se sont élevées, jugeant de leur devoir de rappeler aux partis chrétiens du 14 Mars que leur histoire n'a rien d'honorable, rappelant une certaine collaboration avec Israël. Pour Albert Kostanian, il n'y a pas de quoi avoir honte. « Nos actions sont toutes justifiées, explique-t-il. Tout ceci peut être écrit sans problème dans le manuel d'histoire en présentant nos justifications et l'opinion des autres. Cela n'est pas un sujet tabou et nous refusons de l'enterrer. »

Par ailleurs, l'attaché de presse du ministre de l'Éducation Hassan Diab a affirmé par téléphone que « la vraie cause du conflit aujourd'hui ne réside pas dans le récit des événements de la guerre, mais plutôt dans le fait de clore le manuel par l'assassinat de Hariri en 2005. Mais la commission a jugé meilleur de ne pas relater des faits tellement récents comme la révolution du 14 Mars, a dit Albert Chamoun, puisque nous vivons les conséquences de ces événements aujourd'hui encore. Pour écrire l'histoire, il faut du recul ».

L'avis des historiens
C'est ce qu'affirme aussi Ray Moawad, docteur en histoire et auteur de l'ouvrage Les maronites, chrétiens du Liban (2009). « Il faut certainement du recul pour pouvoir écrire l'histoire, en général une dizaine d'années, affirme-t-elle. Il est vrai toutefois qu'elle peut être écrite par des personnes qui ont joué un rôle fondamental dans les événements. Par exemple, de Gaulle et Churchill n'ont pas tardé à écrire leurs Mémoires, mais ils ont voulu écrire leurs témoignages en fait, sans prétendre réécrire l'histoire. Parfois aussi, il faut attendre qu'un processus de justice soit achevé avant de pouvoir écrire, en présentant les hypothèses et en affirmant que ce ne sont que des hypothèses. »

« Pour ce qui est de l'écriture, il faut d'abord relater l'événement tel qu'il s'est passé dans toute sa neutralité, en essayant de décrire les faits. La partie la plus difficile reste leur interprétation qui doit être incluse. Dans un livre d'histoire national, on pourrait accompagner le texte original de deux autres textes ou documents qui présenteraient le vécu d'un certain événement par une faction, et le vécu de l'autre par la faction opposée. Mais comme nous, historiens, n'avons pas encore le texte proposé sous les yeux, nous ne pouvons vraiment le discuter. »

Quand on parle de la guerre libanaise, Mme Moawad voit aussi une toute autre difficulté, celle de pouvoir cerner toutes ses causes, ou même de la définir : « Est-ce une guerre civile ? Ou une guerre des autres ? » « Tout cela est difficile, dit-elle, mais il est largement positif de discuter aujourd'hui le manuel d'histoire. Cela nous pousse à entreprendre un processus de mémoire qui n'a pas encore été fait. C'est un sujet qui devrait être débattu au niveau du dialogue, sans sombrer dans la violence dont nous avons été témoins il y a quelques jours. Le débat est bon, mais sans toutefois traiter l'autre de traître. Il faut partir du principe que l'autre est notre partenaire au présent et dans le futur et cela change tout. »

Quant à la résistance chrétienne, Ray Moawad juge « qu'elle mérite la reconnaissance des autres et qu'elle devrait être présentée comme étant tout aussi nationale que toute autre forme de résistance, sans complexe. Si l'on doit parler de collaboration avec Israël, mieux vaut ne pas parler de traîtrise. Il faut expliquer les circonstances de l'époque ; les chrétiens étaient bien menacés d'extinction. En tout cas, il y a des figures prosyriennes considérées par beaucoup comme des traitres à la cause libanaise ».

Pour finir, le débat est loin d'être clos. Mais les partisans du PNL et des Kataëb estiment aujourd'hui avoir marqué un point. « Nagib Mikati a déclaré qu'il refuserait tout projet sur lequel on ne serait pas d'accord », précise Simon Dergham, président de l'organisation étudiante du PNL. « Nous avons reçu samedi des coups de bâton pour une juste cause. Le manuel d'histoire doit tout simplement être impartial. Pourquoi citer la révolution de Jabal Amel sans citer la révolution du Cèdre ? Pourquoi relater les exploits de Abbas Moussawi et oublier ceux de Camille Chamoun et Pierre Gemayel ? Cette affaire n'est pas négociable, et nous ne nous laisserons pas faire. »

Il convient de noter enfin que les évêques maronites avaient affirmé, le 7 mars dernier, que cette affaire devrait faire l'objet d'un consensus national. « Soit l'histoire du Liban est unifiée, soit on entame un nouveau projet de partition », indiquait le communiqué publié à l'issue de la réunion.

