lundi 3 décembre 2012

« Le patrimoine n’est pas forcément religieux, ni permanent, ni ancien... » | L'Orient-Le Jour

"Le patrimoine n'est pas forcément religieux, ni permanent, ni ancien..." 

May MAKAREM | 04/12/2012- OLJ

Schéma directeur pour la mise en valeur de Douma, un des plus beaux villages du Liban-Nord.
Schéma directeur pour la mise en valeur de Douma, un des plus beaux villages du Liban-Nord.
COLLOQUE Le patrimoine moderne, concept parfois un peu trop galvaudé, doit être urgemment défini pour être durablement protégé...

Parce que les principes qui régissent aujourd'hui le patrimoine sont encore imprégnés par la notion, très réductrice, un peu tyrannique, de monuments historiques et archéologiques, le patrimoine moderne, qui englobe la production d'objets, d'espaces et de lieux urbains des XIXe et XXe siècles, est très vulnérable. 
Aucune loi ne prend en effet en considération la préservation de ces témoins matériels des «temps modernes». Soit on les oublie, soit on les détruit sans s'interroger sur leur valeur. Mais depuis les années 90, la disparition brutale et quasi systématique de bâtiments qui avaient contribué à dessiner le paysage de la ville et qui étaient devenus avec le temps des repères urbains a fortement déstabilisé les habitants de la cité.
 Une sensibilité patrimoniale plus largement partagée s'est alors manifestée. Des actions se sont mises en œuvre, soulevant même les passions pour la reconnaissance et la mise en valeur du legs «moderne» dans toute sa diversité: magnaneries, usines, silos, moulins, bâtiments, outils agraires. 
L'objectif est simple: affirmer une identité propre face à la banalisation environnante et donner ses lettres de noblesse à un héritage «insignifiant il y a encore quelques années», comme le dit Yasmine Makaroun-Bou Assaf, architecte spécialisée dans la mise en valeur des sites archéologiques et professeur à l'Université libanaise de Tripoli. 
L'analyse de ce processus de patrimonialisation a été l'objet du colloque organisé par Caecilia Pieri, responsable de l'Observatoire urbain à l'Ifpo et auteur du livre Bagdad Arts déco, 1920-1950, paru en 2011 chez AUCP. Seize experts libanais, français, irakiens, jordaniens et syriens se sont penchés sur les enjeux de la construction de l'«espace patrimonial moderne». 
La robe de Paco Rabanne et l'imagerie populaire 
La loi recommande de ne prendre en compte que les objets et édifices antérieurs aux années 1800. Bien sûr, cette consigne a volé en éclats, ne serait-ce que parce que le temps avance, mais aussi parce que l'ancienneté n'est plus un critère. «En France, l'explosion du concept de patrimoine provoque un phénomène de patrimonialisation à outrance», a souligné Gennaro Toscano, directeur scientifique de l'Institut national du patrimoine français.
 Du tutu de la reine à la robe en papier de Paco Rabanne, «de l'unicium au typicum, tout, ou presque est susceptible de devenir patrimoine», a-t-il relevé. «Même la savonnerie de Naplouse, en net déclin depuis la deuxième moitié du XXe siècle et qui importe son huile d'olive d'Italie, reste considérée comme un trait typique de la ville», signale à son tour Véronique Bontemps, anthropologue, chercheuse associée à l'Ifpo. 
«Le patrimoine n'est pas forcément religieux, ni permanent, ni ancien, fait observer Yasmine Makaroun-Bou Assaf. Il suffit qu'il soit historique, vivant dans le sens où il a marqué l'histoire de la communauté. Il représente pour cette dernière un ancrage incontestable qui la lie à un territoire.» Selon elle, le processus de patrimonialisation depuis la fin du XXe siècle est animé par deux facteurs: une conscience individuelle exacerbée par les signes de la mémoire et l'enracinement au lieu; et une conscience collective alimentée par des événements historiques. «Une imagerie populaire, un subconscient collectif en quête d'identité sur fond de nostalgie entretiennent souvent des mythes ou des clichés profondément enracinés, tel celui de la maison à trois arcs... La réalité du quotidien est cependant un triste reflet du marché et de la spéculation immobilière qui jouent sur ces mythes pour vendre de l'ancien-neuf telles ces campagnes publicitaires "new old lebanese houses" ou Beit Misk», dit Mme Makaroun-Bou Assaf, qui dénonce les dérives des mesures de protection du patrimoine urbain «souvent éradiqué au profit des exploitations foncières»; l'absence d'outils législatifs et juridiques, d'écoles techniques spécialisées, du savoir-faire d'une main-d'œuvre de plus en plus rare, des matériaux galvaudés ou imités, etc.

Paradis perdu
L'intérêt autour du monde rural a aussi suscité l'éclosion d'une nostalgie qui s'est manifestée à travers la création de musées (Terbol, Bsous, Ras Baalbeck, Saïda, Chebaa), sans oublier les cafés drapés dans un décor traditionnel ou déclinant une «recomposition caricaturale» d'un village traditionnel. Ce monde paysan «est porteur de l'idée d'un paradis perdu que l'on oppose au monde moderne», souligne Houda Kassatly, ethnologue, photographe, chercheuse associée à l'Université Saint-Joseph. «C'est comme si la détérioration de l'environnement générait une sorte de prise de conscience écologique qui a pour corollaire la réhabilitation et la reconnaissance de l'importance du monde rural et ce particulièrement dans les tranches citadines de la population... qui aspirent à ce qu'elles considèrent comme une authenticité», fait-elle remarquer en substance. De même, la pléthore d'objets collectionnés, tels les machines à coudre Singer, les fers à repasser importés d'Occident, les moulins à café fabriqués en Turquie et revendiqués comme un bien d'héritage commun, «démontre que le patrimoine est une valeur partagée et peut-être même une valeur refuge pour laquelle s'exprime un engouement sans précédent», ajoute l'ethnologue. 

