mercredi 17 avril 2013

L’USJ crée un « Prix Berytus nutrix legum » d’un million de dollars | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

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18-4-2013-L'USJ crée un « Prix Berytus nutrix legum » d'un million de dollars

Pour combler une lacune qui prive la matière du droit d'un « prix Nobel » digne de cette discipline, le conseil de l'Université Saint-Joseph (USJ) a décidé, lors d'une réunion tenue le 16 juillet 2012, de créer une « Académie Berytus nutrix legum » et d'instituer un prix international « Berytus nutrix legum » doté d'une récompense financière d'un million de dollars. Le prix sera annoncé officiellement au cours d'une cérémonie qui aura lieu aujourd'hui à 18 heures.
La dénomination du prix indique la volonté explicite de l'université de faire revivre la tradition de la célèbre École de droit romano-byzantine fondée à Beyrouth en 231 après J.-C. C'est en effet grâce à cette école que la ville de Beyrouth a été qualifiée de Nutrix Legum, ou nourricière des lois. On a dit notamment de cette école « qu'elle a occupé la première place dans l'enseignement du droit, qu'elle a contribué efficacement à sa propagation dans le monde romain, qu'elle a été la plus célèbre des écoles de droit en Orient, que c'est en son sein que le droit romain classique a été adapté aux besoins de l'Orient et qu'elle a été le berceau de la modernisation de ce droit, d'où sont issues les codifications qui portent le nom de l'empereur Justinien ».

Les historiens, au Liban et à l'étranger, ont produit de nombreuses études sur l'importance de cette école. De même, les juristes libanais et étrangers (professeurs de droit, bâtonniers, grands magistrats et avocats) qui participent au congrès organisé à Beyrouth font état, presque systématiquement, du rôle de l'École de droit de Beryte.
Il est donc apparu qu'il est de l'intérêt culturel du Liban et de Beyrouth, qui se veulent le centre du dialogue des cultures juridiques, qu'un tel projet soit réalisé. Il convient de mentionner que Paul Huvelin, l'éminent historien du droit et professeur à la faculté de droit de Lyon, qui a contribué avec les pères jésuites à la fondation de la faculté de droit de l'Université Saint-Joseph, a déclaré, lors de la cérémonie d'inauguration de cette faculté en 1913, que la raison principale qui l'a encouragé à choisir la ville de Beyrouth comme siège de l'École française de droit au Moyen-Orient est que cette ville a été l'endroit où se trouvait la célèbre « École de Béryte ». « Le climat (de Beyrouth) n'a pas changé, la race est restée la même, il n'y a pas de raison pour que le même sol ne produise pas les mêmes fruits. Nos élèves n'ont qu'à suivre les travaux d'un ancêtre », avait-il noté à l'époque.

Un pont entre l'Orient et l'Occident
Le prix Berytus nutrix legum s'insère dans le cadre suivant : 
1- Il correspond à la mission du Liban d'être un pont entre l'Orient et l'Occident, et d'être le phare des pays du Moyen-Orient, comme il correspond à sa mission de contribuer à l'enrichissement du patrimoine culturel mondial et de favoriser le dialogue des civilisation ; 2- Il vient combler une lacune qui n'est pas justifiée. On constate à l'heure actuelle qu'il existe un prix Nobel d'économie, de chimie, de physique, de médecine, etc. sans qu'il y ait un prix équivalent pour le droit. Il n'y a pas de raison pour que le droit ne soit pas mis, sous l'angle d'un prix prestigieux, sur un pied d'égalité avec les autres disciplines qui font l'objet d'un grand prix ; 
3- Afin que le prix soit équivalent en valeur au prix Nobel, son montant est provisoirement fixé à un million de dollars ; 
4- Le prix devra être décerné, tous les deux ans, à l'auteur d'une œuvre couvrant plusieurs études et travaux de recherche ; 
5- Pour que le prix ait une dimension internationale, les lauréats devront avoir une envergure dépassant le cadre de leur pays et de leur langue ;
 6- Le prix n'est pas soumis à la condition que l'œuvre soit écrite en une langue déterminée.
La décision de décerner le prix sera prise à la majorité des deux tiers des membres du jury. Le prix sera proclamé au cours d'une séance solennelle à l'Université Saint-Joseph. Il s'agit d'un prix international. C'est la raison pour laquelle le prix n'est pas soumis à la condition que l'œuvre soit écrite en une langue déterminée. L'œuvre peut être rédigée en langue arabe, française, anglaise ou en tout autre langue.

Premiers lauréats à titre posthume
Ce prix se compose de trois éléments :

 1- Un diplôme cosigné par l'Académie des sciences morales et politique, par l'Université Saint-Joseph et par la faculté de droit et des sciences politiques.

2- Une médaille représentant le symbole de l'ancienne ville de Beyrouth et une gravure représentant l'empereur Justinien et des deux Juris consultes, Papinien et Ulpien.

 3- Une somme d'argent pour donner un support matériel à la reconnaissance par le jury de la valeur scientifique de l'œuvre.

 Le montant de ce prix qui va être décerné tous les deux ans a été fixé provisoirement à un million de dollars.

Exceptionnellement et à l'occasion du centenaire de la faculté de droit et des sciences politiques, le prix sera attribué, à titre posthume, aux personnalités suivantes :

1- Henri Battifol, un grand internationaliste français, auteur du célèbre traité de droit international privé. Il est aussi mondialement connu par son ouvrage intitulé Les aspects philosophiques du droit international privé.

2- Jean Carbonnier, grand civiliste français, qui a été qualifié de « Portalis du XXe siècle ». Il a été le principal « législateur » de la Ve République française en matière de droit civil. Il est aussi célèbre pour ses écrits en matière de sociologie juridique, dont il a été le principal pionnier.

3- Abdel Razzak Sanhouri, un grand juriste égyptien très connu dans le monde arabe, auteur du fameux traité de droit civil (al-Wassit) et pour son livre sur les Sources du droit dans la charia islamique. Son autorité est incontestée en Égypte et dans les pays du monde arabe.

4- Paul Roubier, grand juriste français qui est l'auteur du célèbre ouvrage devenu classique sur les conflits de lois dans le temps, et de deux ouvrages importants sur la théorie du droit et sur les droits subjectifs et les situations juridiques. Il a été directeur de l'École de droit de Beyrouth, c'est-à-dire de l'actuelle FDSP, de 1919 à 1922, et a été doyen de la faculté de droit de Lyon de 1942 à 1944.

5- Émile Tyan, un grand juriste libanais, qui représente au Liban « la doctrine » (avec un grand D) et qui a de nombreux ouvrages qui constituent des références en droit commercial, en droit international privé, en droit de l'arbitrage, et qui a consacré 44 ans de sa vie à l'enseignement du droit dans la faculté.

Le prix sera remis à l'université à laquelle les personnalités susindiquées appartenaient avant leur décès et qui sont respectivement : l'Université de Paris II pour le doyen Batiffol et le doyen Carbonnier ; la faculté de droit du Caire pour le doyen Abdel Razzak al-Sanhoury; la faculté de droit de Lyon pour le doyen Roubier ; la faculté de droit et des sciences politiques de l'Université Saint-Joseph pour le professeur Émile Tyan.


Cent bourses de 10 000 dollars
Le diplôme et la médaille susmentionnés seront remis au représentant de chacune des institutions qu'on vient de citer. Quant à la remise de la somme de un million de dollars, elle prendra la forme suivante : dans son premier discours, après son élection au poste de recteur de l'Université Saint-Joseph, le père Salim Daccache a proclamé le principe d'après lequel « l'étudiant est la raison d'être de notre université ». Partant de ce principe, il a été jugé préférable de donner la qualité d'ayant cause du récipiendaire décédé sous l'angle du prix non pas aux héritiers de ce dernier, mais à des étudiants en droit.

Il a donc été décidé d'octroyer 100 bourses, à raison de 10 000 dollars par étudiant, réparties comme suit : 20 bourses à une promotion de 20 étudiants portant le nom de « promotion Henri Batiffol » ; – 20 bourses à une deuxième portant le nom de « promotion Jean Carbonnier » ; 20 bourses à une 3e portant le nom de « promotion Abdel Razzak al-Sanhoury » ; 20 bourses à une 4e portant le nom de « promotion Paul Roubier » ; 20 bourses à la 5e portant le nom de « promotion Émile Tyan ».

Pour mémoire

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L’ambre libanaise à l’honneur | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

18-4-2013-L'ambre libanaise à l'honneur

Quelque 55 scientifiques de 22 pays et de divers domaines tiennent actuellement au Liban leur sixième Congrès international sur les insectes fossiles, les arthropodes et l'ambre. Ce congrès, organisé environ tous les trois ans, a lieu à Jbeil depuis le 14 avril et se clôture aujourd'hui à la faculté des sciences de l'Université libanaise (UL) à Fanar, sur le thème de l'ambre libanaise. L'évenement est organisé par l'UL, la municipalité de Jbeil et la Société internationale de paléoentomologie (IPS).
Les experts présents au congrès, venus des cinq continents, ont exposé durant ces cinq jours les avancées dans leurs recherches. À savoir que l'on considère l'ambre comme étant un précieux atout pour étudier la faune d'antan et son évolution à travers les âges, étant donné que l'insecte y est parfaitement préservé et observable en trois dimensions, contrairement aux organismes fossilisés. D'où l'explosion de cette discipline ces vingt dernières années.