Sur le même sujet
S. Gemayel se félicite de la décision de Mikati de retirer le manuel d'histoire du débat

Réactions des internautes à cet article

- M. Robert Malek et Pierre Hadjigeorgiou, vous avez bien fait ne pas répondre à ces propos provocantes lol. Ce monsieur écrit exprès afin d'attirer des commentaires. Je ne vais pas répondre à ses propos mais j'aimerais dire que OUI une guerre c'est une guerre alors qui n'a pas tué ? si les Gemayel ont collaboré avec le « 3adou al sehiyouni » je vous rappel que « Tsahal » a été acceuilli avec du Riz et des fleurs au Liban-sud à cette époque. Pour votre information, votre commentaire fait nuire à votre culture général et surtout fait perdre de la crédibilité dans la rue chrétienne. Merci de publier.
Élie Khoueiry

- Bien évidemment Ali qu'il faut mentionner tous ces assassinats, tous quels qu'ils soient ! Le problème n'est pas là, c'est qu'il est trop tôt pour écrire un manuel d'histoire sur la guerre au Liban. Il ne peut être écrit sur des suppositions gratuites et sans fondements. La vérité est encore loin d'être connue.
Robert Malek

- Cher M. Farhat, nous sommes prêts a pousser le bouchon aussi loin que vous le vouliez et je suis sur que vous tomberiez de très haut cher ami. Je dirais même de très très haut! Le défi a été lancé a votre ami Hassan Nasrallah et il a baissé le ton la semaine d'après! Mais ne vous inquiétez pas, comme on dit en bon Libanais: "2albna kbir ou bise3 ktir". Nous ferons en sorte que votre choque et chute ne se fassent que sur du duvet! Alors seulement, nous pourrons parler de traîtrise et de collaboration avec ceux que vous prétendiez être vos ennemis.
Pierre Hadjigeorgiou

- Attention de pousser le bouchon trop loin, autrement il faudra également mentionner les assassinats et les actes criminels des FL et de monsieur Geagea ainsi que ceux des Kataeb et la collaboration avec l'ennemi sioniste des Gemayyel! Il faut garder les bonnes mesures pour le bien commun de tous les Libanais.
Ali Farhat

- Il faut que le manuel d'histoire parle de TOUS les evenements du pays en prenant en consideration TOUTES les resistances, TOUS les points de vue. Les versions des deux camps doivent etre incluses, sans parti pris.
Michele Aoun

- - - Je suis entièrement d'accord avec le communiqué des évêques Maronites . On a l'impression que le Helf al Roubahi existe toujours pour les fondamentaux et pour les grandes décisions du pays ........
JABBOUR André


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mardi 13 mars 2012

Mutilation de l’hippodrome romain de Beyrouth


Mutilation de l'hippodrome romain de Beyrouth 
ou le désastre du démantèlement des sites archéologiques au Liban
Mardi, mars 13th, 2012


De la mutilation de l'hippodrome romain de Beyrouth ou le désastre du démantèlement des sites archéologiques au Liban avec la connivence du ministre de la Culture M. Gaby Layoun – 13 mars 2012.

Obéissant infailliblement à la loi des séries, un malheur en appelle toujours un autre, et le fameux « Jamais deux sans trois » est parfaitement applicable dans notre cas. 
À peine les Libanais ont-ils assimilé le cataclysme de la prochaine démolition de l'installation portuaire phénicienne de Beyrouth et la calamité des constructions arbitraires dans le port phénicien de Tyr et le probable déclassement de la ville de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, que l'hippodrome romain de Beyrouth est tiré par le fâcheux sort du vandalisme à la libanaise.