FLC et FAI : mémoire d'un peuple
Le septième art non plus n'est pas exclu du processus de patrimonialisation. Il est «le témoin d'une époque, d'un événement», affirme la présidente de la Fondation Liban Cinéma (FLC), Maya de Freige. Exposant un petit historique du cinéma libanais allant des origines (1929) au studio Baalbeck et à la vague de cinéastes qui se succèdent depuis les années 70, elle relève que «la mémoire a un rôle prépondérant dans la création cinématographique si l'on en juge par les films qui ne cessent de questionner une histoire officielle et les vides béants laissés par un conflit encore à vif». 
Mais ce sont surtout les archives de Télé Liban qu'elle met en exergue, soulignant que «des pans entiers de notre histoire sont gravés sur des pellicules». Aussi, pour préserver ce patrimoine, l'opération «Plan Images Archives», initiée en 2008 et financée par le ministère français des Affaires étrangères et européennes, a permis de sauver «près de 91 heures», a déclaré Mme de Freige. 
L'objectif est toutefois «la restauration complète des images d'archives culturellement significatives de la chaîne», qui comprend environ 30000 heures en U-Matic (entre actualités et séries), 6600 heures en deux inches (de séries) et 600 heures en 16mm (d'actualités, documentaires et séries). L'intervenante a en outre affirmé que l'association UMAM a réussi à acquérir une grande partie des archives de la collection de studio Baalbeck et qu'à l'initiative de «Nadi lekol el-Nass», l'œuvre intégrale de Maroun Baghdadi sera bientôt disponible sur DVD. En substance, films libanais ou archives de Télé Liban, «la FLC œuvre pour préserver ce legs et le rendre accessible au grand public, en constituant "un musée virtuel"», a conclu Maya de Freige.
Pour sa part, sur le thème «La photographie arabe, de la pratique artistique à la documentation anthropologique», Zeina Arida, directrice de la remarquable Fondation arabe pour l'image (FAI), a évoqué la collection de Hachem al-Madani à Saïda, dont le fonds, composé de 600000 clichés dévoilant l'environnement social sur des décennies, constitue un patrimoine historique et iconographique immense. 

Douma et les silos de Chekka
L'intervention de l'architecte-urbaniste Antoine Fischfisch s'est articulée autour du schéma directeur mis en place depuis 1998, pour la mise en valeur du tissu urbain traditionnel de Douma. 
«Inscrit, dit-il, dans une approche patrimoniale postmoderniste, faisant appel à l'histoire, à la mémoire et à la culture locale», il vise l'amélioration du niveau de vie dans le village (écoles, hôpital, loisirs, etc), la réhabilitation du cadre urbain et paysager, et la préservation du souk (XIXe) et de 240 habitations traditionnelles, principalement des maisons vernaculaires monocellulaires et des maisons à iwan. 
La contribution de Béchara Mouannès, professeur à l'USEK où il dirige depuis plusieurs années l'atelier «Architecture et patrimoine», a été centrée sur le patrimoine industriel et sa reconversion. Afin, dit-il, de sensibiliser les futurs architectes à la notion de l'«archéologie moderne», il avait proposé à ses étudiants le recyclage des silos de ciment de Chekka. «L'objectif de l'exercice est de s'interroger sur le processus de construction de la mémoire autour d'usines et de sites industriels disparus ou en voie de réhabilitation, une reconversion nécessaire tout en gardant l'utile.» 
Parmi les participants également à ce séminaire, l'architecte professeur à l'UL Mousbah Rajab; Arpiné Mangassarian, responsable technique à la municipalité de Bourj Hammoud et fondatrice de l'association «Badguer» pour la sauvegarde du patrimoine culturel de ce quartier; Sarab Atassi, responsable à l'Ifpo de l'Atelier du Vieux-Damas, et Serge Yazigi, directeur de l'observatoire urbain Majal, qui dirige l'équipe d'experts chargée de l'élaboration du plan stratégique du haut plateau du Akkar, piloté par le CDR... 

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/790618/%3C%3C+Le_patrimoine_n'est_pas_forcement__religieux,_ni_permanent,_ni_ancien...+%3E%3E_.html


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dimanche 2 décembre 2012

Un beau « Lebanese Heritage Day » à la mairie de Brooklyn | Liban | L'Orient-Le Jour

Un beau « Lebanese Heritage Day » à la mairie de Brooklyn

Sylviane ZEHIL | 03/12/2012-OLJ

De g. à d., Zahia Abi Habib, John Abi Habib, Tony Msallem, George Altirs, l'archiprêtre Thomas Zain, l'évêque Gregory Mansour, le consul Majdi Ramadan, Aida Nicaloua, Marty Markowitz, le Dr Henry Habib, M. et Mme Joseph Harouni et les deux fils de Jeannette Harouni, et Joseph Elhilow.
De g. à d., Zahia Abi Habib, John Abi Habib, Tony Msallem, George Altirs, l'archiprêtre Thomas Zain, l'évêque Gregory Mansour, le consul Majdi Ramadan, Aida Nicaloua, Marty Markowitz, le Dr Henry Habib, M. et Mme Joseph Harouni et les deux fils de Jeannette Harouni, et Joseph Elhilow.
HOMMAGE L'évêque Gregory Mansour, George Altirs, Jeannette Harouni et le Dr Ghassan Elcheikhali honorés par le maire, Marty Markowitz.