Le congrès, dans sa dernière partie qui se tient aujourd'hui à Fanar, devra mettre l'accent sur la particularité de l'ambre que l'on trouve au Liban et qui est, selon ce que nous ont assuré plusieurs experts, notamment le Pr Dany Azar, entomologiste et paléontologiste, « la plus ancienne au monde dans laquelle des insectes ont été trouvés ». Un réel trésor national méconnu, mis à l'honneur au cours de ce congrès international.
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mardi 16 avril 2013

Polémique autour du sanctuaire des tortues de mer au Liban-Sud | À La Une | L'Orient-Le Jour

http://www.lorientlejour.com/article/810299/-polemique-autour-du-sanctuaire-des-tortues-de-mer-au-liban-sud.html
16/4/2013- Polémique autour du sanctuaire des tortues de mer au Liban-Sud | À La Une | L'Orient-Le Jour

Deux fois par an, une partie de la plage de Mansouri, près de Tyr (Liban-Sud), est le théâtre d'un fabuleux ballet entre terre et mer. Lors du premier acte, des tortues de mer viennent creuser le sable de la plage pour y pondre des dizaines voire des centaines d'oeufs. Quelques mois plus tard, deuxième acte : de petites tortues s'extirpent de leurs oeufs pour se ruer, véritable course contre la montre et les prédateurs, vers la mer.

 A Mansouri, ces tortues ont un ange gardien, Mona Khalil, qui, il y a une douzaine d'années, a fondé la "Orange House".

Maison familiale, la "Orange House", qui se trouve à quelques mètres seulement de la plage, a été transformée en gîte écologique, dont les bénéfices servent à financer les activités de préservation, sur une bande de 1,4 kilomètre de plage, des espèces marines en général, et des tortues de mer en particulier, car ce bandeau de sable est leur lieu de ponte. Protéger cette zone est d'autant plus important que la tortue marine est, à travers le monde, une espèce particulièrement menacée, parfois d'extinction.

 Les activités de préservation consistent en des patrouilles quotidiennes pour nettoyer les plages des sacs en plastique (avec lesquelles les tortues risquent de s'étouffer) et autres déchets, la mise en place de barrières pour préserver l'habitat des tortues, la création d'incubateurs de nids destinés à les protéger des prédateurs naturels.

 Il y a quelques jours, Mona Khalil a tiré la sonnette d'alarme. En cause, un projet d'aménagement touristique de la plage exécuté par la municipalité de Mansouri qui, selon elle, menacerait le sanctuaire. Or la destruction du sanctuaire aurait un impact dramatique pour les tortues, car elle reviennent toujours pondre à l'endroit où elles sont nées.

 Au delà de la question du lieu de ponte, les jeunes tortues sont particulièrement vulnérables, aussi bien face aux prédateurs naturels qu'à la pollution, il s'agit donc de les protéger. Adultes, les tortues ont besoin de calme pour pondre, ce qui leur est assuré sur la plage de la "Orange House".

 Un projet touristique sur la plage de Mansouri serait-il dès lors sans risques pour la survie des tortues de mer? Contacté par Lorientlejour.com, le président de la municipalité de Mansouri, Hassan Khachab, assure que la municipalité fait de son mieux pour préserver le littoral ainsi que les lieux de ponte des tortues dans la région.

"Le projet n'a pas commencé, il s'agit uniquement d'élargir l'espace réservé aux voitures pour accueillir plus de gens. Nous voulons renforcer le tourisme dans notre village", explique le responsable, qui précise que le terrain que la municipalité souhaite exploiter "appartient au ministère des Finances, il s'agit de parcelles que la municipalité a le droit d'utiliser".

 Selon lui, l'affaire a été exagérée par Mona Khalil "avec qui nous avons pourtant coopéré à plusieurs reprises", souligne-t-il. "Nous sommes conscients de l'importance des lieux de ponte des tortues et de la protection de ce site", insiste encore le président de la municipalité.

 Mona Khalil étant injoignable, Lorientlejour.com a contacté le directeur de l'ONG "Society for protection of nature in Lebanon" (SPNL), Assaad Serhal, qui s'est rendu samedi dernier avec une équipe à Mansouri. Selon lui, un projet touristique a bel et bien été approuvé par la municipalité, et les parcelles de terrain sur lesquelles le projet serait envisagé sont privées.

Pour M. Serhal, Mona Khalil craint que le projet touristique ne s'étende jusqu'à la zone déclarée "hima" (site protégé) il y a quelques années par la municipalité de Mansouri elle-même. Cette déclaration est d'ailleurs la meilleure arme de la fondatrice de la "Orange House" pour la protection de la plage et des tortues de mer.

"L'affaire semble pour le moment être réglée entre les deux parties. Sur le terrain, tout semble dans l'ordre", indique néanmoins l'activiste, saluant en Mona Khalil "une femme qui milite mais aussi oeuvre pour le changement et pour la préservation de l'environnement et dont les efforts devraient être reconnus."       

 L'affaire est-elle définitivement réglée ou simplement suspendue?

Une commission du ministère de l'Environnement devrait prochainement enquêter sur le terrain et se prononcer sur ce dossier.  

 "Cette affaire peut resurgir à tout moment, déplore Karim Habet, un amoureux de la nature au fait du dossier. "Pour ne pas risquer la disparition, ce site devrait être déclaré réserve naturelle et donc relevant de la responsabilité de l'Etat, qui est censé protéger le patrimoine libanais".

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vendredi 5 avril 2013

« Tout au long de leur histoire, les maronites se sont construits par la terre. »

UMazraat al-toufah, Qadisha, BrouMana, Beit-Mery (liban) De notre envoyé spécial
ne route sinueuse dans la montagne ; le soleil qui filtre entre les arbres verts. Au volant de son 4×4, Ribel Elias sourit derrière sa paire de lunettes
opaques. Comme chaque semaine, le jeune ingénieur de 27 ans retourne à Mazraat Al-Toufah, le village de son enfance, dans le nord du Liban. En arabe, ce nom signifie : « la ferme des pommiers ». Un lieu enchan- teur, loin de l’agitation beyrouthine, où ses
parents vivent toujours. À peine stationné, le voilà assailli par un oncle, puis par un ami ; dans cette localité de 400 âmes restée très traditionnelle, tout le monde se connaît. Sur la place du village, Ribel se recueille un instant dans la modeste église de pierre où il a épousé Éliane un an plus tôt. Depuis, le couple s’est installé à Byblos, une station balnéaire cossue, à plus de 60 km de là. Mais Ribel avoue que son village lui manque, une privation dont il n’hésite pas à faire une lecture spirituelle : « Tout au long de leur histoire, les maronites se sont construits par la terre, analyse-t-il, lui qui se passionne pour l’héritage de ses ancêtres. Notre destinée s’enracine dans ces mon- tagnes, ce qui explique l’humilité, la sim-
plicité de notre théologie et de notre liturgie. Le secret de la spiritualité maronite réside dans ce rapport à la terre. »
À en croire Ribel,
si l’Église maronite
traverse au-
jourd’hui une pé-

riode de doute, c’est
précisément parce
que beaucoup ont
délaissé leurs villages au profit des grandes villes.
« Certains vont jusqu’à vendre leurs propriétés pour acheter une voiture », dé- plore le jeune maronite, qui ne conçoit pas de les imiter un jour. Cet amour de la terre, comment l’expliquer ? ppp
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« Tout au long de leur histoire, les maronites se sont construits
par la terre. »
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mardi 2 avril 2013

Fwd: L’origan, une plante aux mille et une vertus | Santé Liban | L'Orient-Le Jour


Objet: L'origan, une plante aux mille et une vertus | Santé Liban | L'Orient-Le Jour

À vot' santé ! « À vot' santé ! » est une rubrique mensuelle qui aborde les bénéfices thérapeutiques d'une plante du Liban. Celle-ci peut être consommée de différentes façons et ne remplace en aucun lieu un traitement médical. La rubrique est réalisée en collaboration avec Marc Beyrouthy, enseignant-chercheur à la faculté des sciences agronomiques et alimentaires de l'USEK. Site Web : www.marcbeyrouthy.com ; Twitter : @MarcBeyrouthy

Origanum syriacum, l'origan, ou l'hysope de la Bible, est une plante aromatique et médicinale poussant à l'état sauvage au Liban. L'origan et la sauge (Salvia fruticosa) sont les deux plantes le plus utilisées et cueillies par la population libanaise, au point que le ministre de l'Agriculture a publié le décret 1/179 dans le but de contrôler la collecte et la vente de ces deux espèces. Ainsi, il est autorisé de cueillir l'origan uniquement entre le 1er juin et le 30 octobre, sous peine d'amende.
L'origan appartient à la famille des lamiacées. Son nom latin Origanum dérive de « oros », c'est-à-dire montagne, et « ganos », c'est-à-dire joie, ce qui veut dire « qui aime la montagne ».