Les rumeurs circulant sur Facebook  notamment dans les groupes de « Save Beirut Heritage », sur le mur de l'association « Protect Lebanese Heritage » ainsi que sur une page récemment créée « Phoenician Port of Beirut », se sont avérées bien fondées. 
De toute façon, il n'y a jamais de fumée sans feu dans ce pays où tous les coups sont permis. 
Un article paru ce mardi, signé Bassam el-Qantar, sur le quotidien Al-Akhbar(1), accuse directement le ministre de la Culture actuel de démanteler l'hippodrome romain de Wadi Abou Jmil au centre-ville de Beyrouth.
Petite rétrospective rapide, à l'attention d'un public sciemment mal informé: 
- En 2008, le quartier Wadi Abou Jmil dévoile le 5ème hippodrome romain du Moyen-Orient, après Tyr, Césarée, Jerach et Bosrah. L'hippodrome romain de Beyrouth se démarque de ses congénères en étant le seul édifié intra-muros, à proximité de thermes privés pouvant dépendre de ce dernier. S'étendant sur une surface de 3000m², tous les éléments de cet hippodrome sont conservés sur place : les gradins, la spina et les tambours qui soutenaient les statuettes agrémentant la spina(2). 
La majorité des quotidiens libanais (3) avaient fait état de ces vestiges romains émergeant des entrailles de celles qui fut jadis la Nourrice des lois.
Ces découvertes, se trouvant sur un terrain appartenant à Solidère, avaient été faites par une équipe de la Direction Générale des Antiquités, alors que M. Tarek Mitri occupait le poste de ministre de la Culture, qui avait alors exprimé sa volonté intransigeante de conserver le site. 
Un peu plus tard, son successeur, le ministre Tammam Salam a publié un arrêté ministériel qui a été inscrit dans le Journal officiel en date du 10 septembre 2009 classant l'ensemble du terrain où se situe l'hippodrome romain et insistant sur sa conservation in-situ(4). Tout est dit. Décision officielle, ne pouvant être remise en cause. Suite à ce décret, les journaux ont jubilé, et ont déclaré cette arène hippique romaine sauvée des bulldozers de Solidère(5). En outre, du côté étatique, le successeur de M. Salam, M. Salim Wardi a respecté cet arrêté ministériel et ne l'a pas contesté.
 Pourquoi le ministre actuel M. Gaby Layoun détourne-t-il ces décisions ?

L'hippodrome romain de Beyrouth se trouve sur le terrain 1370, qui a été acheté en 2005 par la société Beirut Trade (6). Le terrain est de 3706m², et la surface à construire est de 1178m². 
Dans un rapport de Solidère datant de 2007 (7), il est précisé que la localisation de l'hippodrome romain a été confirmée, et que les archéologues ont mis à jour deux parties de la spina. Le rapport indique également qu'en accord avec la DGA, ces artefacts seraient intégrés dans la place de Wadi Abou Jmil, et souligne que « Solidère poursuit l'intégration des sites archéologiques dans le pan urbain ». 
Il existe toujours un large fossé entre ce qui est dit, et ce qui est fait. 
Intégrer ne veut pas dire mutiler, ni démanteler, ni casser. 
Et ce n'est d'ailleurs pas à une société privée de décider à elle-seule de l'urbanisme de la capitale. Où sont les ministères et les institutions étatiques spécialisés censés superviser les travaux ?
Un lustre s'est écoulé depuis ce rapport. Aujourd'hui, selon l'article d'Al-Akhbar, le ministre actuel de la Culture, faisant fi de la décision de ses prédécesseurs, concocterait avec Beirut Trade un accord acceptant le plan d'intégration de la société précitée : c'est-à-dire, démonter une partie de l'hippodrome, entamer le projet immobilier, pour ensuite inclure les pièces sectionnées à l'intérieur des tours résidentielles.
 Layoun aurait même exprimé son souci de « conservation » du projet dans les moindres détails, allant jusqu'à se préoccuper du choix des vitres des étages supérieurs du projet pour être en harmonie avec les vestiges qui seraient réédifiés dans les sous-sols des tours.
Nulle part au monde, un hippodrome antique n'a été démonté et déplacé, partiellement ou en totalité. Telle a été la déclaration de M. Assaad Seif, archéologue à la DGA et responsable des fouilles de Beyrouth, dans un article publié en 2008 par Mme Makarem, ponctuant qu'un tel scénario serait « une honte pour le Liban » (8). 