La mairie de Brooklyn s'est parée il y a quelques jours des couleurs libanaises à l'occasion du « Lebanese Heritage Day ». Pour marquer cette journée du patrimoine, le drapeau flottait bien haut dans les rues de Brooklyn, mais aussi autour du bâtiment officiel de ce « borough », symbole de la diversité ethnique et culturelle.
 Organisée par le président du Borough de Brooklyn, Marty Markowitz, en collaboration avec le consul général du Liban, Majdi Ramadan et le « Lebanese Heritage Committee », sous la houlette de son dynamique président John Abi Habib, la cérémonie a eu lieu dans la magnifique salle lambrissée de la mairie, qui a servi de cadre à la série télévisée américaine Law and Order où trônait le drapeau libanais à côté de l'américain et celui de la municipalité de Brooklyn.
L'événement s'est déroulé en présence de Marty Markowitz dont le « mandat vient à échéance dans un an », du consul général du Liban, de la chargée d'affaires de la Mission du Liban auprès de l'ONU, Caroline Ziadé, ainsi que d'un grand nombre d'amis venus rendre hommage à quatre Américains d'origine libanaise qui se sont distingués pour leur contribution permanente en faveur de la communauté libanaise aux États-Unis.

Ehden
Le « Lebanese Heritage Committee » a sélectionné cette année quatre personnalités du monde religieux, des affaires, de la musique et de l'éducation dont notamment l'évêque du diocèse Saint-Maron de Brooklyn, Gregory Mansour, pour son rôle-clé de rassemblement de la communauté libanaise aux États-Unis. 
Né à Flint, dans le Michigan, de parents libanais George et Gloria (Farhat) Mansour, il est l'aîné de six enfants. Il peut tracer son héritage ancestral d'Ehden, jusqu'à Tebnine et Damour, puis Nazareth et Damas. Actif et toujours à l'écoute de sa communauté, l'évêque maronite de Brooklyn œuvre dans trois comités placés sous la direction du « United States Conference of Catholic Bishops : » Pro vie, Catéchèse et le Dialogue catholique et orthodoxe oriental. « L'évêque est aussi secrétaire de l'organisation "Christian Arab and Middle Eastern Churches Together" » (Camect) et fait partie du Synode des évêques maronites qui se réunit chaque année au Liban.

Médaille Ellis...
Entrepreneur, homme d'affaires international, philanthrope, sportif, impliqué dans le bâtiment et la restauration, George Altirs a, quant à lui, réalisé son 
« rêve américain » en bâtissant, « à partir de rien », un empire aux États-Unis, en Europe et en Asie. Cet ingénieur de formation qui a « débarqué sans le sou » à Brooklyn fait parler de lui dans de nombreux médias, dont le Wall Street Journal. Avec « GMA Accessories Inc. », la compagnie mère de « Capelli New York », et « GMA Shangai Company Ltd », qu'il a fondées avec son frère Mike, George joue un rôle-clé important dans l'industrie de la mode, du prêt-à-porter et de la logistique. Philanthrope, il crée « Altirs Foundation ». Père de sept enfants, George a poussé loin son amour pour le football professionnel, allant jusqu'à transformer une de ses propriétés en grand terrain de foot. Titulaire de nombreux prix, il a reçu en 2007 la prestigieuse médaille « Ellis Medal of Honor Award », une distinction accordée aux Américains qui se sont distingués comme citoyens des États-Unis qui ont su préserver leur identité d'origine tout en devenant partie intégrante de la société américaine.
 
Posthume
C'est à titre posthume, quant à elle, que Jeannette Harouni, plus connue sous le nom « Hanan, le rossignol arabe », a été saluée. Sa famille a accepté cette distinction honorifique pour sa contribution à la communauté arabo-américaine. Née Hanan Hayek à Beyrouth, cette célèbre chanteuse de musique classique arabe et actrice est décédée il y a un an à l'âge de 81 ans, après avoir laissé une grande marque dans la vie musicale, culturelle et charitable de Brooklyn et de Staten Island. Ayant entrepris une série de tournées musicales à travers le Moyen-Orient et l'Afrique, elle a donné des concerts de musique arabe classique dans le monde entier. Actrice, son premier rôle cinématographique en 1947 dans La mariée du Liban est le premier film sonore produit au pays du Cèdre.
Enfin, le professeur et directeur de l'École Razi à Queens, le Dr Ghassan Elcheikhali, PhD en sciences politiques de Columbia Pacific University, n'a pu être présent à la cérémonie pour des raisons de santé.
 Ce sociologue et linguiste a été sélectionné par le New York Times « parmi les huit millions de New-Yorkais » pour sa contribution exceptionnelle à la collectivité et pour ses efforts de sensibilisation pour le renforcement des liens entre la communauté musulmane et les différentes religions. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles ayant trait à la religion, l'éducation, la politique et la culture.
Le coup d'envoi de la cérémonie a été donné par l'hymne national libanais suivi du Star-Spangled Banner entonné par la chanteuse d'origine libanaise de Brooklyn, Lauren Shaia. C'est avec verve et humour que Marty Markowitz a rendu hommage à l'importance du rôle joué par la communauté libanaise depuis « plus de 100 ans dans ce borough », une « communauté vibrante et dynamique », célèbre pour « la qualité de ses hommes d'affaires, sa cuisine, ses restaurants, ses épiceries fines telles que "Sahadi", et son héritage culturel ». Il n'a pas manqué de mettre en exergue 
« l'impact » et l'importance de cette communauté. Il a énuméré une série de leaders d'origine libanaise qui se sont distingués aux États-Unis dans le monde des affaires, de la politique, de la mode, du sport, du journalisme, de la finance et même la beauté. 
« L'an dernier, la Miss USA était d'origine libanaise », a-t-il lancé.