Au Liban, il existe neuf autres plantes nommées za'atar ou zouba'. Elles appartiennent toutes à la famille des lamiacées. Seules trois d'entre elles sont des origans. D'un point de vue botanique, même la marjolaine (al-mardakouch) est un origan. En effet, le nom oregano est donné à diverses plantes dont l'odeur est à base de thymol (comme le thym) et de carvacrol. Ce qui est vendu sous le nom d'origan séché dans le commerce n'est pas nécessairement de l'origan, diverses autres plantes à saveur comparable lui étant souvent substituées (thym, sarriette, lippia, etc.). À moins que le nom latin ne figure sur l'emballage, il est très difficile de savoir à quelle plante on a réellement affaire.
Plante mellifère, vivace et ornementale, l'Origanum syriacum peut très facilement être cultivée en pot, en bac à fleurs, voire en plein sol. Cette plante ne craint pas les maladies. Si le sol est toutefois mal drainé, les racines pourriront. L'origan se multiplie très facilement, par division de touffes au printemps, mais aussi par semis ou bouturage des jeunes tiges. Il est aussi d'usage d'utiliser une macération d'origan en agriculture biologique, pour lutter contre plusieurs insectes nuisibles.
Connu pour aromatiser les pizzas, les plats de viandes et de poissons, ou même le fattouche, il est surtout associé au sumac, au sésame et à l'huile d'olive, pour obtenir la célèbre mankouché libanaise. Les feuilles vertes sont également mangées en salade avec de l'huile d'olive, du citron et du sel.
Au Liban, le za'atar est réputé pour être un apéritif, un spasmolytique, un antitussif, un expectorant et un stimulant de la mémoire. C'est d'ailleurs pour cette dernière raison que les élèves sont encouragés à en manger la veille des examens. Il possède en outre des propriétés antiseptiques et antioxydantes qui en font un remède reconnu en phytothérapie. Des études récentes menées au Liban ont montré que l'origan est aussi une source riche en acides gras et certains minéraux.
L'huile essentielle d'origan (déconseillée pendant la grossesse) est réputée pour être un antiseptique très puissant, recommandée pour tout type de rhume ou grippe, mais c'est aussi un remède contre les douleurs spasmodiques, la fatigue et le stress.
Il faut cependant garder à l'esprit que l'origan contient de la vitamine K. De ce fait, les personnes qui prennent des anticoagulants doivent consulter leur médecin.

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dimanche 31 mars 2013

Ressusciter le patrimoine architectural libanais... en miniatures | À La Une | L'Orient-Le Jour

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/807744/Ressusciter_le_patrimoine_architectural_libanais...__en_miniatures.html
Ressusciter le patrimoine architectural libanais... en miniatures | À La Une | L'Orient-Le Jour

Dans le fracas des marteaux piqueurs, la ronde des bulldozers et le ballet aérien des grues, Beyrouth se transforme : les petites maisons aux toits rouges, qui faisaient autrefois le charme de la capitale libanaise, sont rasées l'une après l'autre, cédant la place à des tours vertigineuses qui poussent comme des champignons. Face à ce « massacre » orchestré en toute légalité, en raison de l'absence d'une politique publique pour la sauvegarde de l'architecture patrimoniale, un jeune sculpteur libanais ose encore rêver.
Depuis son appartement à Dekouané, Anwar Hassan, 35 ans, tente, du bout de ses dix doigts, de ressusciter ces petits joyaux de maisons... par la miniature.

« Comme nous sommes incapables de sauver ces vieilles maisons traditionnelles de la destruction, nous pouvons au moins, avec ces miniatures, préserver leur mémoire, comme des pièces d'antiquités », explique Anwar. Ses modèles, réalisés à l'échelle 1/50e, respectent tout le raffinement des maisons ancestrales jusque dans les moindres détails : forme générale en cube, triple arcade, toit de tuiles rouges à quatre versants, balcon, jardin et arrière-cour.
Pour encore plus d'authenticité, Anwar utilise des matériaux naturels, à base de pierre, de sable, de terre et de bois, pour la réalisation de ses maquettes.

 


Photo Anwar Hassan

 

Des maisons mal entretenues ou abandonnées
« Pour moi, il ne s'agissait pas de copier des modèles déjà existants de maisons individuelles traditionnelles, explique Anwar. Je me suis évidemment inspiré de leur style architectural, mais leur conception est tout à fait originale. » « J'ai voulu aussi ajouter des éléments modernes, comme une voiture à l'entrée et des lampes électriques à l'intérieur, pour leur redonner vie et les adapter à notre époque contemporaine, ajoute-t-il. Malheureusement, le peu de ces maisons qui existent encore dans la montagne ou dans les villes sont soit abandonnées, soit mal entretenues, comme si elles ne pouvaient pas être compatibles avec la modernité... ».
La lutte pour la sauvegarde du patrimoine est passée à la vitesse supérieure après la guerre civile. En 1996, l'ancien ministre de la Culture Michel Eddé ordonne le gel de la démolition de 1 016 maisons beyrouthines répertoriées par l'Association pour la protection des sites et anciennes demeures au Liban (Apsad). Cette décision louable a pourtant des effets pervers. Effrayés par le volontarisme du ministre, plusieurs propriétaires, redoutant de voir leur maison classée, s'empressent de détruire les bâtisses pour vendre leur terrain à des promoteurs immobiliers.
Dix ans plus tard, le gouvernement propose au Parlement un nouveau projet de loi pour sauvegarder les bâtiments anciens, mais le projet reste lettre morte. Selon l'association Save Beirut Heritage, en 1986, 2 400 maisons beyrouthines étaient inscrites sur la liste nationale du patrimoine à préserver. En 2012, il ne reste plus que 240 maisons sur cette liste, des dizaines de bâtisses ayant été sorties de la liste ou détruites.

 


Photo Anwar Hassan

Le contact avec la nature sacrifié
Originaire de Aatrine, un petit village du Chouf, au sud-est de Beyrouth, Anwar dit avoir eu l'idée de créer ces miniatures à son retour de Dubaï où il a vécu pendant sept ans. « J'ai été très choqué par l'ampleur des démolitions à Beyrouth, confie le jeune homme. Le patrimoine architectural a été complètement sacrifié au profit d'immeubles de luxe hors de prix et les quelques espaces verts qui restaient ont complètement disparu. C'est comme si les Libanais avaient perdu le contact avec la nature qui fait toute la beauté de leur pays. »
Pour Anwar, le gouvernement n'est pas l'unique responsable de cette « tragédie ». « Il y a certes un problème d'aménagement urbain au Liban, mais tous les Libanais sont à blâmer pour la disparition de notre patrimoine, dit-il. Ils préfèrent payer plus d'un demi-million de dollars américains pour vivre dans de petits appartements, comme en prison, alors qu'ils peuvent aisément, avec 60 000 dollars, construire leur propre maison individuelle traditionnelle. »
Avec déjà près d'une dizaine de miniatures à son actif, le jeune sculpteur espère en faire une exposition « pour sensibiliser le public à l'importance de préserver notre richesse architecturale ».
Passionné par l'histoire et le patrimoine, Anwar compte aussi se pencher sur les « quartiers traditionnels » de Beyrouth, comme Gemmayzé, Monnot ou Mar Mikhaël. « Ce n'est plus une question d'une ou de deux vieilles maisons qui disparaissent de temps à autre, explique-t-il. C'est tout un quartier qui est défiguré, toute une mémoire effacée... ».

Pour plus d'informations sur les œuvres d'Anwar, visitez la page Facebook « Lebanese traditionnal houses » ou le groupe « Artotchka » .

Pour mémoire

Regard sur l'héritage architectural à travers « Les balustrades de Beyrouth »

Mauvais présages pour le patrimoine libanais, l'opinion du professeur Naji Karam

Les grandes dates de l'histoire architecturale du Liban, par Gebran Yacoub

« Le patrimoine n'est pas forcément religieux, ni permanent, ni ancien... »


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dimanche 24 mars 2013

Document de Gallica

Veuillez trouver ci-joint la référence et adresse url du document de Gallica que vous avez sélectionné ou qu'une autre personne a sélectionné pour vous.
Mission de Phénicie. PLANCHES / dirigée par M. Ernest Renan,...