D'ailleurs on ne déplace les vestiges que dans des conditions extrêmes. 
Les diverses chartes de conservation du patrimoine revendiquent la préservation in situ des sites archéologiques (9).  
De telles découvertes sont un capital considérable pour le territoire sur lequel elles se révèlent au grand jour. Ici, ce n'est pas un tapis titanesque de mosaïque qui peut être transféré dans un musée, ou un petit temple facilement démontable : nous sommes face à un cirque romain découvert dans sa quasi-totalité. 
La mascarade des « soucis officiels de conservation » est d'un ridicule flagrant, maquillant des décisions officieuses satisfaisant des intérêts loin d'être considérés à l'échelle nationale.
La sauvegarde du patrimoine nous concerne tous. 
Les découvertes archéologiques effectuées sur le sol libanais ne sont ni la propriété de Solidère, ni de n'importe quel promoteur, ni même du ministère concerné.
 Les sites archéologiques nous appartiennent, ce sont les marqueurs historiques du passé ô combien cossu du pays des cèdres ; ce sont les trésors nationaux d'un pays qui compte principalement sur le secteur du tourisme grâce à la richesse de son patrimoine historique et culturel.
Assez de mettre des œillères au citoyen libanais ! 
Lorsqu'une découverte est effectuée, chaque citoyen jouit du droit d'être informé sur sa nature, son importance, et sur les moyens déployés par les experts pour sa conservation et/ou sa restauration. 
Les médias sont tenus de remettre le public en selle concernant ses droits et devoirs vis-à-vis de son patrimoine, en réalisant des reportages et des campagnes de sensibilisation, en braquant les projecteurs sur ce patrimoine porteur de nos valeurs qui constitue notre richesse, notre mémoire, notre point d'union. 
Ce n'est pas une quête en faveur du musée national qui pourrait inciter à la sauvegarde de l'héritage culturel et raviver la conscience des citoyens dont le salaire ne répond aucunement à leurs besoins primaires.
Défendre son patrimoine rime parfaitement avec la promotion d'un développement durable. Les citoyens avisés et les spécialistes clament haut et fort la sauvegarde du patrimoine, mais ne sont jamais contre la croissance économique. Le sol du Liban regorge encore de trésors antiques enfouis, et ce pays table essentiellement sur le secteur touristique ; la conservation du patrimoine, en plus de la sauvegarde de la mémoire collective et le respect des indicateurs historiques et culturels, est un facteur de bonne santé économique. Personne ne demande à solidifier l'essor économique de Beyrouth, personne ne demande à transformer Beyrouth en une ville-musée, mais il est insensé de la dépouiller de son cachet pluriel, et de la métamorphoser en une ville-fantôme aux tours modernes tels un immense dortoir aux étrangers – parce que le prix de l'immobilier est hors de portée de ses autochtones. Il est inconcevable qu'à peu près 200 sites aient été mis à jour au centre-ville, et que ceux qui ont été conservés se comptent sur les doigts d'une seule main ! Le reportage de la LBC en 2008 joint à cet article en est une preuve tangible ! Le mal est malheureusement fait, essayons de sauver ce qui reste …
En guise de conclusion, un petit retour en arrière s'impose, du temps où cette arène hippique aujourd'hui menacée de destruction était réputée pour l'excellence de ses performances sportives, entraînant la dépravation des étudiants de l'École de droit de Beryte pour les courses de chars, la sorcellerie et la nécromancie. Ce qui avait nécessité, au Vème siècle de notre ère,  l'intervention des autorités byzantines qui se sont chargées de brûler au grand jour tous les textes de magie noire combinés par la jeunesse en plein cœur de Beyrouth(10). Il semblerait que cet acte n'a pas réussi à conjurer les sortilèges des étudiants en droit, dans une cité où, quinze siècles plus tard, le mauvais sort continue de planer sur ses habitants et son patrimoine …
Par Marie-Josée Rizkallah
Libnanews

(1)    Article paru dans le quotidien Al-Akhbar, 13 mars 2012.
(2)    Gradins : Bancs étagés entourant l'arène.
Spina : Mur central de l'hippodrome divisant l'arène, peu élevé et orné de statues, d'obélisques ou de fontaines.
Tambour : Pierre supportant le fût d'une colonne.
(3)    Article paru dans Al-Akhbar, le 28 février
Article paru dans l'Orient-le-jour, le 4 mars 2008.
Article paru dans An-Nahar, le 21 avril 2008.
(4)    Cf. l'archive du site du Journal Officiel, n°42, 10/09/2009.
(5)    Article paru dans Al-Anouar, le 9 novembre 2009.
Article paru dans An-Nahar, le 12 décembre 2009.
Article paru dans l'Orient-le-jour, le 16 décembre 2009.
(6)    Rapport de Solidère publié en Avril-Juin 2005, p. 4.
(7)    Rapport annuel de Solidère, année 2007, p. 13.
(8)    Article paru dans l'Orient-le-jour, le 1er juillet 2008.
(9)    Charte de Venise, Convention de l'UNESCO pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, Charte de Washington, Charte de Lausanne.
(10)   Cf. JIDEJIAN Nina, Beyrouth à travers les âges, Librairie Orientale, Beyrouth, 1993, pp. 106-111.
   _______________
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Posté par Admin dans 13 mar 2012. Classé sous A la Une, patrimoine, Société, Art et Culture. Vous pouvez suivre toute les entrées à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller directement à la fin et laisser un commentaire. Envoyer un ping n'est pas actuellement autorisé.


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