Je remercie Dieu...
C'est avec une grande humilité que l'évêque Gregory Mansour a accepté les hommages exprimés par des applaudissements répétés et la « standing ovation » du parterre. Dans son discours, il a « remercié Dieu » « parce qu'il y a un endroit sur terre appelé le Liban, où 18 différentes communautés religieuses ont trouvé une formule, un pacte, qui leur permet de vivre ensemble dans la liberté et le respect mutuel ». L'évêque maronite a aussi « remercié Dieu » pour le respect des libertés religieuses préconisé par les États-Unis, qui permet à tout individu de vivre dans sa foi. « C'est vrai pour moi en tant que chrétien, c'est tout aussi vrai pour le juif et le musulman », a-t-il noté. Il a rendu grâce à Dieu pour sa « foi personnelle en Jésus crucifié et ressuscité, ce qui est difficile à comprendre pour certains ; une foi adoptée par d'autres et respectée par toutes les générations d'Américains qui ont contribué et continuent de contribuer au rêve américain de liberté, du respect de l'objecteur de conscience et du respect des droits de la conscience de tous les hommes ». 
Il a salué le président du Borough de Brooklyn Marty Markowitz et son équipe, ainsi que le comité organisateur dirigé par John Abi Habib, réuni autour de Marty, pour l'aide apportée à la réalisation de la Journée du patrimoine libanais, sans oublier de remercier aussi la communauté libanaise de New York. « Ces Libanais qui ont commencé comme simples colporteurs et commerçants dans le sud de Manhattan ont quitté leurs familles et leur pays à la recherche d'une vie meilleure. Beaucoup se sont installés à Brooklyn Heights et Manhattan, et de là ils ont rayonné dans New York et à travers les États-Unis », a-t-il rappelé. 

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/790445/Un_beau_%3C%3C+Lebanese_Heritage_Day+%3E%3E_a_la_mairie_de_Brooklyn.html

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EXPOSITION : Le Musée Rath propose à Genève «Fascination du Liban» - News Culture: Autres Arts - tdg.ch

Par Etienne Dumont . Mis à jour le 01.12.2012 

La manifestation, consacrée à six millénaires d'expériences religieuses, place la barre très haut. Il ne s'agit pas de regarder, mais de comprendre.

Figurine d'une divinité ou d'un officiant, Sidon, âge du bronze moyen, 9,5 centimètres de haut.

Figurine d'une divinité ou d'un officiant, Sidon, âge du bronze moyen, 9,5 centimètres de haut. 
Image: MAH/Chaman Studio

Un peu d'écriture arabe colorée sur une tête de marbre, qui ressemble du coup à une savonnette en train de fondre. On ne peut pas dire que l'affiche constitue une réussite. «Fascination du Liban». Le titre n'apparaît pas très bien choisi non plus. L'amateur imagine une soirée, avec projections de diapositives, à la Salle Centrale dans les années 1960. Bref. La nouvelle exposition duMusée Rath ne part pas gagnante.

Il se cache pourtant beaucoup d'efforts intelligents derrière cette manifestation, qui entend brasser non pas les siècles, mais les millénaires. L'idée est partie en 2007. Il s'agissait de tirer parti des réserves du Musée de Beyrouth, laissées un peu en friche, pour créer un panorama des religions depuis les origines, dans ce qui est aujourd'hui devenu le Liban. Un budget relativement important permettrait des restaurations. Inédites, les œuvres quitteraient ainsi Genève pour se retrouver dans des salles muséales non seulement de Beyrouth, mais de Tyr ou de Sidon.

Parcours à l'envers

Bien sûr, il n'y aurait pas là beaucoup de chefs-d'œuvre. Comprenez par là des sculptures ou des objets (les icônes proviendraient, elles, d'une grande collection privée du pays) produisant tout leur effet dans n'importe quel contexte. Des objets de musée, précisément. Il fallait que les pièces retenues racontent des histoires. Le fond devrait se révéler plus important que la forme.

Le résultat peut donc se découvrir au Musée Rath jusqu'en mars 2013. Le parcours s'effectue à l'envers. Le visiteur part des sous-sols (évocateurs par leur situation du contexte archéologique) pour traverser ensuite le rez-de-chaussée, lui aussi parcouru dans un sens inverse à l'habitude. Un peu comme une lecture de l'arabe. Tout démarre ainsi avec une jarre funéraire six fois millénaire (avec les restes d'un enfant dedans) pour se terminer sur des icônes assez récentes, influencées par l'Occident.

Une salle pour la pourpre

L'œil ne suffit évidemment pas, même s'il caresse un Apollon romain de marbre ou quelques mosaïques paléochrétiennes, effectivement spectaculaires. Le visiteur doit lire au préalable le catalogue, ou entendre des écouteurs. Un solide bagage personnel ne se révèle pas inutile. Je pense à la petite salle consacrée à la pourpre. Découverte selon la mythologie par le chien d'Hercule, la teinture du murex a joué un rôle capital dans l'économie et l'imaginaire. C'est le symbole du pouvoir. Ne disait-on pas des empereurs byzantins qu'ils étaient porphyrogénètes (nés dans la pourpre)?

Le décor, qui s'est autorisé un peu de couleurs, amène aussi la nature. Baalbek ou les sols des églises restent par définition intransportables. Ils se retrouvent donc par projection sur les murs. Il y a en effet du vide. Pas mal de vide. Les trois commissaires ont voulu éviter la surcharge. La chose a l'avantage de rendre les œuvres plus visibles, et donc plus lisibles. Elle possède le défaut de les faire apparaître encore plus modestes qu'elles ne le sont souvent.

Un besoin de conteur

«Fascination du Liban» pose en fait la barrière très haut. Il semble aujourd'hui convenu qu'une exposition constitue avant tout, pour ne pas dire uniquement, une expérience esthétique. Il s'agit ici de culture au sens le plus large du terme. D'ailleurs, le mot culture devrait se mettre au pluriel, même si les solutions de continuité demeurent plus rares qu'on ne pourrait l'imaginer au pays des cèdres. Or, qui dit culture pense effort intellectuel. Il faut penser. L'esthétique, elle, ne demande finalement qu'une approche sensuelle.