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mercredi 20 mars 2013

Liban : Le patrimoine en situation dramatique - Dr. Naji Karam - Libnanews | Libnanews

Liban : Le patrimoine en situation dramatique – Dr. Naji Karam

Musée National de Beyrouth - Façade principale - Par François el-Bacha

Musée National de Beyrouth – Façade principale – Par François el-Bacha

D'aucuns nous demandent pourquoi dépensons-nous autant d'énergie à défendre le patrimoine libanais alors que le pays dérive dans l'œil d'un cyclone géant qui risque d'emporter et le pays et ses occupants ?

La réponse réside dans l'importance même du patrimoine. Il est utile de rappeler que le patrimoine est « toute production matérielle, intellectuelle et spirituelle d'un peuple déterminé sur une terre déterminée ». En d'autres termes, le patrimoine constitue le lien organique entre le peuple producteur et sa terre. Il représente par le fait même la mémoire collective et l'identité de ce peuple.  Donc, respecter un patrimoine relève du respect de celui qui l'a produit. Respecter un patrimoine signifie tout simplement accepter l'Autre. Inversement, quand on détruit un patrimoine on prouve bien qu'on rejette l'Autre et qu'on cherche à le déraciner définitivement de sa propre terre.

C'est dans le cadre du rejet de la civilisation bouddhiste qu'on peut inscrire la destruction des statues géantes de Bouddha en Afghanistan. Les Talibans, mus par une haine terrible pour tout ce qui ne correspond pas à leur idéologie obscurantiste n'ont pas hésité à plastiquer les colosses appartenant au patrimoine de l'humanité. Pour les mêmes raisons, les Djihadistes du Mali ont saccagé et brûlés les mosquées classées « monuments historiques » dans le nord du pays. C'est aussi dans le cadre d'une « Apartheid », toujours impunie voire soutenue par les grandes puissances, que les Israéliens détruisent, lentement mais systématiquement, les monuments chrétiens et musulmans, en vue de réaliser « l'Etat Juif. » Leur prochaine cible serait, selon les agissements des « archéologues » hébreux, la grande mosquée d'Al Aqsa à Jérusalem.

Quant au patrimoine libanais, son sort n'est malheureusement pas meilleur. Nous y insistons sans aucune exagération. Rappelons quelques faits qui se sont succédé en moins de 12 mois :

-          L'installation portuaire phénicienne à Mina el Hosn et qui était déjà inscrite sur la Liste d'Inventaire des Sites et Monuments Historiques, a été déclassée et détruite à la hâte, malgré les conseils de l'UNESCO et de l'ICOMOS, et malgré les rapports de neufs spécialistes français, anglais, polonais, grecs et libanais. Le classement et le déclassement du site sont parafés par le même « archéologue responsable »

-          L'hippodrome de l'époque romaine, « l'un des plus importants de l'Empire Romain et conservé à plus de quatre- vingt pour cent » d'après « l'archéologue responsable », a été cédé à un particulier pour en enlever la Spina et décorer le hall de son immeuble. Le projet est parafé par le même « archéologue responsable ».

-           Tyr : le ministère des travaux publics a ordonné l'arrêt des travaux dans un immeuble qu'on construisait illégalement dans l'enceinte même du port antique de la ville, mais les responsables chargés de protéger notre patrimoine ont décrété qu'on pouvait poursuivre les travaux « parce que le bâtiment se construit sur une dalle en bêton ».

-          La maison d'Amin Maalouf : classée « monument historique » en juin 2012, elle est déclassée six mois après par les mêmes responsables et livrée aux marteaux piqueurs. C'est hilarant !

-          Une société privée pratique des fouilles archéologiques à Beyrouth, dans l'illégalité totale, et arrache un site par mois en moyenne, sans aucune publication scientifique. Tout cela sous une couverture officielle.

-          La liste est longue….

Pourquoi donc cet acharnement contre le patrimoine libanais ?

L'incompétence ? Certes ! Mais pas seulement. Preuve en est le délire qui  caractérise, depuis quelque temps, le comportement des responsables. Non contents de se boucher les oreilles, ils cherchent par tous les moyens à faire taire les voix qui défendent le patrimoine et leur réclament des comptes. Tous les actes d'intimidation (plaintes et menaces) ne suffiront pas pour nous empêcher d'attirer l'attention sur la situation dramatique que subit notre patrimoine. Il s'agit de notre identité, de nos racines et de notre mémoire collective. Nous avons l'intention d'aller devant les tribunaux et nous continuons à appeler, encore et encore, à la création d'une commission d'enquête parlementaire. Notre droit le plus élémentaire est de savoir pourquoi des responsables chargés, au nom du peuple libanais, de protéger notre patrimoine, sont en train de le détruire.

Dr Naji Karam
Professeur d'archéologie phénicienne
Ancien chef du Département d'Art et d'Archéologie (UL II)


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jeudi 14 mars 2013

Tourisme et voyage : le Liban avance d’une place dans le classement mondial de la compétitivité | Économie Liban | L'Orient-Le Jour

Tourisme et voyage : le Liban avance d'une place dans le classement mondial de la compétitivité | Économie Liban | L'Orient-Le Jour
Selon le dernier classement du Forum économique mondial (FEM) sur l'indice de la compétitivité des secteurs du tourisme et du voyage (T&T), le Liban est arrivé à la 69e place parmi 140 pays et à la 18e position parmi 34 pays à revenus moyens-supérieurs (PRMS) inclus dans l'étude. « Le Liban a ainsi gagné une place dans le classement mondial, indique le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi qui cite ces chiffres, tandis que sa performance régionale est resté inchangée par rapport à 2011 ».
Dans le monde, le secteur duvoyage et du tourisme libanais a ainsi été considéré par le Forum économique mondial comme plus compétitif que l'Indonésie et le Maroc, mais s'est placé après la Géorgie et la Jamaïque.
« Le Liban adopte une attitude très positive à l'égard des voyageurs étrangers, a indiqué le FEM, il possède en outre de nombreuses richesses culturelles dont cinq sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco et plusieurs industries créatives. » Par ailleurs, le Forum économique mondial a considéré que les infrastructures touristiques étaient bien développées mais que le Liban devait améliorer son réseau de transports et la sécurité générale.
L'indice de la compétitivité du secteur du voyage et du tourisme se penche sur la manière dont les pays encouragent le développement de ces deux secteurs moteurs de croissance économique.
Il évalue notamment les politiques et mesures mises en place pour développer l'attractivité des différents pays inclus dans l'étude. L'indice est calculé sur la base de trois variables, divisées à leur tour en trois sous-indices que sont : le cadre réglementaire des T&T, l'environnement des affaires et ses infrastructures et le sous-indice relatif au capital humain, culturel et les ressources naturelles du pays.
Le premier sous-indice prend en compte des éléments relatifs aux politiques et généralement sous la compétence du gouvernement. La seconde catégorie se base sur des indicateurs les infrastructures physiques du pays, facilitant ou pas le développement des secteurs des T&T. Enfin, le troisième sous-indice s'attache à évaluer les ressources de chaque pays en matière de capital naturel.
Rappelons que le Conseil mondial du voyage et du tourisme (World Travel & Tourism Council, en anglais WTTC) avait récemment estimé que la contribution directe de cette industrie à l'économie libanaise atteindrait 4,1 milliards de dollars en 2013, ce qui représente une hausse de 1,8 % par rapport à 2012. Rappelons que l'industrie du tourisme et du voyage a constitué 9,3 % du PIB en 2012, une part qui diminuerait légèrement à 9 % en 2013, toujours selon les mêmes sources.
Plus en détail, la contribution totale du voyage et du tourisme au PIB libanais (en incluant les effets provenant des investissements et les revenus générés) a été de 11,1 milliards de dollars en 2012 (25,1 % du PIB) et devrait augmenter de 2,3 % pour atteindre 11,4 milliards de dollars (24,5 % du PIB) en 2013.



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mardi 19 février 2013

Mauvais présages pour le patrimoine libanais

Mauvais présages pour le patrimoine libanais

De mauvais présages nous font craindre le pire.
Le premier mauvais présage est le retour de Hans Curvers ; cet archéologue (?) hollandais n'est autre que le théoricien de « l'archéologie par le vide » ou encore «l'archéologie du bulldozer» (voir : Archeologia, ou notre livre : Beyrouth, l'histoire qu'on assassine). Quant on fait revenir, avec l'approbation de la DGA, celui qui a été embauché par Solidere pour fouiller plus de cent cinquante sites au centre-ville et les juger inutiles ou sans intérêt, il y a lieu de se poser des questions.
Le deuxième présage se reflète dans la série d'articles qui apparaissent périodiquement comme annonciateurs d'une catastrophe imminente. Nous pensons tout particulièrement aux articles publiés dans L'Orient-Le Jour le 18 et le 23 septembre 2012 (Les vestiges archéologiques du centre-ville de Beyrouth) par celui qui fut, des années durant, le parrain de Hans Curvers. L'ancien «chef du département d'archéologie à Solidere» nous soumet comme une évidence «le credo des instances culturelles internationales, à savoir: l'architecture est le seul art qui détermine l'évolution d'un peuple ou d'une nation et que l'on ne peut arrêter cette évolution, surtout dans l'essor des grandes villes».
Qui sont ces «instances internationales»? Qui est le «père» de ce «credo»? Quelles sont les références de l'auteur? À quoi servent donc tous ces musées dans le monde entier?
Il ne s'agit en réalité que d'affirmations gratuites ou d'une pseudothéorie qui ne trahissent d'ailleurs pas la ligne suivie par Solidere depuis le début des fouilles archéologiques à Beyrouth. Mais pour compléter le tableau, l'auteur de ces articles tente de nous faire accepter sa deuxième pseudothéorie, à savoir : il n'est pas nécessaire de préserver des sites archéologiques dans le tissu urbain, car ils se transforment en trous d'ordures. Autrement dit, il nous conseille de nous débarrasser de tous les témoins de ce que son «credo» considère comme «le seul art qui détermine l'évolution d'un peuple...». Les temples de Jupiter, de Bacchus et de Vénus «déchirent» le tissu urbain de Baalbeck, le Tell phénicien «défigure» la façade de Solidere, le Quartier phénicien «se transforme en décharge publique» et les sites de Tyr divisent la ville en deux grands quartiers. Débarrassons-nous donc de ces monuments «indésirables». Le ministre de la Culture s'est déjà débarrassé de l'installation portuaire phénicienne de Mina el–Hosn, a réalisé «l'exploit» de céder l'hippodrome à un particulier et ses bulldozers sont prêts pour arracher la basilique du Ve siècle qu'on vient de découvrir avec sa mosaïque rare de par sa beauté et son excellent état de conservation.
Le troisième mauvais présage c'est l'accélération du harcèlement pratiqué par le ministre envers les employés de la DGA et les personnes qui défendent le patrimoine. On supprime le tiers du salaire d'une employée qui refuse de violer la loi, on menace une autre de mutation, un troisième de rupture de contrat. Surréalisme?
Tout cela relève d'une phobie caractérielle envers le patrimoine et envers ceux qui tentent de sauvegarder ce qu'il en reste. Tout cela fait que notre archéologie passe par une phase désastreuse. Toutes les lignes rouges sont franchies et plus rien n'arrête le ministère et ses «académiciens». J'en appelle à tous les hauts responsables de l'État. Il est très urgent de créer une commission d'enquête parlementaire. Aucun responsable, aucun citoyen n'a le droit de voir périr notre identité et de regarder ailleurs. Mais tout Libanais a le droit de savoir pourquoi tout cet acharnement contre notre patrimoine et pourquoi on ne fait rien pour stopper le massacre.

Dr Naji KARAM
Professeur d'archéologie phénicienne
Ancien chef du département d'art et d'archéologie Université libanaise

Source:L'Orient Le Jour 19/2/2013


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mardi 22 janvier 2013

promotion des recherches academiques au centre de l'Orient Chretien a l'USJ - Annahar 21/1/2013 - c

تعزيز البحوث الأكاديمية في مركز الشرق المسيحي في اليسوعية أبو جودة: مهمته التنقيب عن التراث وإبراز مضمونه الغني

تربية و شباب

أبو جوده خلال حديثه لـ"النهار".

يطرح مركز الشرق المسيحي للبحوث والمنشورات التابع لكلية العلوم الدينية في جامعة القديس يوسف في مؤتمره الدولي عن "خطاب الجماعات المسيحية  في الشرق الأوسط في زمن الأزمات" اسئلة رئيسية أضحت فاضحة في أعقاب الربيع العربي، وهي حال الإرتباك والتضارب الملحوظ  في الخطاب المسيحي. 

يرعى رئيس الجمهورية ميشال سليمان إفتتاح هذا المؤتمر الساعة 4،30 بعد ظهر الخميس 24المقبل ويستمر إلى السبت 26 الجاري وذلك في قاعة  فرنسوا باسيل في حرم الإبتكار والرياضة في طريق الشام بمشاركة خبراء وأكاديميين ورجال دين محليين ودوليين، وفي مقدمتهم رئيس الجامعة الأب سليم دكاش اليسوعي، ورئيس إدارة شؤون الأديان في وزارة الخارجية الفرنسية الدكتور جوزف مايلا والمفكر الفرنسي الدكتور أوليفيه روا ورئيس المعهد الملكي للدراسات الدينية في الأردن الدكتور كامل أبو جابر ممثلاً الأمير الحسن بن طلال ورئيس أساقفة حلب للكلدان المطران أنطوان أودو وراعي أبرشية بيروت للموارنة المطران بولس مطر، مدير مركز عصام فارس للشؤون اللبنانية الدكتور عبد الله بو حبيب وغيرهم. 

"التحديات الراهنة"

للمناسبة ، تحدث مدير المركز الأب صلاح أبو جودة لـ"النهار" عن أهمية المؤتمر الذي يأتي في "إطار مشروع أطلقناه رسمياً في نيسان من العام الماضي في ندوة عقدت في الجامعة". وإعتبر أن "فكرته أتت من ملاحظتنا وجود إرتباك وتناقض في خطاب المرجعيّات المسيحية الثقافية والدينية والسياسية في أثناء حدث الربيع العربي وفي أعقابه. وقال: "كانت الفكرة في أن ننكب على تحليل هذا الخطاب لنتبين خلفياته وعناصره ونتائجه، وبالتالي نساهم في توضيح مسألة ستساعد المسيحيين بلا شك في اعتماد خطاب منسجم مع غايتهم في العيش معاً مع مواطنيهم".
بكلمتين، رأى أبو جودة أن "هذا المؤتمر يمثل محطة مهمة في البحث، لأنه سيسمح لعدد من أصحاب التخصص في أن يعطوا رأيهم بهذه الظاهرة تبعًا لمحاور محددة مقررة مسبقاً: تاريخي، وديني وسياسي وثقافي، إضافة إلى محور "التحديات الراهنة" والمقصود بها أوضاع دول الربيع العربي".
ولفت إلى أنه" سيكون في المرحلة التالية التي ستشهد أيضًا بحوثاً ميدانية وتوثيق معلومات، ومن ثم عملاً تحليلياً. وبالطبع، سيكون في نهاية البحث الذي أتوقع أن يكون بعد سنتَين، ندوة تعرض فيها النتائج".
وحدد أبو جودة مهمات المركز الذي "أبصر النور" في كانون الثاني 2012 في أنه يتطلع إلى "التنقيب" في تراث الجماعات المسيحية وإبراز مضمونه الغني للرأي العام". أشار إلى "أن هذا المركز يدخل في إطار عمل مراكز البحوث في الجامعة الموزعة على مجمل كلياتها والتي تعمل دائماً على تطوير نفسها والحفاظ على مستوى علمي رفيع معترف به دولياً".
لكن أبو جودة، يعتبر أن "هذا المركز هو محاولة للحفاظ على العراقة والريادة اللتين طبعتا دور المسيحيين في الشرق لأن المركز تأسس بهدف مساعدة مسيحييي الشرق على فهم أنفسهم وفهم تراثهم ومحيطهم لكي يساهموا مع مواطنيهم في شكل أفضل في خدمة بلدانهم وتسيير شؤونها".
والأهم بالنسبة إليه، "التمسك بمبدأ المشاركة الفاعلة مع الآخرين، وتعزيز روح التضامن وحس المسؤولية المشترك بإزاء متطلبات التقدّم والخير العام".
على صعيد آخر، إنتقد لجوء البعض إلى إستخدام مصطلح الأقليات عند الإشارة إلى مسيحيي الشرق، معتبراً أن "مقاربتنا للجماعات الدينية، مسيحية كانت أو غير مسيحية، لا تتم انطلاقًا من حسابات عددية". وقال: "ينطوي التصنيف على تقسيم مجتمعي غير سليم لأنه لا يقوم على أساس أولوية الولاء للوطن وتفضيل الخير العام، بل أولوية الانتماء الديني". 
وعما إذا كان المركز سيغطي في المستقبل بحوثاً تقارب مواضيع إنسانية ودينية وحياتية خاصة بالجماعات المسيحية، قال: "إن الغاية من تأسيس المركز هي مساعدة مسيحيي الشرق على فهم أنفسهم وفهم تراثهم ومحيطهم، وتفترض في الوقت عينه مقاربة متعددة التخصصات، ومتعددة المواضيع". ويقول ببساطة: "نفكر في الوقت الحالي بعدد من المشاريع تشمل هذه النواحي ، ولكن الوقت لا يزال باكراً لعرضها".
لكنه شدد على أن تطور عملية البحوث تتخذ وجهة الاستفادة من المنهجيات والبحوث والدراسات التي جرت في الجامعات ومراكز البحوث الأخرى في لبنان والشرق والعالم عن الموضوع أو ما يشبهه أو يتصل بجانب من جوانبه المتعددة وصولاً إلى ايجاد خطة عمل متكاملة تجمع المقاربات المختلفة الضروريّة لإجراء البحث". 
ختاماً، أكد أبو جودة أن كيفية مقاربة موضوع تدريب الكوادر الجامعية لا ينحصر بكلية محددة بل يشمل الجامعة كلها. وبالنسبة إليه، إن كل طالب مؤهل بالتالي لكي يكون باحثًا وينمو في هذا المضمار، مشيراً إلى أنه "من الثابت أن متخرجين يبرعون في البحوث التي تسند إليهم في وظائفهم، أكان ذلك في لبنان أو في خارجه".