Dès lors, on ne saurait trop conseiller la visite guidée. Surtout celles qu'assurera le co-commissaire Marc-André Haldimann. Ce n'est pas qu'il soit plus savant que les autres. Mais il s'agit d'un conteur. D'un barde. Autrement dit d'un monsieur qui ouvre les esprits. Sans lui, l'exposition fait un peu penser à celles que proposait naguère Jacques Hainard au Musée d'ethnographie (ou MEG). En son absence, les choses redevenaient ce qu'elles sont. «Fascination du Liban» risque alors d'apparaître comme une suite de terres plus ou moins bien cuites, de cailloux, de tesselles de mosaïque ou d'icônes, pas forcément très sexy.

Pratique

«Fascination du Liban», Musée Rath, place Neuve, jusqu'au 31 mars 2013. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Visites commentées les 2 et 16 décembre, le 6 et le 20 janvier, les 3 et 17 février, les 3 et 17 mars. Tél. 022 418 33 40, site www.ville-ge.ch/mah (TDG)

Créé: 01.12.2012, 

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Le-Musee-Rath-propose-a-Geneve-Fascination-du-Liban/story/24976769

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vendredi 30 novembre 2012

L’immobilier, fragile trésor des congrégations religieuses | La-Croix.com

 Aujourd'hui, de nombreuses congrégations religieuses se séparent de leur patrimoine immobilier. Le mouvement, commencé dans les années 1970, s'accélère depuis quinze ans. Il suit la tendance du déclin démographique entamé dans les années 1960, qui touche les 400 instituts religieux et 300 monastères présents en France.

 « On ne vend pas pour vendre. On y est contraint »,  explique Sœur Thérèse Revault, secrétaire générale de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). Depuis longtemps, les congrégations ont pris la mesure de l'ampleur du défi. Comment assurer le devenir de religieux de plus en plus âgés et de moins en moins nombreux ? 

Alors même que le financement de leurs retraites demande de plus en plus de moyens, que les charges liées au patrimoine pèsent de plus en plus lourd et que les nouvelles recrues sont sans ressources particulières. Alors même que, dans les pays en développement, ces mêmes congrégations sont florissantes, tant du point de vue de leur jeune âge que des nombreuses œuvres qu'elles mettent en place – et doivent financer.

VENDRE « AU JUSTE PRIX »

Faire face à cette question est précisément la mission que s'est donnée Ivan Olivry, fondateur de Solidarité Patrimoine. Cette société a fait affaire avec 130 congrégations depuis 1996 et restructure 12 millions d'euros de patrimoine par an. 

 « Il est logique d'ajuster la taille du patrimoine,  avance Ivan Olivry. Chaque année, on enregistre 2 000 décès. Depuis dix ans, les charges liées à la dépendance ont doublé pour certains instituts. »  Selon l'entrepreneur, il est urgent de trouver de nouvelles ressources, grâce à une « véritable politique de valorisation immobilière » . « Dans les années 1980, on vendait à bas prix, voire à perte, sans mesurer les manques à gagner,  déplore-t-il. Si l'on vend, il faut vendre au juste prix. »  

Pourtant, les opérations immobilières des religieuses sont regardées avec suspicion. En témoigne l'émoi suscité, il y a quatre ans, par la vente de l'hôtel de Bourbon-Condé, à Paris. Les Filles du Cœur de Marie avaient cédé ce magnifique immeuble de la rue Monsieur à la famille royale du Bahreïn pour 66 millions d'euros – un record pour une acquisition par un particulier. Sans doute l'identité de l'acheteur avait-elle suffi à faire naître ces indignations.

DES BIENS DIFFICILES À VALORISER

 « Les congrégations paraissent bien riches. Mais c'est l'histoire qui les a dotées de ces possessions »,  commente Sœur Michelle Barrot. Cette Petite Sœur de l'Assomption pointe du doigt le danger au contraire de « brader » les biens des congrégations. Du point de vue des religieux, il en va de leur responsabilité éthique envers les fidèles qui ont permis l'acquisition de ces biens et leur utilisation par leurs dons, par leurs investissements, en offrant leur temps…

Valoriser le patrimoine se heurte à des résistances. « Le patrimoine est peu liquide,  regrette Ivan Olivry. Par exemple, les établissements médicaux : on ne peut pas les vendre dans le domaine privé sans les transformer. Or, les investissements sont loin d'être amortis, les coûts énormes. »  

De même, depuis des années, de nombreux bâtiments sont mis à la disposition des écoles à des prix inférieurs au marché, voire gratuitement. Mais pour augmenter les loyers, il faudrait que les associations qui les gèrent aient les moyens de payer.

RÉSISTER FACE AUX DÉMARCHES DES PROMOTEURS

Pour les congrégations, la priorité est d'offrir à cet immobilier un avenir cohérent avec son histoire. Certaines font le choix d'y maintenir une vie de prière, en les cédant à des communautés nouvelles. D'autres leur trouvent une utilité sociale. Dans le 15e  arrondissement à Paris, cinq Filles de la Charité à la retraite partagent depuis cinq ans leur bâtiment de la rue Miollis avec l'Association des cités, qui peut ainsi accueillir jour et nuit 25 personnes sans abri.

Si, au sein du monde religieux, on a pris la mesure de la situation, celle-ci devient de plus en plus complexe. Le cas le plus problématique est sans doute celui des instituts à petits effectifs : 80 comptent moins de 30 membres. 

Une commission de la Corref porte secours à ces congrégations qui se retrouvent en difficulté, notamment face au démarchage des promoteurs. Il faut s'occuper de bâtiments qu'elles ont parfois délaissés. Des locaux sous-exploités – même s'il existe en réalité une minorité de ces « lieux vides » dénoncés par l'hebdomadaire Le Canard enchaîné  le 14 novembre et qui font l'objet de pressions régulières d'associations.