rosette.fadel@annahar.com.lb


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vendredi 18 janvier 2013

Fwd: [ZA130118] العالم من روما



البطريرك الراعي يفتتح متحف التراث اللبناني في مركز الأمانة العامة للمدارس الكاثوليكية

عين نجم, 18 يناير 2013 (زينيت) - إفتتح البطريرك الماروني الكردينال مار بشارة بطرس الراعي بعد ظهر اليوم الجمعة 18 كانون الثاني 2013 متحف التراث اللبناني في إحدى صالات مركز الأمانة العامة للمدارس الكاثوليكية في لبنان في عين نجم –بيت مري، بدعوة من الهيئة التنفيذية للأمانة العامة وحضور كل من: وزير الدفاع فايز غصن، وزير التربية والتعليم العالي حسّان دياب وزير الثقافة غابي ليون،النائب هاغوب بقرادونيان، العميد عبدو نجيم ممثلا مدير عام قوى الامن الداخلي اللواء اشرف ريفي، المطارنة سمير مظلوم، حنا علوان، كميل زيدان، بولس مطر، طانيوس الخوري، وزراء ونواب سابقين، الرؤساء العامين، الرئيسات العامات، رؤساء بلديات وفاعليات سياسية إجتماعية،عسكرية، دينية وثقافية.

بداية الإحتفال دخل صاحب الغبطة الى كنيسة جميع القديسين في المركز على وقع معزوفة دينية عزفتها ترحيبا فرقة الموسيقى في قوى الامن الداخلي، فرفع الصلاة داخلها ليتوجه بعدها الى المتحف ويبارك اقسامه الأربعة عشر التي تلقي الضوء على حقبات عدة من تاريخ لبنان أبرزها الحضارة الفينيقية والرومانية مرورا بالحقبة الإسلامية والعثمانية وصولا الى صالة بداية القرن العشرين. وقد جهّزت مؤسسة سمعان الخازن الإهدني المتحف بكل الآثار والمخطوطات التي تعود الى هذه الحقبات إضافة الى اقسام تخص شخصيات دينية وإجتماعية تاريخية من لبنان.

وألقى أمين عام المدارس الكاثوليكية في لبنان كلمة رحّب فيها بصاحب الغبطة والوفد المرافق والحضور شاكرا لغبطته تلبية الدعوة التي اعتبرها تثبيتا لشعار الشركة والشهادة والمحبة لتنشئة الأجيال الطالعة والعمل على نموها بالنعمة والحكمة والعلم. وأشار الى ان العلاقة التي تربط المانة العامة بالمتحف اللبناني ترتكز على ما تدعو اليه الكنيسة من خلال الحضور في كل نشاط انساني ليدوم لبنان ساحة للحوار بين الثقافات والحضارات ولتكون مؤسسات الكنيسة في خدمة هذا النشاط. وكانت المبادرة للتعاون مع مؤسسة سمعان الإهدني لتسهيل لتلامذة المدارس امكانية التعرف على بعض من ماضي لبنان العريق وعلى حضارات سادت ثم بادت. وأضاف "هذا ما دعوتم اليه غبطتكم في رسالتكم العامة الأولى عندما قلتم ان شعبنا متجذر في ارضه يقاوم الحاجة الى بيعها واغراءات الشراء فهو مدرك ان الأرض التي يملكها هي مرتكز وجوده في وطنه، عليها كتب تاريخه ومنها اتخذ هويتهوعليها ادى رسالته والرض ام تحتضنه وتربيه على القيم فبيعها خيانة لها ولما تمثله."

بدوره إعتبر الأب انطوان ضو الخبير المجمعي وأمين عام لجنة الحوار الإسلامي المسيحي في كلمة القاها ان صاحب الغبطة هو بمثابة منارة على جبل يخرج من ذخائره جددا وقدماء. وثمن مباركة غبطته وافتتاحه للمتحف الذي انشئ من اجل معرفة تاريخ لبنان عبر العصور. وقال"قرأت رسالتكم العامة الاولى، "شركة ومحبة"، وفيها عن استحداث مكاتب ثمانية في بكركي، بينها مكتب التراث والممتلكات الثقافية الذي يُعنى بالارشيف والمكتبة المركزية والمتحف لابراز معالم الكرسي البطريركية المارونية عبر التاريخ.

من وحي هذه الرسالة العامة الاولى، وطاعةً لارشاداتكم، قمنا بتأسيس هذا المتحف مؤمنين بأهمية المتحف البطريركي والوطني، الّا أنه على ضوء معايير العلم الحديث، نبقى بحاجة الى اقامة متاحف متخصصة وموزّعة في أماكن ومناطق عدّة من اجل المحافظةعلى التراث في بيئته الطبيعية، وتشجيع السياحة الدينية، والتكامل بين الخاص والعام، الى الدعوة الملحّة لكتابة تاريخ لبنان بروح علمي ووطني.

كما نفيد غبطتكم بمناسبة هذا الحدث الثقافي الوطني الكبير أننا أنشأنا، بالتعاون مع "مؤسسة البطريرك نصرالله صفير" متحفًا جديدًا للبطريرك الكردينال مار نصرالله بطرس صفير في مسقطه ريفون – كسروان. هذا المشروع سيبلغ التمام قريبًا بمباركة غبطتكم وافتتاح نيافتكم يا بطريرك الوفاء والمحبة الدي سمّيت سلفك البطريرك الدائم، وأنت تحوطه بكل احترام وإكرام في شيخوخته.

 بدوره رحب صاحب الغبطة بالحضور شاكرا كل من ساهم وعمل لإنشاء هذا المتحف ومثمنا خطوة إدراجه ضمن المنهج الرسمي لمادة التاريخ وتسجيله ضمن الفئة الولى في جمعية المتاحف العالمية. وقال:" ان اهمية المتحف تكمن في معرفة الماضي لحسن عيش الحاضر والتخطيط للمستقبل. ولابد من ذكر القول الشهير لأحد المفكرين  وهو اذا اردت ان تبيد شعبا اعمل على ان ينسى تاريخه واكتب له تاريخا آخر فيجهل ماضيه ويضيع حاضره، ولا يصوغ مستقبلا. هنا تكمن قيمة المتحف الذي يساعدنا على تربية اجيالنا على تاريخنا المجيد ومحبته. ان ما يجري في لبنان منذ العام 1975 ، وتداعيات الاحداث الجارية في العالم العربي ولا سيما في سوريا على لبنان، تدعونا الى معرفة هويتنا وثقافتنا اللبنانية التي تكونت عبر التاريخ. نحن نشهد نوعا ما كتابة تاريخ غير تاريخنا ، ونشهد ثقافة غير ثقافتنا اللبنانية تدخل شيئا فشيئا في مجتمعنا اللبناني. فلا بد من العودة الى هويتنا وثقافتنا ودورنا ورسالتنا." وتابع غبطته:" قيمة الإنسان في ما هو لا في ما يملك. ولذلك كل ما ينجزه الناس على كل المستويات انما يكتسب كمال قيمته عندما يبلغ الى مزيد من العدالة بين الناس والأخوة ونشر القيم الإنسانية والإجتماعية والوطنية ، والى انماء الشخص البشري انماء شاملا ، وانماء المجتمع بكل مقوماته. هذا هو النظام الطبيعي الذي اوجده الله من اجل تحقيق تصميمه الهادف الى خير البشرية والى مساعدة كل فرد في المجتمع على تحقيق ذاته ودعوته الشخصية والجماعية."

وأضاف غبطته:" امران يشغلان المجتمع اللبناني في هذه الأيام : القانون الجديد للإنتخابات وتزايد نزوح الإخوة السوريين والفلسطينيين من سوريا الى لبنان. الإثنان يثيران القلق حول ثقافة لبنان التي هي وحدها تخلصهكما سواه من الأمم والشعوب. هؤلاء كلهم تحميهم ثقافتهم عبر احداث التاريخ. أما ثقافتنا في لبنان فهي: الدولة البرلمانية الديمقراطية المرتبطة بميثاق الأمم المتحدة وميثاق الجامعة العربية وهو فيهما عضو من بين المؤسسين، احترام الشرعية الدولية والتعاون معها، ميثاق العيش المشترك بين المسيحيين والمسلمين بالمساواة في الحقوق والواجبات، المشاركة مناصفة في الحكم والإدارة لكون لبنان يعيش ويتحرك بجناحيه المسلم والمسيحي، عدم تبعية لبنان لأي بلد في الشرق او في الغربوالإنفتاح على كل الدول والتعاون معها من ضمن اصول القانون الدولي وحياده عن المحاور والأحلاف الإقليمية والدولية مع التزامه الكامل قضايا العدالة والسلام وقيمة الشخص البشري، ونبذ العنف والحرب والارهاب، اعتماد وتعزيز الحريات العامة وفي مقدمتها حرية الرأي والتعبير والعبادة والمعتقد واعتماد شرعة حقوق الانسان والتزام لغة الحوار والوفاق في حلّ النزاعات الداخلية. فان القانون الجديد للانتخاب يشكل احدى الوسائل الاساسية لحماية وتعزيز وتطوير هذه الثقافة اللبنانية.

وتابع غبطته: "ان استقبالنا للاخوة النازحين من سوريا واجب انساني نقوم به بكل طيبة خاطر وبكثير من التضامن، ولكننا نطالب الدولة اللبنانية ان تعرف من يدخل وكيف يدخل الى لبنان لكي لا تكون خدمتنا الإنسانية وبالاً على لبنان بسبب الفلتان الحاصل اليوم والذي يمكن ان يؤثر تأثيرا عميقا على المدى الطويل في ثقافتنا اللبنانية. ونطالب المتقاتلين في سوريا الكف بأسرع وقت عن هدم بيوتهم على رؤوسهم وقتل الارواح البريئة وهدم الحضارات، ولا يحق لأحد ان يعتدي على حياة اي انسان. كما نطالب الدول المحرّضة بالمال والسلاح والعتاد والأشخاص ان تكفّ عن التحريض على القتل والدمار. ونطالب الأسرة الدولية أن تتحمل مسؤوليتها وهي قامت - عبر منظمة الأمم المتحدة - من اجل السلام في العالم وحماية الدول والمواطن، وأن تعمل جاهدةً لوضع حد لهذه الحرب الدائرة في سوريا. فالمسألة هي مسألة انسانية في الأساس لمساعدة النازحين، ولكن ان نكتفي بارسال المال والمساعدات مع اكمال عملية الحرب فهذا مرفوض، وينبغي ان يوضع حد اليوم لا غدا لهذه الحرب الدائرة. فلا يجوز ان يتحول الموضوع من مسؤولية عن حرب مدمّرة الى قضية محض انسانية في لبنان نحن نعيشها من دون منيّة لأنه من طبيعة اللبنانيين انهم متعاطفون مع كل انسان وهذا ما فعلناه مع اخوتنا الفلسطينيين والعراقيين وسواهم حتى اليوم ولكن الموضوع ان يضعوا حدا لحرب لا يحق لاحد ان يتمادى فيها من اجل أية غاية في النفس، سياسية كانت أم اقتصادية. ونحن انما ندعو الى حماية غدنا الثقافي ولهذا نحن منشغلون تماما بقضية هذا النزوح وقضية انهاء الحرب في سوريا وقضية قانون انتخابي جديد من اجل حماية ثقافتنا اللبنانية لكي يستمر لبنان دولة تنير مجتمعها الشرقي والغربي

jeudi 10 janvier 2013

ICCROM - Les Libanais pour le Liban : quand le patrimoine culturel œuvre pour la paix

http://www.iccrom.org/fra/news_fr/2013_fr/events_fr/01_04courseLebanese-for-Lebanon_fr.shtml
ICCROM - Les Libanais pour le Liban : quand le patrimoine culturel œuvre pour la paix
3 – 15 décembre 2012

4 janvier. Du 3 au 15 décembre 2012, le cours « Les Libanais pour le Liban : quand le patrimoine culturel œuvre pour la paix » a réuni un groupe de professionnels bien décidés à faire la différence en termes de protection du riche et précieux patrimoine de leur pays.

Cette initiative, qui a bénéficié du soutien du Programme de réponse aux situations d'urgence culturelle (CER) de la Fondation Prince Claus, est une activité qui s'inscrit dans le suivi des Cours internationaux de l'ICCROM consacrés à l'aide d'urgence au patrimoine culturel en temps de conflit.

Quatorze professionnels représentant divers contextes et expériences (archéologues, architectes, restaurateurs, professionnels de l'armée, et volontaires de la Croix Rouge libanaise) se sont réunis pour un cours visant à apporter les connaissances fondamentales en termes de méthodologies et de compétences nécessaires en vue de garantir l'évaluation des dommages et les premières mesures à appliquer au patrimoine culturel en cas d'urgence, en s'appuyant également sur la formation d'une équipe réussie.

Le concept de patrimoine culturel, le cadre juridique de la Convention de La Haye, la réponse bien organisée de l'armée, de la protection civile, et de la Croix Rouge, sont autant de sujets que les participants ont pu discuter et à partir desquels ils ont acquis de nouvelles connaissances. La formation a porté sur l'estimation et l'évaluation du risque, l'analyse du conflit, la négociation et la médiation, sans oublier les stratégies à appliquer pour sauver les différents types de patrimoine culturel (mobilier et immobilier), ces thèmes étant illustrés par de nombreux exercices pratiques.

Durant la cérémonie de clôture du cours, S.E. M. Gaby Layoun, Ministre de la Culture du Liban, a remis aux participants un certificat. Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires impliqués dans la mise en œuvre de ce cours, ainsi qu'aux participants, en déclarant que la création d'une équipe constitue une grande étape vers l'engagement commun pour la protection du patrimoine culturel libanais.

Partenaires : la Fondation Prince Claus Fund, Biladi, l'Armée libanaise et la Croix Rouge libanaise.

 

mise à jour : 08.01.2013



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اكتشاف نقوش ورسوم داخل الشير الصّخري لكنيسة القديس يوحنا المعمدان في أميون

اكتشاف نقوش ورسوم داخل الشير الصّخري لكنيسة القديس يوحنا المعمدان في أميون

13 يوليو 2012 | 259 زيارة\زيارات

بقلم يارا يونس


أميون، الجمعة13يونيو2012 (ZENIT.ORG) .-جريدة النهار-نجمة سهل الكورة التي يتلاقى فيها التاريخ مع نفسه، تحمل في طيات أحيائها القديمة وكنائسها خفايا تاريخية غابت عن عيون الناس وحضرت في عيون أهلها.

تحضن أميون كنيسة النبي القديس يوحنا المعمدان، التي بنيت على الشير الصخري. هذا الشير الذي شهد اكتشافاً اثرياً للفنان نقولا العجيمي والمتمثل ببروز نقوش وطيور ضخمة على واجهته الخارجية اضافة الى اكتشاف رسوم وكتابات داخل الشير.
وفقاً لكتيّب صادر عن بلدية أميون، ان هذه الكنيسة، التي تعود الى الحقبة المملوكية، بنيت على طراز عقد، وتعلوها قبة على شكل قرميد مثمن الاضلاع، وفي اسفل كل منها نافذة.ولهذه الكنيسة ميزات عدة:أولاً تحوي55أيقونة، منها ما يعود الى القرن الثامن عشر، كما انها الكنيسة الوحيدة في أميون التي تتنوع  فيها الايقونات ما بين الملكية البزنطية والملكية اليونانية الحديثة والغربيّة، وكذلك تمّ احصاء حوالى ست مدارس فنية لتصوير الايقونات في هذه الكنيسة.