CRÉATION DE MAISONS DE RETRAITE

Les congrégations cherchent un repreneur qui soit capable d'assurer la pérennité de leurs œuvres dans un esprit chrétien. Ce dont se prévaut l'association belge Acis (Association chrétienne des institutions de santé), implantée en France en 1995. « Les congrégations n'avaient plus les moyens humains de gérer leurs maisons, parfois menacées de fermeture », indique Alain Brulard, son directeur. 

Acis est devenu propriétaire de 16 maisons de retraite créées par des religieuses, soit 1 300 lits médicalisés et 1 000 salariés. En contrepartie, les religieuses peuvent continuer à vivre sur place. Lorsqu'elles deviendront dépendantes, elles intégreront la maison comme résidentes.

http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/L-immobilier-fragile-tresor-des-congregations-religieuses-_NG_-2012-11-29-881722


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jeudi 29 novembre 2012

Le Liban épinglé dans un rapport international sur l’État de droit | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

29/11/2012

Le Liban s'est classé à la 62e place mondiale et à la 6e place régionale (avant dernier) sur 7 pays en matière de corruption et d'inefficacité des agences gouvernementales, selon un rapport sur l'État de droit dans le monde publié mercredi.
Cette vaste enquête menée par le World Justice Project, qui produit 97 000 entretiens individuels dans 97 pays et des analyses de 2 500 experts politiques à travers le monde, établit un classement en fonction d'un indice 2012 de l'État de droit. Cet indice tient compte notamment du niveau de corruption, des limites aux pouvoirs du gouvernement, de l'efficacité des systèmes pénal et civil, de la gestion de la criminalité et de la sécurité et de l'état des droits fondamentaux dans chaque pays.
« Si le Liban est relativement sûr en ce qui concerne la criminalité, la violence politique reste un problème majeur », tandis que les conditions carcérales demeurent « une source d'inquiétude », note le rapport.
Dans le détail, en termes de protection des droits fondamentaux, le Liban affiche un résultat un peu plus honorable que son classement général, puisqu'il se classe 1er dans la région Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), et à la 39e place dans le monde.
Le pays du Cèdre s'est toutefois classé à la 77e place mondiale et au 7e rang régional pour l'accès à la justice civile. Un mauvais classement dû, entre autres, « à la corruption, aux délais et aux discriminations envers les groupes marginalisés ». Il s'est aussi classé au 4e rang régional et à la 51e place mondiale pour l'accès à la justice pénale.
Le Liban s'est aussi classé au 4e rang régional et à la 44e place mondiale en termes de limites aux pouvoirs du gouvernement et à la 5e place régionale et au 60e rang mondial en termes de sécurité.
À l'échelle de la région MENA, le rapport attribue aux sept pays évalués (Liban, Émirats arabes unis, Maroc, Tunisie, Iran, Égypte, Jordanie), « les plus mauvaises notes en matière de droits fondamentaux en raison des restrictions à la liberté de religion et d'expression et des discriminations à l'encontre des femmes et des minorités ».
Si les Émirats arabes unis sont en tête dans la région sur la plupart des critères, le Maroc et la Tunisie affichent un score honorable pour l'efficacité de leurs tribunaux et de leurs forces de l'ordre.
Mais la corruption reste inquiétante au Maroc, tout comme la protection des droits de l'homme (80e rang mondial sur les deux critères, sur 97 pays). En ce qui concerne la Tunisie, l'accès aux tribunaux civils est relativement facile, et exempt d'« influence politique ».
Lanterne rouge, l'Iran se classe dernier pour la protection des droits. Le système judiciaire est fort, mais « souvent utilisé comme instrument pour perpétrer des abus », tandis que les tribunaux, « accessibles et relativement rapides », sont sujets à une « intrusion du politique ».
Au niveau mondial, les grands pays d'Europe occidentale, le Canada et les États-Unis sont pointés du doigt pour leurs retards dans les procédures judiciaires et pour les discriminations policières à l'encontre des minorités.
Si les 16 pays d'Amérique du Nord et d'Europe de l'Ouest évalués dans ce rapport arrivent en tête pour l'efficacité de leur système judiciaire, le niveau minimal de corruption, la protection des droits et la responsabilité de leurs gouvernements, leur « grande faiblesse » en matière d'accès à la justice civile doit attirer « l'attention des décideurs », prévient le rapport.
Seuls la Norvège, qui se classe au premier rang pour son système judiciaire civil, les Pays-Bas et l'Allemagne, qui arrivent juste derrière, échappent à cette critique.
Comme la France et la Belgique, le Canada est critiqué pour ses retards dans les procédures civiles et pénales. « Elles peuvent prendre des années à être résolues » dans l'Hexagone, fustige le rapport.
Le Canada est en revanche félicité pour une corruption minimale, au 12e rang mondial, juste devant la France, mais pêche, tout comme les autres pays occidentaux, pour ses discriminations contre les immigrés et les pauvres. En France, le rapport dénonce en outre des discriminations religieuses.
Si les États-Unis se montrent performants sur la plupart des critères, l'enquête fustige aussi une « inégalité de traitement » pour les étrangers et les minorités ethniques ainsi qu'une aide juridique « souvent trop chère et inaccessible », marquée par un « fossé entre riches et pauvres ».
Le système judiciaire belge est « relativement indépendant, accessible et bon marché », mais ne peut rivaliser avec la Suède, qui se classe premier mondial pour son absence de corruption, son respect des droits fondamentaux, l'ouverture de son gouvernement et ses forces de l'ordre. 
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/789835/Le_Liban_epingle_dans_un_rapport_international_sur_l'Etat_de_droit.html


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mercredi 28 novembre 2012

Le génie phénicien ,qualites et defauts du libanais


Quand Dieu créa le monde, la Terre et l'univers,

Il voulut faire un lieu bien Extraordinaire :

Une mer, un climat, un soleil éclatant,

Il fit si bien les choses qu'Il créa Le Liban.


 Mais quand Il aperçut un peu autour de lui

L'état de ses voisins l'Égypte et la Syrie,

J'ai été trop injuste, dit-Il, faut y remédier,

Et pour faire l'équilibre, Il créa le Libanais.


 Car l'étrange animal qui peuple ce pays

A tout temps fait partie d'une espèce bien à part.

Il a toujours vécu au gré de sa fantaisie

En se foutant du tiers comme bien sûr du quart.


 Toutes les qualités et presque tous les défauts

Se trouvent réunis dans chaque concitoyen,

Il va prêcher le vrai pour connaître le faux

Et, pour se faire des sous, use tous les moyens,


 Et tout cela remonte jusqu'aux Phéniciens,

Qui étaient je crois bien de drôles de paroissiens

Sillonnant toutes les mers sur leurs petits canots,

Trompant tout à chacun, les menant en bateau.


 Mais à travers les siècles, les guerres et les conquêtes,

Leurs héritiers ont su se forger une tête,

Prenant par-ci par-là un trait du conquérant,

Ils se firent un visage au mélange savant :


 Exalté comme le Perse, têtu comme l'Ottoman,

Combine mieux que l'Anglais, à la finesse du Franc,

La sagesse du Grec et l'ardeur du Romain,

La grandeur de l'Arabe et le génie Phénicien.


 C'est un individu qui vit d'indépendance,

Qui fait tout de travers, gagne moins qu'il dépense.

Dans la vie de chaque jour, au travail, en amour

Avance, recule et passe puis fait le compte à rebours.


 Quand il veut faire la cour à une fille qu'il aime,

Au milieu des caresses, des soupirs, des poèmes,

A sa chère dulcinée, il dit : 'Je t'aime tant !

Tant pour cent sur la dot que te donnent tes parents'.


 Il suffit un beau jour qu'une chose soit interdite

Pour qu'on le voit la faire malgré la loi prescrite :

Il brûle les feux rouges, remonte les sens uniques,

Colle les affiches partout, manque d'esprit civique.


 Malgré tous ces défauts que je retrouve en moi,

Moi je suis bien content d'être né Libanais :

Car je mange quand j'ai faim, je chauffe quand j'ai froid,

Je dis ce que je pense, je crie ma liberté

Et tous mes petits défauts sont réduits à néant

Par ma seule qualité d'être né au Liban.

Gaston Chikhani

1965 -Beyrouth, Liban .A ceux qui s'en souviennent et a ceux qui ne l'ont pas connu- Théâtre de Dix Heures des années 60


mardi 27 novembre 2012

Benoît XVI, pape de l’ère numérique et des réseaux sociaux | Chrétienté Info

Benoît XVI, pape de l'ère numérique et des réseaux sociaux

Anita Bourdin 

ROME, mardi 27 novembre 2012 (Zenit.org) –  La présence de Benoît XVI sur Twitter  - @BenedictusPPXVI  - et les nouveaux media du Vatican feront l'objet d'une présentation au Vatican, lundi 

3 décembre. 

Benoît XVI, pape de l'ère numérique et des réseaux sociaux, a été 

le premier pape a envoyer des sms. Il sera aussi le premier à confier ses messages et appels à Twitter.

La conférence de presse rassemblera le président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr Claudio Maria Celli, , le secrétaire de ce dicastère, Mgr Paul Tighe, le P. Federico Lombardi, S. I., directeur de la sale de prese du Saint-Siège, de Radio Vatican et du Centre de télévision du Vatican, du directeur de L'Osservatore Romano, Gian Maria Vian.


- Pour la première fois aussi depuis sa nomination, en juin dernier, l'ancien journaliste américain, conseiller de la secrétairerie d'Etat pour les media, Greg Burke, de l'Opus Dei.

La rencontre aura aussi lieu en présence de Claire Díaz-Ortiz, directrice de « Social Innovation » pour Twitter.

- Pie XI a lancé Radio Vatican : c'était le 12 février 1931. 

Pie XI a diffusé, en présence de Guglielmo Marconi, son premier message radio, en latin. 

- Jean-Paul II a pour la première fois publié une exhortation apostolique post synodale – sur l'Eglise en Océanie – en cliquant 

sur un ordinateur portable, en novembre 2001.

- Benoît XVI a été le premier pape à envoyer des « sms » aux jeunes pour la JMJ de Sydney en 2008.

Il devient aussi le premier pape « numérique » à envoyer des « tweets», tout en aimant écrire ses discours à la main,  voire au crayon de papier, laissant à sa collaboratrice allemande la saisie 

des textes.

Son compte sur Twitter est : @BenedictusPPXVI, a annoncé le P. Lombardi. 

Il compte déjà des milliers d'abonnés.

Ce compte existe en effet depuis le printemps 2012 avec et Mgr Celli a annoncé que les messages de Benoît XVI et notamment ses appels à la solidarité et à la paix seraient accessibles sur Twitter avant la fin de l'année. 

http://www.chretiente.info/201211272606/benoit-xvi-pape-de-lere-numerique-et-des-reseaux-sociaux/


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Identité d’une Libanaise | Opinions | L'Orient-Le Jour