الشير الصخري 

أما الشير الصخري الذي بنيت عليه الكنيسة، فقد أثبت انه معقل لخفايا تاريخية. كثر يتساءلون عن معنى كلمة الشير، هي تعني الجرف الصخري الشاهق والذي ينطبق في شكل كامل على شير أميون. لكن اكثر ما يميز هذا المكان هو 26 تجويفاً صغيراً محفوراً في واجهة السفح المقعرّ للشير، هي عبارة عن مدافن تعود الى الحقبة الرومانية.
ووفقاً للبلدية إن هذه الفتحات او التجويفات، تمثّل نوافذ للغرف المحفورة في الصخر والبالغ عددها 26 نافذة. أما الغرف فبعضها متصل ببعض، والبعض الاخر منفرد، كما ان عملية التنقل في ما بينها تتم عبر فتحات لا يتعدى قطر بعضها 40 سم.
واظهرت دراسة حديثة للعجيمي وجود نقوش ورسوم ورموز بالالوان داخل هذه الغرف، وبعض تلك الرسوم شبيه بالرسوم البدائية لدى شعوب ما قبل التاريخ (أي أقدم من 0003 سنة قبل الميلاد، وربما أكثر بكثير)؛ وبعض النقوش الأخرى تمثل رؤوساً بشرية تعتمد نمطين فنّيين مختلفين، شبيهين بـ"النمط الفرعوني والنمط الرافد"، وفق العجيمي.
ويقول "دخلت هذه الغرف -الكهوف مرتين في العام 2008 و2011 بدعم من بلدية أميون التي اعتبرت ان دراسة كهذه ستعود بالمنفعة على البلدة بأكملها". ففي المرة الاولى لدخوله الغرف، في العام 2008، اكتشف رسوماً بدائية في داخله وتحتوي على الالوان، علماً أن الواجهة الخارجية للصخر تبدو محروقة اللون. ووجد ايضاً ثلاثة نماذج من الفخار: أبيض، أحمر، أسود محمر.
وفي المرة الثانية في العام 2011 دخل العجيمي الى المجموعة المؤلفة من 10 غرف، والتي يسهل التنقل بينها لدراستها دراسة تفصيلية، وخصوصاً الاشياء المرسومة على الجدران. وقد وجد على حائط احدى الغرف "بنك" محفور بالصخر، ويوجد فوقه على الحائط نوع من الاشكال التي رسمت او كتبت ببصمة اليد. ويذكر ان هذه هي المرة الاولى التي يتم اكتشاف كتابة باستخدام بصمة اليد". 
لكن وفقاً للبلدية فان أهم اكتشاف اثري قام به العجيمي هو اكتشاف نقوش بشرية وطيور ضخمة أثناء تشريحه فنيا للواجهة الخارجية للشير الصخري. ويقول العجيمي ان كبار السن في أميون كانوا يرون أن هناك نسراً كبيراً على الشير الصخري. وأثناء تشريحه الواجهة الخارجية للشير استطاع رؤية نوذج للنسر الذي تكلم عنه الكبار في السن على الجهة اليسرى من الشير.
وعلى ضوء اكتشافه النسر قرّر العجيمي التعمق اكثر في الواجهة الصخرية، مستنداً الى معلوماته ان الشعوب القديمة كانت تتخذ اعلى نقطة وتعتمدها في الرسم. فاتبع الطريقة المذكورة وأخذ اعلى نقطة من الشير الصخري للكنيسة، وتدرج بخط مستقيم فبانت نقوش مدمرة أو مشوهة لرجل لديه لحية ويحمل عصا بيده وسط الشير. وكان هذا أول اكتشاف بعد النسر. 
وباستخدام الطريقة ذاتها اكتشف العجيمي على الجهة اليمنى من الشير نسراً لديه رقبة طويلة  من المرجح ان يكون أحد النماذج النادرة لطائر الفينيق في لبنان.
يذكر ان العجيمي وثقّ ما رآه داخل هذه الكهوف بالصور، وقدّم ملفاً عن هذه الاكتشافات باسم بلدية أميون الى المسؤولة عن منطقة الشمال في المديرية العامة للآثار سمر كرم، الا انه لم يلقَ رداً حتى الساعة.

موقف البلدية 

من جهته، أكدّ رئيس المجلس البلدي في أميون جرجي بركات "اننا على اتصال بجامعة البلمند والسفارة الروسية للكشف على الاثار المطمورة في اميون، عقب اكتشافات الفنان نقولا العجيمي". كما اعرب عن فقدانه الامل بأن تبدي مديرية الاثار اهتماما بهذه الاكتشافات  بعد تسلمها الملف وعدم تلقي اي ردّ. 
وقال انه "لا مانع لدى المجلس البلدي والكنائس من أن يتم اعتماد هذه الاماكن مقاصد للسيّاح، لكن قيام مديرية الاثار بوضع اشارة على هذه الاملاك وعلى المناطق الاثرية يمنع أياً كان من التصرف بهذه الاماكن الاّ بموافقتها"، معتبراً ان تصرّف مديرية الاثار عبارة عن تكبيل لموضوع البحث عن هذه الآثار. 
واعلن عن توقيع عقد مع البولونيين قربيا للكشف على كنيسة مار فوقا وترميمها واكتشاف4أو5كنائس عقب موافقة مديرية الاثار ووزارة الثقافة على طلب البولونيين، مما قد يسهل موضوع التنقيب امام البلدية.



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Dr. Naji Karam : Notre patrimoine et l’absurde (Liban) - Libnanews | Libnanews

http://libnanews.com/2013/01/10/dr-naji-karam-notre-patrimoine-et-labsurde-liban/
Dr. Naji Karam : Notre patrimoine et l'absurde (Liban)

La maison de l'écrivain Amine Maalouf, aujourd'hui détruite. Crédit photo: Raja Noujaim.

La maison de l'écrivain Amine Maalouf, aujourd'hui détruite. Crédit photo: Raja Noujaim.

La phobie du patrimoine a atteint son paroxysme au sein même du ministère de la Culture.   Le monde à l'envers ? Oui ! Après avoir commis un crime impardonnable en détruisant l'installation portuaire phénicienne et en cédant l'hippodrome préservé à plus de quatre vingt pour cent à un particulier, on  aurait pu espérer  une quelconque accalmie de la part du ministre de la Culture et de son équipe de « génies ».  Mais son excellence ne chôme pas. Il continue à détruire un site en moyenne par mois, en utilisant un outil complètement illégal, en l'occurrence une société privée qui ne signe aucun contrat ni avec la Direction Générale des Antiquités ni avec l'entrepreneur.

Le dernier crime en date est la destruction de la maison du grand écrivain libanais Amin Maalouf. Le prétexte avancé par le ministre est aussi absurde que le crime lui-même : « il s'agit d'un immeuble récent et en ciment ». Donc on ne peut que mépriser ceux qui ont osé protester et ces  « ignorants et profanes » qui ont parlé de patrimoine. Avec son air cynique et méprisant monsieur le ministre ne s'est même pas rendu compte qu'il a atteint le summum de l'absurdité. Comme si la valeur d'une résidence ou d'une bâtisse réside dans son âge ou dans ses matériaux de construction !..  Ignore-t-il que l'Arche de la Défense construite à Paris sous François Mittérand est en ciment, et déjà considérée comme monument historique avec ses 250 000 visiteurs annuels ? Ignore-t-il que la Basilique de la Sainte Famille à Barcelone est déjà classée «Patrimoine de l'Humanité » alors qu'elle n'est toujours pas achevée ?

La maison d'Amin Maalouf a pris toute sa valeur parce qu'elle a été habitée par ce grand écrivain qui siège depuis quelques mois parmi les Quarante Eternels de l'Académie Française. Mais le ministre qui voit les choses d'en haut a, sur la Culture, un regard teinté de vert, et voit les monuments culturels mieux préservés parmi les déchets et débris de la décharge de Bourj Hammoud. Ainsi, notre patrimoine se voit traité avec une sauvagerie sans précédent par ceux qui sont chargés officiellement de le sauvegarder. N'est-ce pas l'absurdité même ?

Nous en appelons encore et encore aux plus hauts responsables, pour qu'ils nous débarrassent la Culture de ce désastre ravageur avant qu'il ne soit trop tard.

Mais à qui nous adressons –nous dans un pays où tout est absurde ?

Par Dr. Naji Karam
Professeur d'archéologie phénicienne
Ancien chef du Département d'Art et d'Archéologie (UL)

Libnanews


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jeudi 3 janvier 2013

Liban, la maison d'Amine Maalouf détruite | Libnanews

La maison de l'écrivain Amine Maalouf, aujourd'hui détruite. Crédit photo: Raja Noujaim.

La maison de l'écrivain Amine Maalouf, aujourd'hui détruite. Crédit photo: Raja Noujaim.

Triste nouvelle en ce début de l'année avec la destruction ce matin – par la filiale immobilière de la société Ketteneh – de la maison familiale de l'immortel Amine Maalouf à Badaro, dans la banlieue de Beyrouth, alors que l'espoir de voir sauver l'édifice se faisait fort en fin d'année dernière.

Cette nouvelle atteinte au patrimoine libanais intervient en dépit d'une première décision de conservation du bâtiment prise par le ministère de la culture le 22 juin dernier en raison de l'importance historique attachée à ce patrimoine.Ce même rapport soulignait l'importance architecturale de l'édifice, occupant une place à part dans le développement urbain de Beyrouth dans les années 40 et 50 et de la transition architecturale qui a suivi la fin du Mandat Français.

Cette même décision avait été remise en cause en octobre dernier dans un nouveau rapport de l'organisme public, qui démentait toute valeur à l'édifice sans explication quant à ce changement d'attitude de la part des autorités actuelles.

Le journal Al Akhbar, par la plume de Bassam Khantar, note d'ailleurs la similarité des méthodes utilisées dans la destruction de ce nouveau bâtiment avec l'affaire du port phénicien de Minet el Hosn, également détruit par la fièvre immobilière emparant la capitale libanaise, avec une nuance toutefois, le ministre actuel de la culture, Gaby Layyoun, se contredisant lui-même au lieu d'annuler les décisions de ses prédécesseurs.

Selon l'article publié par nos confrères d'Al Akhbar (arabe), la décision du ministre actuel de la culture serait également en contradiction avec l'avis des fonctionnaires de la DGA en charge du dossier

Joint par téléphone, l'activiste de l'APPL, Raja Noujeim présent sur place a appelé que la justice se saisisse du dossier et ouvre une information judiciaire afin d'éclaircir les circonstances de cette énième atteinte du patrimoine national.

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