28/11/2012-OLJ

Par Nayla TAHAN ATTIÉ

Elles me tapent sur les nerfs, ces personnes qui sucent la richesse du Liban pour l'insulter ensuite. J'ai toujours pensé qu'on pouvait critiquer dans le but d'améliorer, mais on n'a pas le droit d'insulter. 
Partout on nous réclame une pièce d'identité, ce qu'on appelle au Liban la « hawiyé ». Une hawiyé, c'est un petit bout de papier, sommairement préparé, souvent plastifié et bien gardé par son propriétaire. 
Mais peut-on se fier à ce petit bout de papier pour se faire une idée de l'identité d'un être humain ? De nombreux Libanais, aux quatre coins de la planète, ont un doute sur leur identité. De quelle identité parle-t-on vraiment ?
Celle du pays natal, du pays d'adoption, du pays qui donne le travail, la sécurité, la stabilité ? 
Aujourd'hui, de très nombreux Libanais, jeunes et moins jeunes, rêvent d'un passeport canadien, européen, américain ou tout autre. Ils croient rêver d'un avenir meilleur, d'un horizon propre, de droits humains, me dit-on souvent. Il ne savent pas que les droits humains sont aussi bafoués en Afrique, aux Amériques, en Europe, en Asie.
Personnellement, je suis porteuse de trois passeports émis par des pays de trois continents différents, et ma fierté de ma libanité dépasse de loin les autres. 
Jean-Paul II a dit un jour : « Le Liban est plus qu'un pays, c'est un message. » Et je me permets de continuer sa phrase aujourd'hui : « Nous, les Libanais éparpillés dans le monde, nous sommes les messagers de ce Liban message. »
Si le Liban venait à disparaître, comme le prédisent de nombreuses mauvaises langues et analyses, de nombreux pays disparaîtraient aussi, engloutis sous les vagues déferlantes d'un fanatisme religieux venu d'ailleurs. Pas du Liban. 
J'ai passé un mois et demi au Liban cet été. Je me suis promenée du nord au sud. Et c'est là, parmi ces villageois, ces citoyens, que je retrouve mon identité. À première vue, tout paraît me séparer d'eux. Et pourtant, dans le fond, tout nous rapproche. Nous n'avons qu'un objectif : un Liban libre de toute emprise étrangère.
Une terre natale, on n'en a qu'une, et c'est là que, souvent, nous retrouvons notre véritable identité, nous, les messagers ambulants du Liban message. 

http://www.lorientlejour.com/category/Opinions/article/789608/Identite_d'une_Libanaise.html


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lundi 26 novembre 2012

Malgré la crise, les cloches se vendent bien | La-Croix.com

Malgré la crise, les cloches se vendent bien
Cloches de la fonderie Cornille-Havard, en août 2007.

Cloches de la fonderie Cornille-Havard, en août 2007

Du renouvellement des cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris à la restauration de chapelles, les cloches se vendent bien en France malgré la crise, sous la pression des amoureux du patrimoine et alors que l'Église soigne sa visibilité, selon les professionnels. « Nous ne connaissons pas la crise. Depuis 10 ans l'activité est très bonne », assure Paul Bergamo, directeur de la fonderie Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles (Manche) chargée de fondre huit des neuf nouvelles cloches commandées par Notre-Dame de Paris pour ses 850 ans en 2013.

La fonderie créée en 1865 affiche une hausse d'environ 35 % de son chiffre d'affaires en 10 ans (1,4 million d'euros en 2011) et se souvient que l'entreprise n'employait que quatre personnes en 1980 contre 18 aujourd'hui.

Son principal concurrent français, qui a perdu l'appel d'offres pour Notre-Dame, n'en considère pas moins que 2012 est une très bonne année. « La conjoncture est morose mais nous on ne le ressent pas en tant que fondeur de cloches. En un an, on a coulé un carillon de 48 cloches, un de 25, la cloche de 6 tonnes de la cathédrale d'Orléans, la cloche de 9 tonnes pour San Francisco », s'enthousiasme Anne Paccard, la directrice de la communication de Paccard, qui attend un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros pour 2012 après 1,9 million en 2011.

Installé en Savoie depuis 1796, Paccard affiche un effectif stable depuis 10 ans d'une vingtaine de personnes.

160 000 CLOCHES EN FRANCE

Malgré les difficultés du troisième fondeur de cloche français Bollée, en perte de vitesse de longue date par manque de dynamisme commercial selon plusieurs sources, « le marché des cloches en France se porte plutôt bien », estime Éric Sutter président de la Société française de campanologie, forte de 140 membres.

Basée à Saint-Jean-de-Braye (Loiret), la fonderie Bollée a été rachetée en 2011 par des installateurs de cloches et n'a pas de chiffre significatif à communiquer selon sa nouvelle direction.

« On a environ 160 000 cloches en France pour 44 000 édifices religieux et ce chiffre tend à augmenter légèrement. Plusieurs centaines de nouvelles cloches arrivent dans les clochers tous les ans, dont une partie seulement sert à remplacer des anciennes », développe Éric Sutter. De même que Notre-Dame revient à son ensemble campanaire similaire à celui d'avant la Révolution française en remplaçant quatre cloches du XIXe par un ensemble de neuf nouvelles cloches, « on voit des chapelles retrouver une cloche alors qu'elles en étaient dépourvues » depuis plus de deux siècles, affirme-t-il.

VENTES TIRÉES PAR L'EXPORT

C'est l'effet conjugué « des associations de défense du patrimoine notamment rural et d'une volonté de l'Église depuis plusieurs années d'avoir une visibilité qu'elle avait plutôt tendance à éviter dans les années 1970 », estime-t-il.

Au-delà, « la menace liée à la réduction des crédits publics existe », nuance le campanologue. Le financement fait le plus souvent l'objet de montages public-privé. Pour Notre-Dame qui appartient aux Monuments nationaux, l'argent est 100 % issu de dons.

En outre les ventes de Cornille-Havard et a fortiori de Paccard sont aussi tirées par l'export (20 % à 30 % de l'activité pour Cornille et 80 % pour Paccard). Comparée à la Russie, où après la chute du rideau de fer les églises orthodoxes se sont rééquipées en masse, la « légère croissance » du marché français de la cloche reste modeste, note Éric Sutter.

AFPhttp://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/France/Malgre-la-crise-les-cloches-se-vendent-bien-_NG_-2012-11-26-880355


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